Tribunal de Saint Denis : prison avec sursis dans une affaire de trafic zamal en famille

  • PubliĂ© le 30 janvier 2026 Ă  15:29
  • ActualisĂ© le 30 janvier 2026 Ă  15:42
tribunal judiciare de saint-denis

Ce vendredi 30 janvier 2026, c'est une "petite" affaire de trafic de zamal en famille, qui était jugée au tribunal correctionnel de Saint-Denis. Ils auraient dû être trois, la mère, le fils et le concubin, à comparaitre, mais le fils, Mickaël L, n'a pas daigné faire le déplacement devant les juges. Près de 60.000 euros auraient été dégagés avec ce petit trafic. La mère, Marie Nadège L a été relaxée de la qualification de complicité de cession et condamnée pour le reste à 4 mois avec sursis. Le fils, Mickaël L, écope de 12 mois avec sursis tandis que David S est sanctionné par 10 mois de prison avec sursis (Photo : rb/www.imazpress.com)

Lorsque le président Vincent Dufourd demande au couple s'ils ont des nouvelles de Mickaël, la réponse fuse. "On ne sait pas. Juste après cette affaire on l'a mis à la porte et depuis on ne sait pas", explique David S.

- Une affaire qui débute par une expulsion et termine sur un trafic de stupéfiants -  

Les faits en eux-mêmes sont d'une simplicité biblique. L'affaire démarre le 10 juin 2025 pour une tout autre raison que de la drogue. Ce jour-là, les gendarmes de la brigade de Sainte-Marie sont requis pour une expulsion locative qui risque d'être tendue. Lorsqu'ils arrivent sur place, les militaires essuient des jets de galets et de bouteilles de bière. L'un d'entre eux est d'ailleurs légèrement touché.

Cependant, ils parviennent à interpeller Mickaël L. Suite à cette procédure, une perquisition est effectuée au domicile de ses parents. Là, ils découvrent plus de 600 grammes de zamal et plus de 3.600 euros en liquide.

Lors de la garde à vue, David S explique que, sur demande de Mickaël, il plante du zamal dans les hauts de Saint-Benoît. Il admet planter depuis 2020 et récolter près de 3 kilos de produits par an. Ainsi, les enquêteurs estiment que près de 60.000 euros auraient ainsi été dégagés avec ce petit trafic.

"C'est Mickaël qui s'occupait de revendre. Moi je ne faisais pas un compte avec ça, même si cela ne me plaisait pas beaucoup", remarque, Marie-Nadège L, la mère de famille.

- Des problèmes financiers au sein du couple -

"Ce dossier est simple", commence la représentante du ministère public. "C'est parce qu'ils avaient des problèmes financiers qu'ils ont pris cette décision. Et cette décision a été très mauvaise", poursuit la représentante du parquet. "Les faits sont reconnus. La vente était exclusivement réservée à Mickaël.

Concernant la mère de famille, la complicité de cession ne parait pas correspondre à la réalité", constate-t-elle encore en demandant la relaxe sur ce point. "Il faut qu'ils comprennent qu'ils risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement", conclut la magistrate en requérant 6 mois avec sursis pour Marie-Nadège, 12 mois avec sursis à l'encontre de Mickaël et 10 mois toujours avec sursis contre David S.

Venu sans avocat, le couple n'a pu que regretter d'avoir commis ses actes, expliquant qu'ayant besoin d'argent, c'est Mickaël qui aurait proposé cette solution après avoir acheté des graines.

Marie Nadège L a été relaxée de la qualification de complicité de cession et condamnée pour le reste à 4 mois avec sursis. Mickaël L écope de 12 mois avec sursis tandis que David S est sanctionné par 10 mois avec sursis.

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