"Assourdissant" : une falaise s'écroule dans la mer à Biarritz, un décès et un disparu

  • Publié le 25 juin 2026 à 11:01
  • Actualisé le 25 juin 2026 à 11:03
Un panneau indique "Zone dangereuse – éboulements permanents" à proximité d'une falaise à Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 14 février 2025 ( AFP / Gaizka IROZ )

"Un bruit assourdissant": l'effondrement soudain d'une falaise dans la mer à Biarritz, en plein épisode caniculaire, a coûté la vie à une femme mercredi soir, tandis qu'un autre plongeur a été porté disparu, selon les autorités qui ont suspendu les recherches pour la nuit.

L'éboulement d'"environ 2.000 m2" de roche s'est produit vers 20H20 aux abords du phare, en plein cœur de la cité balnéaire, a fait savoir la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, sans avancer d'hypothèse sur sa cause.

A cette heure-là, de nombreux baigneurs se trouvaient sur la plage du Miramar, située à proximité, par des températures ayant dépassé 40°C à Biarritz mercredi.

"Selon les premiers éléments, trois plongeurs originaires de la région se trouvaient dans une zone située au pied de la falaise au moment de l'éboulement", a écrit la préfecture dans un communiqué.

Un premier corps, celui d'une femme, a été récupéré, ont précisé les autorités peu avant 23h00, tandis qu'une autre personne restait portée disparue.

Le troisième plongeur, "indemne physiquement mais fortement choqué", a été pris en charge par les secours, selon les services de l'Etat.

Sur une photo diffusée par la préfecture, on voit la falaise largement entaillée, avec un monceau de gravats à son pied.

"Ça fait un énorme trou dans la falaise", a témoigné auprès de l'AFP Marie Burkel, designeuse âgée de 32 ans, venue se baigner sur la plage du Miramar, à proximité, qui était "bondée" avec la chaleur.

"On se posait souvent pour le coucher de soleil à l'endroit où la roche est tombée et on ne se serait jamais dit que la falaise pouvait s'effondrer", a-t-elle souligné, jointe par téléphone.

- "Enorme trou" -

"Le bruit était vraiment impressionnant, assourdissant", a raconté pour sa part Vincent Pariset, réceptionniste âgé de 45 ans venu pratiquer le paddle avec sa fille.

"On a quand même eu peur parce qu'on a vu tomber tout un pan de la falaise sous le phare et ça a fait une grosse gerbe d'eau vraiment impressionnante", a ajouté cet habitué des lieux, qui assure qu'aucun "signe avant-coureur" n'avait laissé craindre un effondrement.

Sur le site internet de la mairie de Biarritz, la plage Bernain, située à proximité de l'effondrement, était interdite aux baigneurs pour cause de risque d'éboulement.

Selon une association locale de protection de cette falaise, qui va de Miramar jusqu'à la plage de la Chambre d'Amour à Anglet, d'autres éboulements s'étaient déjà produits en juin 2018, ou précédemment en avril 2008.

"Le pan de falaise qui est tombé, c'est vraiment sous le phare (...) On ne peut y aller qu'à la nage ou avec une planche", précise Vincent Pariset, selon qui les trois plongeurs, qu'il avait aperçu se préparer, étaient "bien équipés".

Les recherches, menées par les sapeurs-pompiers appuyés par des équipes spécialisées de plongeurs et de secours en milieu périlleux ainsi qu'un hélicoptère de la gendarmerie, ont été levées vers 23h45, a fait savoir la préfecture.

Le dispositif "reprendra demain (jeudi) après une expertise de la stabilité de la falaise pour éviter de nouveaux effondrements", a-t-elle ajouté.

L'ancien joueur vedette de rugby Serge Blanco, élu maire de Biarritz en mars, s'est rendu sur place.

"Compte tenu de cet effondrement et de la présence d'un risque imminent pour les usagers du domaine public", il "a immédiatement pris un arrêté interdisant l'accès, la baignade et la navigation dans un périmètre de 300m depuis le pied de la falaise", a indiqué la mairie de Biarritz dans un communiqué.

Des barrières de chantier ainsi que des rubalises de la police nationale ont été installées pour empêcher l'accès au phare, a constaté un journaliste de l'AFP. 

AFP

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