Meurtre de Kamla Beechook : 30 ans de rĂ©clusion criminelle requis contre son ex-mari

  • PubliĂ© le 6 octobre 2026 Ă  18:53
  • ActualisĂ© le 6 octobre 2026 Ă  18:56
salle de la cour assises , tribunal

Ce lundi 5 octobre 2026, s'est ouvert devant la Cour d'assises de La Réunion, le procès de Justin Baleinier, l'ex-compagnon de Kamla Beechook, retrouvée sans vie à son domicile de Saint-Leu le 18 juillet 2024. Le dernier jour du procès a eu lieu ce mardi 6 octobre 2026. Interrogé, l'accusé a assuré avoir agi pour se défendre. L'avocate générale a requis 30 années de réclusion criminelle contre le sexagénaire. (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

Les faits remontent au 18 juillet 2024. Les forces de l'ordre sont appelées sur une intervention à Saint-Leu. À leur arrivée, ils trouvent le corps d'une femme. Il s'agissait de Kamla Beechook âgée de 62 ans.

La femme aurait été tué par son ex-compagnon. Lors de son audition, ce dernier reconnaît l'avoir tué. Mais selon lui, elle l'aurait menacé avec une hachette.

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- L'ex-compagnon de Kamla Beechook introuvable -

Depuis la découverte du corps de la victime, son compagnon était introuvable.

"D'importantes recherches opérationnelles ont été menées par les gendarmes pendant plus de trois semaines, de jour comme de nuit, mobilisant de nombreuses unités : Compagnie de Saint-Paul, Section de recherches de Saint-Denis, Cellule en identification criminelle, Groupe d'investigation cynophile, Antenne GIGN, Section aérienne, Brigade des transports aériens" détaillait l'ancien procureur de Saint-Pierre, Olivier Clemençon. 

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Le mercredi 14 août 2026 en fin d'après-midi, "la gendarmerie parvenait à localiser Justin Baleinier dans une ravine sur la commune de Saint-Leu".

"À 18h05, l'antenne GIGN transportée par hélicoptère procédait à l'interpellation de Justin Baleinier qui était remis aux enquêteurs et placé en garde à vue" ajoute le magistrat.

Le meurtre commis avec préméditation ou guet-apens constitue un assassinat. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

- Un homme déjà condamné pour violences conjugales -

Avant leur séparation, l'homme avait déjà été condamné pour des violences conjugales sur la victime. Kamla Beechook, surnommée "Mone" par ses proches, était sur le point de s'éloigner de son ex-mari violent.

"Quand elle revenait au pays, elle nous racontait comment son époux la maltraitait. On la conseillait. L’année dernière, elle était venue pour quelques jours", avait raconté sa nièce au média mauricien Défimédia. "On était au courant mais on ne savait pas que ça allait finir comme ça" a-t-elle déploré.

La situation est aujourd'hui dénoncée par l'Union des femmes de La Réunion, qui déplorait qu'une "fois de plus, la victime avait alerté".

"La justice avait prononcé des mesures pour sa protection par une interdiction d’approcher la victime. L'auteur des violences, son mari, avait été sanctionné par une condamnation. Pourtant, dans la vraie vie, en l’absence de moyens pour garantir effectivement cet éloignement et permettre à l’auteur des violences ou à la victime d’être logée ailleurs, cette dernière a encore dû subir la proximité avec son agresseur" dénoncait l'UFR.

"Dans la vraie vie, elle n'a pas été protégée. Elle a dû patienter. Lui, il a pu choisir son moment pour mettre fin à la vie de sa victime, qui recommençait à espérer et à imaginer la liberté d'une vie loin de la violence et de ce contrôle coercitif" soulignait l'association féministe.

À l'époque, le parquet avait expliqué : "incarcéré et suivi judiciairement jusqu’en juin 2024, le suspect n’était plus sous suivi judiciaire le jour des faits".

En cas d'urgence, le seul numéro à composer est celui de Police Secours.

Le 112, numéro d'urgence européen

Le 114 pour les personnes sourdes, malentendantes, aphasiques, dysphasiques
Le 115 pour la mise à l'abri pour un hébergement d'urgence
Le 15 pour les urgences médicales, ou le 18
Le 119 pour les enfants en danger
Le 08 019 019 11 pour les auteurs de violences conjugales

Vous pouvez signaler des faits de violences intrafamiliales en ligne, directement auprès du commissariat ou de la gendarmerie la plus proche sur le www.servicepublic.fr/cmi Anonyme et gratuit, ce tchat est accessible 24h/24 et 7j/7 pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles.

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