Machine à tubes planétaires depuis plus de 20 ans, le DJ français David Guetta voit son premier Stade de France le 13 juin 2026 comme un "gros challenge", avec l'envie de partager "un moment de positivité", a-t-il confié à l'AFP.
RĂ©compensĂ© notamment par deux Grammy awards et quatre titres de meilleur DJ du monde dĂ©cernĂ©s par le prestigieux classement DJ Mag, l'artiste autodidacte, qui caracole dans les charts avec une myriade de titres dont "Titanium" et "I'm good", n'avait pourtant jamais jouĂ© en solo, en tĂȘte d'affiche, dans l'enceinte de Saint-Denis, prĂšs de Paris.
"Je ne me suis jamais imaginé au Stade de France", qui compte 80.000 places, s'enthousiasme le DJ ùgé de 57 ans, rencontré avant l'ouverture samedi de la billetterie.
R: "Un peu nerveux pour ĂȘtre honnĂȘte, c'est pour ça que j'ai attendu aussi longtemps. Le Stade de France, c'est un gros challenge. Comme ça s'est tellement bien passĂ© Ă Marseille (au VĂ©lodrome en juin, NDLR), ça m'a donnĂ© le courage. Donc Paris, c'est ma ville, je me lance !"
R: "Il y a une Ă©norme production, le monolithe (installation au cĆur de sa tournĂ©e entamĂ©e en 2024, NDLR) que j'avais utilisĂ© au VĂ©lodrome mais encore beaucoup plus grand. AprĂšs pour moi, ce qui compte le plus c'est vraiment l'interaction avec les gens, un moment de positivitĂ© oĂč on oublie tout. En plus on est quand mĂȘme dans un contexte un peu tendu."
R: "Je ne fais pas du tout de politique, par contre à ma maniÚre j'essaye de donner un peu de bonheur aux gens et qu'ils oublient tous leurs problÚmes quand je fais un show. Je n'ai pas envie qu'il y ait des gens qui ne puissent pas venir parce que ça représente un sacrifice trop important. Je ne fais pas beaucoup de shows en France, donc c'est pas une histoire de profit sur ce coup-là ."
R: "Vous savez, quand j'ai commencĂ© Ă jouer de la house, les patrons de boĂźtes de nuit ne voulaient pas me laisser jouer cette musique parce que c'Ă©tait trop nouveau, trop diffĂ©rent, donc j'ai organisĂ© mes propres soirĂ©es et c'est comme ça que j'ai eu beaucoup de succĂšs. Je n'ai pas pu faire les JO, Ă©videmment ça m'a attristĂ© sur le moment, lĂ je suis passĂ© Ă autre chose. C'est ce que j'ai toujours appris dans mon mĂ©tier: il ne faut rien attendre de personne, il faut faire les choses soi-mĂȘme et comme ça on n'est pas déçu."
R: "Pas du tout, parce que je pense que l'IA n'a pas la capacitĂ© d'innover. C'est de l'analyse pure et simple: quels sont les titres qui ont vendu le plus, quel est le type d'accords, de progression d'accords qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©s, le type de mĂ©lodies. Je vais pas me faire des copains chez les compositeurs, mais la rĂ©alitĂ©, c'est qu'on fait tous ça. C'est pas que ça nous vient du ciel, l'inspiration, on ne fait que reproduire la musique qu'on a dĂ©couverte quand on Ă©tait jeunes. Sauf que les musiciens qui ont du succĂšs sont ceux qui arrivent Ă ajouter quelque chose au niveau crĂ©ativitĂ©, Ă faire quelque chose qui n'a pas Ă©tĂ© fait avant. Et ça, l'intelligence artificielle, en tout cas aujourd'hui, n'en a pas la capacitĂ©. Ce n'est pas une rĂ©elle intelligence, c'est une somme gigantesque de connaissances. C'est pour cette raison que je ne suis pas du tout inquiet: pour moi ça va ĂȘtre un outil supplĂ©mentaire pour la crĂ©ation."
AFP
