Saint-Denis - Conseil général

Juliette la dugong est au Muséum d'histoire naturelle

  • PubliĂ© le 10 aoĂ»t 2012 Ă  12:00
Jeudi 9 Aout 2012
Présentation du  dugong par Jack Thiney et Sonia  Ribes

Avis aux passionnĂ©s de sciences. Le MusĂ©um d'histoire naturelle de Saint-Denis s'apprĂȘte Ă  enrichir sa collection d'animaux naturalisĂ©s grĂące Ă  Juliette, une femelle dugong. La sculpture de l'animal a Ă©tĂ© confiĂ©e par le conseil gĂ©nĂ©ral Ă  Jack Thiney, ancien taxidermiste au MusĂ©um national d'Histoire naturelle de Paris et spĂ©cialiste des grands mammifĂšres. La prĂ©sentation de la sculpture s'est tenue en avant premiĂšre ce jeudi 9 aoĂ»t 2012.

PĂȘchĂ©e, il y a cinq ans, dans le lagon de Mayotte puis rĂ©cupĂ©rĂ©e par la Brigade de la Nature OcĂ©an Indien, Juliette, une dugong femelle, s'apprĂȘte Ă  vivre une seconde vie au MusĂ©um d'histoire naturelle de Saint-Denis.

Ainsi, depuis trois semaines, chargé par le conseil général, Jack Thiney, ancien taxidermiste au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris et spécialiste de la taxidermie et de la sculpture des grands mammifÚres, travaille sur la naturalisation de l'animal. L'occasion d'initier à la technique de la sculpture le taxidermiste du muséum, Salim Issac ainsi qu'une technicienne du Natural History Museum de Victoria aux Seychelles, Juliette Zelime.

En effet, le dugong s'avĂ©rant difficile Ă  naturaliser, c'est la technique de la sculpture, Ă  sa dimension rĂ©elle et avec les empreintes de sa peau, qui a Ă©tĂ© privilĂ©giĂ©e, au lieu de la taxidermie, oĂč la peau de l'animal est posĂ©e au-dessus d'une structure. Une technique qui s'approche de la reconstruction, selon Jack Thiney.

"Nous avons d'abord réalisé une maquette à échelle réduite pour sculpter avec l'animal avec différents matériaux, dont principalement du polystyrÚne. Nous avons ensuite reconstruit sa peau avec de la résine et un systÚme d'empreinte qui a permis de fabriquer les plis et cicatrices", explique le spécialiste. Un résultat plus vrai que nature. Pour l'anecdote, les moustaches de l'animal ont été faites à partir de plumes de poule.

"Le plus difficile a été le travail de sculpture à échelle réduite. Mais la différence avec la technique traditionnelle est que nous avons quelque chose qui ressemble au plus prÚs de la peau de l'animal", souligne Sonia Ribes, conservateur en chef du patrimoine.

Sa sculpture achevĂ©e, Juliette sera prĂ©sentĂ©e au musĂ©um d'histoire naturelle du Jardin de l'État Ă  Saint-Denis Ă  partir du mois d'octobre. Son petit, dont la sculpture n'a pas encore Ă©tĂ© terminĂ©e, la rejoindra Ă©galement.

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