Malversations financières : condamné à huit mois de prison avec sursis, Joseph Bréma fait appel

  • Publié le 10 avril 2026 à 10:25
  • Actualisé le 10 avril 2026 à 10:26
Affaire Vital et Caillé

Ce vendredi 10 avril 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Denis a condamné Joseph Bréma, ancien directeur d'Air Austral, à huit mois de prison avec sursis, 30.000 euros d'amende et interdiction de gérer une entreprise durant 5 ans. Il était poursuivi pour abus de biens sociaux par un dirigeant à des fins personnelles dans une affaire portant sur des faits de malversations financières. Il a annoncé faire appel de la décision (Photo : Stephan Laï Yu/www.imazpress.com)

Dans un communiqué, l'ancien directeur d'Air Austral déclare prendre "acte de la condamnation prononcée par le tribunal. J’ai toutefois demandé à mes conseils de faire appel de ce jugement".

"Je souhaite rappeler d’abord que le tribunal, lors de l’ouverture des débats le 9 février 2026 a rappelé que dans le dossier qui me concerne il s’agissait d’un acte unique et isolé, venant apporter un démenti à la thèse d’un fonctionnement systémique de fausses factures au sein de la compagnie, ce qu’une partie de la presse avait pu relayer avant l’audience, sur instigation de personnes mal
intentionnées contre moi", écrit-il.

- Joseph Bréma conteste plusieurs points de sa condamnation - 

"Sans avoir eu le temps d’analyser en détail le jugement, trois points sont problématiques", dit-il.

Le premier, "le non-respect du contradictoire par le tribunal ni mes conseils, ni le Tribunal, ni le Procureur n’ont pu interroger le principal protagoniste du dossier, qui s’est muré dans le silence à la suite de la décision surprenante du Tribunal de maintenir le procès, contre l’avis de tous y compris le Parquet lui-même. La vérité n’a pu ainsi être connue".

Deuxième point, "je conteste fermement avoir commis tout abus de biens sociaux dans cette affaire. En particulier, je n’ai eu aucun intérêt personnel dans les faits concernés, de quelque ordre que ce soit. Je n’ai rien perçu au titre de cette facture, ni aucun autre avantage, d’ordre personnel, professionnel ou réputationnel, contrairement aux allégations péremptoires que j’ai pu entendre au cours de l’audience. Ma seule intention dans ce dossier était d’apurer un passif dont on m’avait assuré de la réalité avec un consultant qui avait travaillé pendant des années avec la compagnie, sur instructions de l’ancienne Direction Générale", se défend-il.

"Au cours de mes 36 années passées au sein d’Air Austral, et dans toutes les responsabilités que j’ai exercées, le respect de l’intérêt social d’Air Austral a toujours été ma seule boussole ; que ce soit au travers des acquisitions des avions de la flotte de la Compagnie, de leur financement, de la restructuration financière de la Compagnie, de la gestion de la crise résultant du COVID 19 J’ai mis un point d’honneur à ce que ma rémunération à raison de l’exercice de mes fonctions de dirigeant exécutif d’Air Austral demeure inférieure à celle de mon prédécesseur", poursuit Joseph Bréma.

Troisième point : "je considère que la sanction prononcée par le tribunal à mon égard est totalement disproportionnée, tant par rapport aux faits qui me sont reprochés que par comparaison avec ceux retenus contre les autres prévenus. La stratégie retenue par le Parquet de joindre des dossiers auxquels je suis totalement étranger y a nécessairement contribué", assure le mis en cause.

Lire aussi - Tribunal de Saint-Denis : 4 ans de prison avec sursis pour François Caillé, 2 ans de prison ferme pour David Vital

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1 Commentaires
Lucide
Lucide
39 minutes

Ce pauvre s enfonce. Il est le seul responsable et coupable !