Ă l'occasion de trois concerts donnĂ©s Ă la prison du Port pour les fĂȘtes de fin d'annĂ©e, le groupe Ziskakan a offert un moment d'Ă©vasion musicale aux dĂ©tenus, mardi 26 dĂ©cembre 2006. Pour avoir travaillĂ© auprĂšs des prisonniers, Gilbert Pounia connaĂźt l'importance de la musique dans le processus de rĂ©insertion.
Que manque-t-il aux dĂ©tenus en cette pĂ©riode de fĂȘtes? Tout... Ceux qui par leurs actes se sont privĂ©s de libertĂ© ne sont pas pour autant privĂ©s de rĂȘves et d'Ă©vasion. Par l'esprit bien sĂ»r. Renouant avec ses premiĂšres amours, Gilbert Pounia, chanteur du groupe Ziskakan, a offert trois concerts, mardi 26 dĂ©cembre, Ă 250 prisonniers du centre pĂ©nitentiaire du Port. Et pour y avoir exercĂ© le mĂ©tier d'Ă©ducateur, le chanteur que l'on ne prĂ©sente plus connaĂźt le milieu carcĂ©ral, son austĂ©ritĂ© et sa cruautĂ© parfois. Alors l'importance de ces moments exutoires et d'oubli, nul doute que Gilbert Pounia la connaisse. Ces moments oĂč les pensĂ©es s'envolent, oĂč le coeur renoue avec les valeurs, oĂč la musique efface le passĂ© pour la grĂące et la philanthropie simples.Au-delĂ des faits rĂ©prĂ©hensibles, les dĂ©tenus ont retrouvĂ© un statut de personne et rien d'autre, le temps de quelques notes qui chantent la libertĂ© et louent l'humanitĂ©.
