Actualités du monde

Brésil: au moins 23 morts en raison de fortes pluies dans le sud-est

  • PubliĂ© le 24 fĂ©vrier 2026 Ă  23:07
Des équipes de secours recherchent des victimes d'un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies à Juiz de Fora, dans l'État du Minas Gerais, au Brésil, le 24 février 2026

Au moins 23 personnes sont mortes et 47 sont portées disparues, tandis que plus de 400 autres ont dû évacuer leurs logements, en raison de fortes pluies dans le sud-est du Brésil, selon les services de secours et les autorités locales.


Seize personnes sont mortes, 43 sont portées disparues dans la municipalité de Juiz de Fora, et on dénombre sept morts et quatre disparus à Uba, à la suite des précipitations qui ont entraîné le débordement d'une rivière, des inondations et des glissements de terrain, selon un bilan officiel des autorités locales mardi.
Les pompiers de l'Etat du Minas Gerais (sud-est) recherchent "des dizaines" de personnes, a déclaré un porte-parole à l'AFP.
"Nous sommes ici depuis hier soir pour voir s'ils ont survécu sous terre... L'espoir est la dernière chose que l'on perd", a dit à l'AFP Livia Rosa, une couturière de 44 ans dont plusieurs proches sont ensevelis sous la boue.
Dans l'un des quartiers les plus touchés de Juiz de Fora, la banlieue de Parque Burnier, douze maisons ont été emportées par un important glissement de terrain, a indiqué à l'AFP le commandant Demetrius Goulart, des pompiers. "Beaucoup de gens étaient chez eux la nuit, alors qu'il pleuvait", a-t-il précisé.
- "Nous avons de l'espoir" -
"Nous avons de l'espoir", a-t-il ajouté. "Nous avons trouvé un garçon ce matin. Il était à l'intérieur d'une maison, sous les décombres. Il a fallu deux heures de travail à l'équipe pour le sortir vivant et il a été emmené à l'hôpital."
La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomao, a décrété à l'aube l'état de catastrophe naturelle face à la "situation gravissime" provoquée par les précipitations "intenses et persistantes".
Il s'agit du mois de février le plus pluvieux de l'histoire de cette ville, où vivent quelque 540.000 personnes, selon les données officielles. Sont tombés 584 milimètres d'eau, soit le double de ce qui était attendu pour le mois entier.
"Des quartiers sont isolés" et la situation est "extrême", a déclaré Mme Salomao, ajoutant que les pluies avaient provoqué au moins 20 glissements de terrain.
"La Défense civile estime par ailleurs à 440" le nombre de personnes sinistrées qui reçoivent "le soutien de la mairie pour leur accueil et leur hébergement provisoire", ont ajouté les autorités sur X.
Les pompiers luttent à la fois contre des inondations, des glissements de terrain et des risques structurels sur les berges et dans les zones proches de la rivière Paraibuna, qui est sortie de son lit, a précisé le lieutenant Henrique Barcellos, des pompiers du Minas Gerais.
Les autorités ont suspendu les cours dans toutes les écoles municipales. Certains habitants ont filmé des bâtiments s'effondrant en quelques secondes.
Des images postées sur les réseaux sociaux montrent des secouristes travaillant avec des excavatrices dans des zones ensevelies sous la terre et des habitations entièrement détruites. Des pompiers utilisent du matériel spécialisé pour évacuer des personnes sur le point de se noyer.
Sur les images, on peut également voir des rues et des avenues inondées et des torrents d'eau et de boue.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé avoir placé le système de Défense civile en état d'alerte.
"Notre priorité est de garantir une assistance humanitaire, la remise en route des services de base, une aide aux personnes déplacées, et un soutien à la reconstruction", a-t-il écrit sur X.
Le Brésil a connu plusieurs drames ces dernières années liés à des phénomènes climatiques extrêmes: inondations, sécheresse ou fortes vagues de chaleur.
En 2024, des inondations avaient frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts en affectant 2 millions d'habitants, l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire moderne du Brésil.
En 2022, une violente tempête avait fait 241 morts dans la ville de Petropolis, dans l'État de Rio de Janeiro.
Des experts ont lié la plupart de ces événements meurtriers aux effets du changement climatique.

Par Léa PERNELLE - © 2026 AFP
guest
0 Commentaires