Manga péi

Staark sort le premier volume de Redskin

  • PubliĂ© le 27 aoĂ»t 2018 Ă  02:56
  • ActualisĂ© le 27 aoĂ»t 2018 Ă  05:27
manga

Sur les bancs de la fac, au début des années 2010, Yvan Soudy pense déjà à ce que sera son manga Redskin. Entre 2013 et 2014, Staark se lance alors sur mangadraft, un fanzine (magazine de fan) sur internet. " Le fanzinat, explique-t-il, c'était une façon pour moi de me faire repérer par les maisons d'édition. " Et ça n'a pas manqué, il a été contacté par la plateforme professionnelle norigami.

" Beaucoup de mes lecteurs rĂ©clamaient une version papier. J’ai donc essayĂ© de trouver une nouvelle maison d’édition ,car norigami n’en est pas une. J’ai alors contactĂ© Jean-Luc Schneider des Bulles dans l’ocĂ©an. C’est une petite maison d’édition, mais elle distribue chez Flammarion, un distributeur trĂšs reconnu dans la place. "

Avec ses 55 albums, Des bulles dans l’ocĂ©an n’avait jamais publiĂ© de manga auparavant. Il a donc pris le pari de suivre Yvan Soudy, dans sa quadralogie, aprĂšs avoir vu son travail sur norigami. Jean-Luc Schneider et lui ont convenu d’une sortie tous les six mois. " Un rythme que tient tous les mangakas français " prĂ©cise l’éditeur rĂ©unionnais.

Et pour la premiĂšre Ă©dition d’un " manfra " (manga français), Jean-Luc Schneider a choisi une parution Ă  4 200 exemplaires. Comme c’est un shonen (une catĂ©gorie qui concerne les prĂ©-ados, les ados et les jeunes adultes), Yvan Soudy a choisi ce genre passe-partout pour exposer une histoire qui peut paraitre simpliste au dĂ©part, mais dont le scĂ©nario est appelĂ© Ă  se complexifier Ă  mesure que le lectorat vieilli.

Comme tout bon manga qui se respecte, Redskin se lit de droite Ă  gauche. L’auteur y parle d’inĂ©galitĂ©s sociales (esclavage, inĂ©galitĂ© homme-femme
). Il aborde aussi le respect des animaux et de la nature.

Un stakhanov du dessin

Autodidacte, Staark explique qu’il a beaucoup analysĂ© les mangas qu’il a lus en s’interrogeant sur comment structurer un scĂ©nario, comment construire des personnages, comment reprĂ©senter les Ă©motions.

Fan en prioritĂ© de Dragon Ball, One piece, Bleach et Naruto, il se reconnaĂźt " de la gĂ©nĂ©ration du Club DorothĂ©e ". À l’époque, il veut devenir crĂ©ateur de dessin animĂ©. Cependant, il ne regrette rien. " Aujourd’hui, en Ă©tant auteur de manfra, je suis au casting, au scĂ©nario et Ă  la rĂ©alisation, c’est tout aussi bien ". NĂ©anmoins, il avoue que si un studio ferait un animĂ© de son Ɠuvre, ce serait une consĂ©cration pour lui.
Son activitĂ© principale est d’ĂȘtre professeur d’arts plastiques. Un travail que d’autres auteurs de BD de DBDO exerce. Il a d’ailleurs eu comme enseignant TĂ©hem qui concilie lui aussicet emploi avec sa passion pour l’écriture et le dessin de BD.

Mais comment concilila la vie de famille et une passion aussi chronophage ? Yvan Soudy semble bien mener sa barque. Il est vrai que sa femme le soutient ce hobby. Actuellement, il travaille Ă  peaufiner ses personnages, cela exige de lui 5 heures de boulot par jour. Mais quand il doit concevoir des planches, cela lui prend environ 12h. Ce qui lui fait des journĂ©es chargĂ©es, puisqu’il va dormir vers 3h du matin parfois.

MĂȘme s’il prĂ©fĂšre la sensation du crayon sur le papier, Staark s’est procurĂ© une tablette graphique pour rĂ©aliser toutes ses planches. Il l’utilise un peu partout et notamment le midi au collĂšge pour s’avancer quand il n’a rien Ă  prĂ©parer ou Ă  corriger pour ses Ă©lĂšves. Comme beaucoup de dessinateurs, Yvan Soudy, dont le prĂ©nom se prononce Ă  la russe est un vĂ©ritable stakhanoviste. Mais, il a tout de mĂȘme dĂ©cidĂ© de prendre un assistant pour pouvoir satisfaire son public tous les six mois.

eg/www.ipreunion.com

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