Il a mitraillé de photos la planÚte bleue

AprĂšs 200 jours dans l'espace, Thomas Pesquet redescend sur Terre

  • PubliĂ© le 29 mai 2017 Ă  14:51
Photo d'archives de Thomas Pesquet, de l'Agence Spatiale Européenne et de la Nasa, prise le 25 mars 2017

Il aura passé prÚs de 200 jours dans l'espace. Vendredi, l'astronaute français Thomas Pesquet quittera la Station spatiale internationale en compagnie du Russe Oleg Novitski pour regagner la Terre, aprÚs un séjour à plein régime.


L'astronaute européen et son collÚgue russe, équipés d'un scaphandre, prendront place dans un vaisseau Soyouz qui se désamarrera vers 10H50 GMT (14h50 heure de La Réunion) de l'ISS pour atterrir environ 3h20 plus tard dans les steppes du Kazakhstan.
Au total, le premier séjour dans l'espace de Thomas Pesquet, 39 ans, aura été de 196 jours, soit la plus longue durée en continu pour un spationaute français.
Il ne battra pas toutefois - du moins cette fois-ci - le record français de temps cumulé passé dans l'espace détenu par Jean-Pierre Haigneré. Ce dernier totalise 209 jours en deux missions effectuées dans les années 1990.
Jusqu'à présent la mission de Thomas Pesquet, dixiÚme Français à aller dans l'espace, s'est déroulée comme sur des roulettes. L'astronaute a pu réaliser deux sorties dans l'espace qui se sont parfaitement passées.
Il a également enchaßné de nombreuses expériences scientifiques prévues dans son programme.
"Thomas s'est trÚs bien entendu avec ses collÚgues, notamment ceux de la Nasa" comme Peggy Whitson, 57 ans, souligne Brigitte Godard, son médecin à l'Agence spatiale européenne (ESA). "Ils voulaient tous travailler beaucoup. Non seulement ils arrivaient à faire tout ce qui était prévu au programme mais ils en redemandaient".
L'ingénieur en aéronautique et pilote de ligne, qui aime communiquer et transmettre, a aussi multiplié les jeux des questions-réponses à distance, notamment avec des milliers d'écoliers. "Les gamins, c'est à eux que j'ai envie de transmettre le plus", écrit-il sur son blog.


- 'Qui suis-je' -


Astronaute 2.0, il a utilisé une partie de son temps libre pour partager son expérience sur les réseaux sociaux. Suivi par 551.000 abonnés sur Twitter, 377.000 sur Instagram et 1,4 million sur Facebook, il a mitraillé la planÚte bleue, postant des photos des différents coins de France, saisissant la beauté géométrique de certains paysages terriens ou leur fragilité.

C'est en février qu'il passe au dessus de La Réunion et prend deux clichés de l'ßle sous les nuages.


Fan de musique électro, l'astronaute qui a fini par recevoir fin février son saxophone grùce à un cargo ravitailleur, a également fait partager ses goûts musicaux.
Et produit des vidĂ©os dont la derniĂšre, postĂ©e sur YouTube dimanche et intitulĂ©e "un nouveau regard sur l'univers", revĂȘt une tonalitĂ© philosophique, presque grave.
Comme tous les voyages celui-ci mĂšne "Ă  l'introspection", y confie-t-il. "Qui suis-je? Un homme de l'espace? Un astronaute français? Non, un homme". Il a fallu "toute cette technologie" pour arriver lĂ  et "comprendre la simplicitĂ© des choses, la Terre, le cosmos et la vie elle-mĂȘme comme un ensemble. Vu d'ici c'est vraiment difficile de comprendre les frontiĂšres, les guerres, la haine".
Pour son dernier dimanche Ă  bord de l'ISS, qui se trouve Ă  environ 400 km de la Terre, il a aussi pensĂ© Ă  souhaiter la fĂȘte des mĂšres Ă  la sienne installĂ©e en Normandie et qu'il a "hĂąte de revoir".
Oleg Novitski (45 ans), Thomas Pesquet et Peggy Whitson avaient décollé dans la nuit du 17 au 18 novembre du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) vers l'ISS.
L'Américaine, actuelle commandante de bord de l'ISS, doit y rester jusqu'en septembre.
Oleg Novitski, pilote du Soyouz, et Thomas Pesquet atterriront vers 14h09 GMT (16h09 heure de Paris).
Quelques heures aprĂšs, Thomas Pesquet s'envolera pour Cologne (Allemagne) oĂč se trouve le Centre europĂ©en des astronautes.
Il passera sa premiĂšre nuit dans un laboratoire de la ville oĂč l'Ă©quipe mĂ©dicale de l'ESA surveillera sa rĂ©adaptation Ă  la gravitĂ© aprĂšs ce semestre passĂ© en apesanteur.
"La mission de Thomas sera loin d'ĂȘtre terminĂ©e", souligne StĂ©phane Ghiste, de l'ESA, en charge des opĂ©rations de retour de l'astronaute du Kazakhstan Ă  Cologne. "Thomas va ĂȘtre soumis Ă  une batterie de tests et d'examens mĂ©dicaux", dit-il.
Le but est de comparer les données médicales et physiologiques recueillies avant, pendant et aprÚs le vol de l'astronaute.


www.ipreunion.com avec AFP

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