Ce lundi 2 fĂ©vrier marque le lancement des soldes pour un peu plus d'un mois. 20, 30, 50% parfois plus, les commerces affichent leurs rabais. A l'heure, oĂč l'on ne parle que de crise et de pouvoir d'achat, ces quelques semaines pourraient rĂ©concilier commerçant et consommateurs.
Premier jour des soldes Ă Saint-Denis, un magasin de vĂȘtements indiens en centre-ville accueille quelques clientes. Elles hĂ©sitent longtemps entre les robes, sacs, bracelets et autres accessoires dĂ©stockĂ©s. Deux d'entre elles dĂ©cident d'aller voir chez la concurrence avant le choix final. Quatre clientes au mĂȘme moment, une affluence normale pour un lundi, d'aprĂšs la vendeuse. " Encore trop tĂŽt " pour juger de l'impact des soldes sur la frĂ©quentation du magasin. Les derniĂšres soldes en septembre ont montrĂ© des consommateurs qui rĂ©flĂ©chissent plus et surtout, de plus en plus sensibilisĂ©s aux soldes, car celles-ci sont prises plus au sĂ©rieux par les commerçants rĂ©unionnais eux-mĂȘmes. " On ne va pas sortir des "nanars", des produits des greniers qui ne sont plus Ă la mode ", explique la vendeuse. " Le magasin est disposĂ© exactement de la mĂȘme façon que la semaine derniĂšre, les clients peuvent ainsi garder leurs repĂšres. "Pour Mohamed Jina, directeur de la chaĂźne de magasins de chaussures Jina, globalement, la pĂ©riode des fĂȘtes a marquĂ© un recul en matiĂšre de consommation, tout comme ce dĂ©but d'annĂ©e. On ne s'attend pas Ă un sursaut de la consommation, mais le caractĂšre " d'affaires " incitera les clients. Alors qu'en mĂ©tropole, les soldes ont un caractĂšre saisonnier, Ă la RĂ©union, les clients peuvent profiter immĂ©diatement de leurs achats. S'agissant du choix de la pĂ©riode, " c'est compliquĂ© de mettre tous les acteurs d'accord et la pĂ©riode est un peu longue ". De plus, des soldes qui commencent un lundi ne sont pas aussi efficaces que si elles avaient dĂ©marrĂ© un week-end.
