La passion de la photo l'a pris tout petit. Pourtant, Gwael Desbont s'y est mis sur le tard. Ă 31 ans, il est assistant photographe dans un studio de publicitĂ© et rĂȘve de vivre de ses reportages. Ă la RĂ©union, il immortalise les combats de coqs ou les marches sur le feu. La tradition culturelle et le temps lontan, deux thĂšmes chers Ă son objectif.
Il y a d'abord les couleurs. Puis vient la ferveur d'une religion hautement ritualisĂ©e qui s'immisce dans tout le corps. Parfois mĂȘme, c'est le transe. Communicatif. Gwael Desbont raconte ĂȘtre restĂ© deux jours dans une cĂ©rĂ©monie malbar, lors d'une marche sur le feu, Ă observer et photographier les hommes en blanc. Avec eux, il est entrĂ© dans une sorte de communion spirituelle, une transcendance partagĂ©e. Heureusement, de ces expĂ©riences, il ne reste pas que des impressions ou des mots. Le jeune homme a pris des photos de ces moments d'une force exceptionnelle. Car Gwael Desbont est photographe dans l'Ăąme et dans les faits.Mais plus globalement, c'est la culture traditionnelle rĂ©unionnaise dans son ensemble qui l'intĂ©resse. Une culture longtemps rĂ©primĂ©e mais aujourd'hui bien vivace. Comme les combats de cops qu'il a photographiĂ©s Ă plusieurs reprises dans des endroits connus des seuls initiĂ©s. Passer inaperçu, capter des moments volĂ©s au temps, Ă la lĂ©galitĂ©... l'excitation du photographe reporter est bien lĂ .
La plus belle sera la prochaine
Tout jeune dĂ©jĂ , Gwael Desbont Ă©tait fascinĂ© par le "trĂšs vieil appareil " de son pĂšre. Mais c'est sur le tas qu'il apprend. D'abord il fait ses propres tirages dans sa salle de bains, puis il entre dans le studio publicitaire oĂč il travaille aujourd'hui en tant qu'assistant photographe. Il achĂšte son premier appareil Ă l'Ăąge de 20 ans et la passion prend corps. Vite, il se lance dans le monde de l'image sans jamais vraiment se laisser happer entiĂšrement par la photographie. Pendant son objection de conscience, il est projectionniste itinĂ©rant dans les petits villages de France. Une fois son contrat terminĂ©, il part Ă la RĂ©union sur un coup de tĂȘte. Pendant les trois premiĂšres annĂ©es, il s'occupe d'enfants et travaille dans la restauration. Il fait ensuite un stage de photographie aux cĂŽtĂ©s d'un professionnel. Aujourd'hui, il rĂȘve de vivre de ses reportages. En attendant, il photographie des musiciens lors de leurs concerts et doit rĂ©aliser le book d'un ami peintre. Ses photos seront aussi utilisĂ©es dans le cadre de montages faits par l'artiste.
Ses envies photographiques sont aujourd'hui plus fortes que jamais. Il voudrait partir en Afrique du Sud, au Mozambique ou Ă Zanzibar. " La photographie que je prĂ©fĂšre sera la prochaine que je ferai ", dit Gwael Desbont. Une quĂȘte infinie de l'image. Pour laisser trace.













la bise mon dalon que le meilleur pour cette nouvelle annĂ©e laches rien l'art cela n'est pas pour les cochons mais pour les Ăąmes qui croient en leurs rĂȘves stĂ©ph