Patrick "Gogo" Tauran, quitte le Sakifo Musik Festival pour de nouvelles aventures. Ă compter du lundi 6 aoĂ»t 2012, il prendra les rĂȘnes de la communication du SĂ©choir Ă Saint-Leu. Un "retour aux sources" pour celui qui y avait fait ses dĂ©buts. Avec un pincement au coeur, il revient pour Imaz Press RĂ©union sur les moments les plus marquants du Sakifo. "Une belle aventure", selon lui, qui "n'est peut-ĂȘtre pas finie".
* Vous quittez l'aventure Sakifo aprÚs bientÎt 10 ans au poste de responsable de la communication, pourquoi ?"Sakifo reste une belle aventure tant on reçoit sur le plan humain. Mais c'est une expérience qui demande beaucoup d'investissements. Aussi douloureux que soit ce départ, j'avais besoin de recul, de me retrouver. Mais cela ne veut pas dire que c'est tout à fait fini. Je n'hésiterai pas à aider si JérÎme Galabert m'appelle".
* Vous revenez Ă vos premiers amours, Le SĂ©choir, oĂč vous avez exercĂ© un moment...
"Oui, j'ai rejoint l'Ă©quipe du SĂ©choir en 2003. Ă l'Ă©poque, je travaillais dans un collĂšge de Piton Saint-Leu, oĂč j'ai Ă©tĂ© repĂ©rĂ© par JĂ©rĂŽme Galabert, qui dirigeait la structure. Je l'ai suivi ensuite sur le Sakifo. C'est effectivement un retour aux sources. Je suis natif de Saint-Leu et j'y habite toujours. Et avec le dĂ©part de Lise (Dany-Ruinet - ndlr), l'opportunitĂ© s'est prĂ©sentĂ©e".
* Quel est votre meilleur souvenir du Sakifo?
"Le meilleur souvenir reste la premiÚre édition. C'était le début de l'aventure. Il y avait cette innocence qui faisait qu'on était euphorique. Mais, il y a aussi l'hommage fait à Alain Peters en 2007. C'est un souvenir impérissable".
* Et le plus mauvais ?
"Je n'ai pas vraiment de mauvais souvenir. Les éditions se suivent et se ressemblent. Mais il est vrai que c'est une aventure qui demande beaucoup. Et il n'était pas rare d'avoir, aprÚs le festival, des coups de blues".
* Vos grands moments ?
"Il y a eu beaucoup de grands moments : les concerts, les artistes. Mais ce que je retiens avant tout c'est le cÎté humain, le contact avec ces derniers".
* Justement, une anecdote Ă propos d'un artiste ?
"En 2011, avec Yuri Buenaventura. C'est un artiste avec qui j'avais travaillé auparavant au Séchoir. Il s'est souvenu de moi huit années aprÚs. On s'est raconté nos délires de l'époque. Ca fait plaisir".
* Il y a eu aussi la polémique avec le rappeur Orelsan lors de l'édition 2012...
"On en a pris plein la gueule mais cette derniĂšre Ă©dition reste tout de mĂȘme l'une des plus belles. L'Ă©quipe a Ă©tĂ© soudĂ©e et solidaire pour passer ce cap. Mais il est sĂ»r que deux Ă©ditions comme cela, je n'en ferai pas".
* Comment voyez-vous votre avenir professionnel maintenant?
"J'ai toujours soutenu Le Séchoir. C'est l'un de mes plus gros projets. J'ai toujours eu la conviction de l'utilité de la culture à La Réunion. Je donnerai toujours un coup de pouce aux associations qui auront besoin de moi".
* D'autres projets ?
"Oui, toujours dans le domaine de la culture mais plus personnels. Je n'en dirai pas plus. Mais sans prétention, on entendra bientÎt parler de moi. Le premier de ces projets devrait voir le jour d'ici la fin de l'année ou début 2013".
Propos recueillis par Ămilie Sorres pour

mon neveux adoré,si une porte en argent se ferme une porte en or s'ouvre devant nou néna la race reculé pour mieux sauter parfois mérite certain sacrifice Gogo go go go bon départ
Sakifo y perde un élément de grande valeur c'était le bras droit de Jerome, d'ailleurs toute l'équipe mi tir mon chapo pou zot professionnalisme, zot sang froid face à la censure (Orelsan).
Pressé de savoir quel est son projet fin année 2013... Gogo le kaf nou lé la tient bo largue pa... merci pour ta collaboration avec le média des radios associatives!
Comment il vont faire au sakifo
Bon vent man, le Sakifo ne sera plus tout à fait pareil sans toi. J'espÚre revoir ta silhouette et ta bonne humeur au détour d'une scÚne dÚs la prochaine édition