L'assassinat remonte Ă  1984

Affaire GrĂ©gory : la justice accepte de nouvelles expertises ADN

  • PubliĂ© le 27 janvier 2021 Ă  14:50
  • ActualisĂ© le 27 janvier 2021 Ă  14:52
Photo non datée du petit Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé le 16 octobre 1984

La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Dijon a acceptĂ© "la quasi-totalitĂ©" des demandes de nouvelles expertises, notamment en recherche d'ADN de parentĂšle, dans l'enquĂȘte sur l'assassinat du petit GrĂ©gory Villemin en 1984, a indiquĂ© mercredi Ă  l'AFP un avocat des parents de GrĂ©gory. "La cour d'appel a fait droit Ă  la quasi-totalitĂ© des demandes de nouvelles recherches, notamment en matiĂšre de parentĂšle", a indiquĂ© Me François Saint-Pierre, un des avocats du couple Villemin.

Cette dĂ©cision de la Cour d'appel de Dijon, oĂč le dossier est instruit depuis 1987, fait suite Ă  une demande des avocats de Christine et Jean-Marie Villemin, les parents de GrĂ©gory, retrouvĂ© Ă  l'Ăąge de quatre ans, pieds et mains liĂ©s, dans la Vologne (Vosges). Thierry Pocquet du Haut-JussĂ©, procureur gĂ©nĂ©ral de Dijon, a confirmĂ©, dans un courriel transmis Ă  l'AFP que "la chambre d'instruction a fait droit Ă  la grande majoritĂ© des demandes prĂ©sentĂ©es par les parties civiles", sans plus de prĂ©cision.

"La cour a tout acceptĂ© sauf une demande concernant un mĂ©decin qui Ă©tait intervenu en novembre 1995", a prĂ©cisĂ© Me Saint-Pierre dans une interview tĂ©lĂ©phonique Ă  l'AFP. La chambre a en particulier acceptĂ© que soient conduites de nouvelles recherches selon la mĂ©thode de l'"ADN de parentĂšle", qui permet de comparer une empreinte gĂ©nĂ©tique avec d'autres susceptibles d'ĂȘtre issues de la mĂȘme parentĂ©. Cette mĂ©thode avait Ă©tĂ© employĂ©e avec succĂšs dans quelques "cold cases" criminels, comme en 2012 dans le dossier Élodie Kulik, violĂ©e et assassinĂ©e dix ans plus tĂŽt.

Les Villemin avaient demandĂ© que les nouvelles recherches portent sur les neuf traces ADN prĂ©levĂ©es sur des courriers anonymes, une seringue et les vĂȘtements de l'enfant. La cour a Ă©galement acceptĂ©, selon Me Saint-Pierre, le prĂ©lĂšvement d'ADN de 37 personnes qui ont Ă©tĂ© plus ou moins proches de GrĂ©gory et leur comparaison avec diffĂ©rents profils ADN. Me Marie-Christine Chastant-Morand, autre avocate des Ă©poux Villemin, a qualifiĂ© de "trĂšs positif" l'arrĂȘt de la chambre de Dijon. "On est trĂšs satisfaits. J'ai eu Jean-Marie Villemin ce matin, il est Ă  l'unisson avec moi, il est trĂšs satisfait", a-t-elle ajoutĂ© Ă  l'AFP.

AFP

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1 Commentaires
7AC
7AC
5 ans

PrĂšs de quarante ans plus tard, et le mystĂšre reste entier...