Amérique Latine

Au Chili, le vol complice d'une buse et d'un parapentiste

  • PubliĂ© le 2 mars 2019 Ă  17:37
  • ActualisĂ© le 2 mars 2019 Ă  18:55
Le parapentiste chilien Ariel Marinkovic s'entraĂźne en compagnie de sa buse Hook, le 5 janvier 2019 Ă  Santiago

"Hook", une buse de moins d'un an, a appris à voler à l'ombre du parapente de son maßtre dans les montagnes qui dominent Santiago. Lorsque les deux s'élÚvent dans les airs, l'entente est parfaite.

Ariel Marinkovic, 37 ans, a rĂ©alisĂ© un rĂȘve d'enfant en achetant une buse de Harris (Parabuteo unicinctus) alors qu'elle n'Ă©tait qu'un oisillon. Depuis, plusieurs fois par semaine, il l'emmĂšne au sommet d'une montagne, au nord de la capitale chilienne, pour qu'ils volent ensemble.

"L'oiseau a confiance en moi. Il accepte que je le touche. Non par tendresse, mais parce qu'il sait que je ne vais pas lui faire de mal", confie le trentenaire, photographe et vidéaste professionnel.

Dans les airs, l'oiseau se glisse entre les cordes du parapente, se pose de temps Ă  autres sur l'Ă©paule ou le bras de son maĂźtre, protĂ©gĂ© par un gant de fauconnerie. Parfois, il se trompe de parapente, lorsque la voile voisine est de la mĂȘme couleur, et commence Ă  jouer avec un Ă©tranger avant de se rende compte de son erreur.
Les petits morceaux de viande qu'Ariel Marinkovic emportent dans les multiples poches de son gilet, et qu'il donne à l'oiseau en guise de récompense, renforcent la complicité entre les deux compagnons de vol.
"C'est l'oiseau qui vous apprivoise. Il vous entraĂźne dans la nature", raconte le Chilien qui a commencĂ© il y a trois ans le parapente, un autre rĂȘve de gosse.

Quand il s'agit de voler, l'homme et l'oiseau apprennent l'un de l'autre. Au dĂ©but, "Hook" Ă©tait "maladroit et rapidement fatiguĂ©, mais il a dĂ©jĂ  pris confiance et sait dĂ©sormais utiliser les vents pour se propulser ou planer". Son propriĂ©taire suit les mĂȘmes courants pour s'Ă©lever dans les airs.
Ariel Marinkovic a construit une grande cage dans son jardin. Il ne tient l'oiseau captif qu'en ville de peur qu'il s'électrocute ou se fasse écraser s'il s'échappe.
Il est en revanche tout Ă  fait libre Ă  l'intĂ©rieur de la maison et son endroit prĂ©fĂ©rĂ© est l'Ă©cran de l'ordinateur d'oĂč il observe son propriĂ©taire et se met Ă  couiner. "Il me parle!", s'enthousiasme Ariel Marinkovic. "Il me voit comme son compagnon de vol, pas comme son maĂźtre".

AFP

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