Les recherches doivent ĂȘtre approfondies selon l'Agence du mĂ©dicament

Aluminium dans les vaccins - Des effets neurologiques possibles

  • PubliĂ© le 22 septembre 2017 Ă  15:51
  • ActualisĂ© le 22 septembre 2017 Ă  15:57
Des recherches sur de possibles effets neurologiques dus à la présence d'aluminium dans les vaccins nécessitent "des approfondissements", juge le conseil scientifique de l'Agence du médicament

Des recherches sur de possibles effets neurologiques dus à la présence d'aluminium dans les vaccins nécessitent "des approfondissements", juge le conseil scientifique de l'Agence du médicament, l'ANSM, dans un avis rendu en mars, dévoilé par Le Parisien et dont l'AFP a obtenu copie vendredi.


"Il s'agit d'une recherche trÚs préliminaire fondamentale, essentiellement sur la souris, qui ne change rien à l'analyse bénéfice/risque des vaccins qui contiennent de l'aluminium", a réagi auprÚs de l'AFP le directeur général de l'ANSM, Dominique Martin.
"Cela ne remet pas en cause la sécurité des vaccins", a-t-il insisté, en ajoutant que "ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de problÚme de sécurité qu'il ne faut pas faire de recherche".
Ces travaux de recherche ont été supervisés par le professeur Romain Gherardi, chef de service à l'hÎpital Henri-Mondor (Créteil).
Il estime de longue date que les particules d'aluminium prĂ©sentes dans les vaccins pourraient ĂȘtre Ă  l'origine, chez des personnes gĂ©nĂ©tiquement prĂ©disposĂ©es, d'une sĂ©rie de symptĂŽmes (fatigues extrĂȘmes, douleurs diffuses, troubles cognitifs...) constitutifs d'une nouvelle maladie, la myofasciite Ă  macrophages.
Cette hypothÚse est toutefois controversée au sein de la communauté scientifique.
Une étude avait été confiée en 2014 par l'ANSM au professeur Gherardi à la suite d'un mouvement de protestation d'une association de malades, Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages (E3M).


Ces travaux ont déjà fait l'objet de trois publications dans des revues scientifiques. Ils s'articulent selon deux axes.
D'abord, étudier la persistance dans l'organisme et les effets neurologiques de l'aluminium sur des souris qui ont reçu des injections.
L'autre volet de cette recherche s'intéresse à une éventuelle prédisposition génétique pouvant expliquer une intolérance à l'aluminium. Ce volet fait l'objet d'un dépÎt de brevet de la part des chercheurs.
"Globalement, il y a une vĂ©ritable logique dans ce projet, mĂȘme s'il peut sembler avancer par petites touches sans construire encore un ensemble abouti", note le Conseil scientifique de l'ANSM dans son avis rendu le 8 mars.
"L'apport de l'Ă©tude aux connaissances sur la sĂ©curitĂ© des vaccins semble significatif, sans ĂȘtre encore dĂ©terminant", poursuit l'avis, selon lequel "rĂ©plications et approfondissements sont nĂ©cessaires".
Le sujet polémique de la vaccination est revenu au premier plan ces derniÚres semaines avec la décision du gouvernement de porter de trois à onze le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants dÚs 2018.

Par Delil SOULEIMAN - © 2017 AFP

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