Plus de 20 degrés

Arctique: record de chaleur dans le Svalbard norvégien

  • PubliĂ© le 25 juillet 2020 Ă  19:56
  • ActualisĂ© le 26 juillet 2020 Ă  07:10
Photo transmise 17 juillet 2020 par Polar Bears International d'un ours polaire et de son ourson phorographiés en 2012 prÚs de l'archipel de  Svalbard (NorvÚge)

Le Svalbard, archipel norvégien dans l'Arctique, a enregistré samedi des températures au-delà des 20 degrés, les plus chaudes jamais enregistrées depuis plus de quarante ans et quasi égales au record absolu, selon l'institut météorologique norvégien.

Avec une pointe à 21,2 degrés samedi aprÚs-midi, l'archipel a connu son deuxiÚme jour le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques. Le seul précédent connu est le 16 juillet 1979, lorsque le mercure avait atteint 21,3 degrés, a précisé à l'AFP le météorologue de permanence à l'institut, Kristen Gislefoss.

Le groupe d'ßles, parfois plus connu sous le nom de Spitzberg, est situé à un millier de kilomÚtres du PÎle nord. Le pic de chaleur de samedi, qui devrait durer jusqu'à lundi, est trÚs au-dessus des normales saisonniÚres: les températures habituelles en juillet, mois le plus chaud dans l'Arctique, sont de l'ordre de 5 à 8 degrés au Svalbard.

Selon les scientifiques, l'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l'ensemble de la planÚte. L'été 2020 dans la région est marqué par des épisodes quasi caniculaires dans la partie russe de l'Arctique: des températures 5°C au-dessus de la normale depuis janvier en Sibérie et un pic à 38°C début juillet au-delà du cercle arctique.

Selon un récent rapport officiel norvégien "Climate in Svalbard 2100", la température moyenne au Svalbard pour la période 2070-2100 devrait augmenter de 7 à 10 degrés par rapport à la période 1970-2000, suivant le niveau d'émissions humaines dans les décennies à venir.

Le changement est déjà visible: "de 1971 à 2017, un réchauffement de 3 à 5°C a été observé, avec les plus fortes hausses en hiver", selon le rapport Connu pour ses ours polaires, le Svalbard a la particularité paradoxale d'abriter à la fois une mine de charbon, énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre, et une "Arche de Noé végétale", inaugurée en 2008 pour protéger les plantes des impérities des hommes.

Cette chambre forte censĂ©e ĂȘtre une parade contre le changement climatique a elle-mĂȘme Ă©tĂ© victime du rĂ©chauffement. Quelque 20 millions d'euros de travaux ont dĂ» y ĂȘtre menĂ©s en raison d'une infiltration d'eau provoquĂ©e par la fonte du pergĂ©lisol en 2016.

AFP

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