Le Maire de Saint-Denis a révélé, ce jeudi 22 octobre, le programme de la ville pour cette semaine créole, qui démarre ce jour. La créolité sera à l'honneur dans la plupart des quartiers de Saint-Denis. De la Montagne au Moufia en passant par Saint-Bernard, tous les dionysiens pourront jouir de nombreux évÚnements organisés en l'honneur de la langue issue du métissage réunionnais.
La culture créole, son histoire, ses traditions, sa langue, ses arts vivants tout comme son art de vivre sont des aspects essentiels de l'identité réunionnaise qui se retrouveront notamment à la médiathÚque de Saint-Denis. Des rencontres avec de fervents défenseurs du créole tel qu'Axel Gauvin, président de Lofis lang kreol La Rényon ou encore Lambert-Felix Prudent, rédacteur en chef de la revue Etudes Créoles, mais également des projections de films comme Tangar Fomkezer seront proposés au public tout au long de cette semaine, du 23 au 31 octobre.Une projection consacrée à DanyÚl Waro, notamment, devrait attirer les foules.
Pour les grands comme pour les petits, toujours à la médiathÚque, des ateliers autour du conte seront animés par des auteurs et illustrateurs parmi lesquels un écrivain tibétain, un conteur touareg ou encore Charb, caricaturiste et directeur du journal satirique Charlie Hebdo en visite sur l'ßle pour l'occasion.
Au chaudron, des concerts et de nombreuses activités seront organisés par les différentes associations qui ?uvrent tout au long de l'année pour les ùmes de ce quartier.
Cette semaine crĂ©ole se tient au moment mĂȘme oĂč une charte bilingue français-crĂ©ole est sur le point d'ĂȘtre votĂ©e par la commune du Port. Une charte qui imposerait l'usage du crĂ©ole, aux cĂŽtĂ©s du français, auprĂšs de divers services de la mairie. Pour RenĂ©-louis Postel, adjoint au maire de Saint-Denis dĂ©lĂ©guĂ© Ă la culture, cette semaine, tout comme cette charte, constituent des "moments forts de reconnaissance du mĂ©tissage rĂ©unionnais. Nous sommes Ă l'intersection de cinq cultures diffĂ©rentes qui viennent du monde entier. Ce serait dommage de ne pas mettre en valeur l'intra-culturalitĂ© que nous avons".
Concernant la charte du bilinguisme défendue par Axel Gauvin, René-louis Postel précise toutefois que "c'est une approche progressive. On ne doit pas l'imposer. La culture, c'est la population qui la fait".
