Saint-Denis - Arts urbains

Les graff's investissent le collĂšge de Montgaillard

  • PubliĂ© le 22 mai 2011 Ă  07:00
Mercredi 18 mai 2011 - Des artistes au CollĂšge Montgaillard de Saint-Denis (Photo Emilie Sorres)

Bancs, poubelles, murs... Depuis le début du mois de mai 2011, les graff's ont envahi l'enceinte du collÚge Montgaillard à Saint-Denis à l'occasion d'un atelier "street art" (art urbain). L'objectif est de favoriser l'accÚs des collégiens à la création artistique.

À l'initiative de cet atelier "street art" se trouve Joseph Strub, un jeune travaillant Ă  la cafĂ©tĂ©ria de l'Ă©tablissement. "Laisser exprimer les collĂ©giens Ă  travers l'art", tel est le but du projet. "Au collĂšge, les Ă©lĂšves ont la possibilitĂ© de s'exprimer par le biais des activitĂ©s sportives. Malheureusement, tous n'y ont pas accĂšs ou ne sont pas intĂ©ressĂ©s", explique-t-il.

Avec le soutien de l'équipe pédagogique, Joseph Strub monte alors l'opération "des artistes dans un collÚge" dans le cadre de son service civique. L'idée lui est venue en surfant sur le net. "Un établissement scolaire de France permettait à des artistes de faire des résidences. J'ai trouvé l'idée intéressante", souligne le jeune homme.

Ainsi, sous la houlette de Jaune et Mégot, artistes référencés dans le milieu, une quinzaine de collégiens ont pu s'initier aux graff's les mercredis aprÚs-midi depuis presque un mois.

Formes géométriques et abstraites pour Mégot et des portraits pour Jaune. Armés de leurs bombes, pochoirs et bacs de peintures, les deux artistes ont eu carte blanche afin de redonner une seconde jeunesse et des couleurs au collÚge de Montgaillard.

L'initiative est plutĂŽt bien accueillie par les Ă©lĂšves. "Au dĂ©part, on avait peur qu'ils ne viennent pas et au fur et Ă  mesure, de plus en plus d'Ă©lĂšves se sont dĂ©placĂ©s", affirme Joseph Strub. "Il n'y a pas eu de contraintes. Ce n'est pas un club privĂ© mais un lieu oĂč ils peuvent s'exprimer librement", ajoute-il.

Cette opération permet également de rappeler le cadre légal de cet art parfois controversé. "Grùce à Jace, La Réunion a pu connaßtre ce qu'est le "street art"", rappelle le jeune homme.

L'atelier se terminera ce mercredi 25 mai 2011 par un vernissage en présence des parents, des élÚves et des artistes.

Emilie Sorres pour
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