LancĂ©s au galop sur leurs montures, de frĂȘles jockeys encore adolescents participent Ă la course hippique hebdomadaire de Ouagadougou: au Burkina Faso, le cheval occupe depuis des siĂšcles une place centrale dans la culture du pays.
Délimité par de simples pneus, au milieu des habitations, l'hippodrome de la capitale burkinabÚ accueille chaque dimanche des courses de chevaux.
Lentement, les cavaliers arrivent, sous les yeux de quelques groupes d'habitués. Tout le monde se lÚve pour apercevoir le début de la course qui débute dans le silence et la poussiÚre charriée par le vent de l'harmattan. Mais au rythme du galop des chevaux, l'excitation monte et les spectateurs crient, rient et pointent du doigt leurs favoris.
Outre ces courses dominicales, de nombreux BurkinabÚ parient sur les courses européennes, à plus de 5.000 kilomÚtres de là , à Vincennes prÚs de Paris.
Car le cheval est un élément central de l'histoire du pays des hommes intÚgres. Une légende raconte que la princesse Yennenga, était arrivée au Burkina sur un cheval qui s'était emballé lors d'une bataille, entre le XIe et le XVe siÚcle. Elle y fonda l'empire Mossi, l'ethnie majoritaire du pays aujourd'hui.
Des centaines d'années plus tard, Faso Alli est fier d'évoquer ses 20 chevaux. Il est l'un des cowboys les plus célÚbres de Ouaga.
Avec les courses, il dit avoir gagnĂ© plus de 10 millions de francs CFA (15.000 euros), une fortune dans ce pays oĂč 40% de la population vit sous le seuil de pauvretĂ© avec moins de deux euros par jour.
Mais au-delà des courses, Faso Alli excelle dans l'art du dressage. La nuit, à l'abri des regards, il emmÚne ses chevaux hors de la ville, pour les entraßner dans la brousse. "Couche toi, c'est l'heure de dormir", murmure t-il, entre deux claquements de langue sonores, à l'oreille de son cheval qui s'allonge immédiatement.
AprĂšs des dĂ©buts comme simple jockey, Ă l'Ăąge de 10 ans, il a sillonnĂ© l'Afrique de l'ouest, du Mali au SĂ©nĂ©gal, oĂč il affirme s'ĂȘtre produit lors de l'inauguration du monument de la Renaissance africaine de Dakar, en 2010.
PrĂšs de son Ă©curie, dans ce quartier du nord de la ville, il n'est pas rare de voir de jeunes garçons arpenter fiĂšrement les rues sur leur monture, en rĂȘvant de suivre ses traces.
Aujourd'hui, des matchs de l'Ă©quipe nationale de football des "Etalons", Ă la rĂ©compense suprĂȘme du festival panafricain de cinĂ©ma Fespaco (l'Etalon d'or de Yennenga), le cheval est omniprĂ©sent dans toutes les manifestations importantes d Burkina.
AFP






La passion d'exploiter des animaux pour assouvir sa passion de les chevaucher, de consommer leurs fluides, chairs... passion de les maltraiter et finalement plaisir de les tuer '''' ; les mots n'ont plus aucun sens pour la plupart !