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C1: Manchester City remporte un premier round titanesque contre le Real

  • PubliĂ© le 27 avril 2022 Ă  01:17
  • ActualisĂ© le 27 avril 2022 Ă  05:10
La joie du milieu de terrain portugais Bernardo Silva, aprÚs avoir marqué le 4e but pour Manchester City face au Real Madrid, lors de leur demi-finale aller de la Ligue des Champions, le 26 avril 2022 à l'Etihad Stadium

Si le 4-3 final est certainement frustrant pour Manchester City, la demi-finale aller de Ligue des Champions contre le Real Madrid, mardi, a accouché d'un match de légende entre deux équipes attaquant à corps perdu.

Manchester City a été bien mal payé de sa prestation pleine d'audace et de détermination offensive, mais c'est parce qu'il s'est fait prendre à son propre piÚge quand le déroulement du match lui a échappé.

Au final, ce maigre avantage paraßt trÚs flatteur pour Madrid qui a davantage joué à réaction mais qui peut toujours compter sur l'habileté diabolique de son duo Vinicius Junior/Karim Benzema, qui lui permet d'espérer pour le retour à Santiago Bernabeu.

Totalement absent pendant les 20 premiÚres minutes, le Real s'est retrouvé mené de deux buts aprÚs 12 minutes de jeu, du jamais vu dans sa longue histoire en Ligue des Champions.

DĂšs la 2e minute, Riyad Mahrez s'est baladĂ© sur son aile droite pour repiquer au centre sans ĂȘtre attaquĂ© et dĂ©poser la balle sur la tĂȘte plongeante de Kevin de Bruyne qui a piquĂ© le ballon, malgrĂ© la prĂ©sence du pied de Carvajal Ă  quelques millimĂštres de son front (1-0).

- La lucarne de Bernardo Silva -

Moins de dix minutes plus tard, sur un centre du mĂȘme de Bruyne, David Alaba a ratĂ© son intervention et Gabriel Jesus n'a eu qu'Ă  ouvrir son pied pour doubler la mise (2-0, 11e).

Si le Real a ensuite su conserver un peu le ballon, Mahrez en préférant jouer "perso" une occasion à la 25e, rendant Pep Guaridola fou furieux sur son banc, et Phil Foden, sont passés tout prÚs de faire le break.

La fin du premier acte a été moins agitée pour la défense espagnole, mais ses tourments ont repris dÚs le retour des vestiaires. A la 48e, Mahrez s'est à nouveau présenté seul face à Thibaut Courtois pour voir son intérieur du gauche repoussé par le poteau sur Phil Foden, dont la reprise instantanée a été sauvée sur la ligne par Carvajal.

Ce n'Ă©tait que partie remise, puisque 5 minutes plus tard, Foden, aux six mĂštres, n'a pas laissĂ© passer l'offrande de Fernandinho (3-1,53e), qui avait remplacĂ© John Stones Ă  la 36e minutes au poste d'arriĂšre droit oĂč manquaient dĂ©jĂ  Joao Cancelo, suspendu, et Kyle Walker blessĂ©.

Et que dire de la sublime frappe de Bernardo Silva en pleine lucarne qui a laissé Courtois pantois (4-2, 74e) ou le slalom de Mahrez dans la défense adverse, conclu d'une frappe un poil trop croisé (76e) ! Malgré tout, les Sky Blues n'iront qu'avec le plus petit des avantages à Madrid.

- Benzema éteint l'Etihad d'une Panenka -

La faute - ou le mérite, c'est selon, en revient encore largement à un Benzema qui a fait honneur à son 600e match sous le maillot du Real, devenant le premier non-espagnol à atteindre ce cap.

AprĂšs avoir créé les premiers frissons madrilĂšnes en plaçant le ballon sur le crĂąne de David Alaba (30e) pour une tĂȘte trop dĂ©croisĂ©e, tel un alchimiste, il a transformĂ© en or, d'une reprise habile du gauche, un centre de Ferland Mendy qui n'avait rien d'un cadeau (2-1, 33e).

Il a inscrit aussi le troisiÚme but de l'espoir, d'une Panenka qui a rendu l'Etihad silencieux pendant une seconde de stupéfaction, sur un pénalty à huit minutes de la fin (4-3, 82e).

Avec ce nouveau doublé, il est devenu le premier joueur du Real à dépasser les 40 buts sur une saison depuis le départ de Cristiano Ronaldo, en 2018.

Entre-temps, à la 55e c'est son compÚre d'attaque Vinicius Jr qui a profité d'une erreur de Fernandinho qui s'est jeté et a été piégé par la feinte de corps de son compatriote, qui est allé tromper Ederson avec beaucoup de sang-froid (3-2, 55e).

Le coup de sifflet a presque été accueilli avec frustration de ne pas voir le spectacle continuer. Mais la confrontation est encore trÚs indécise à huit jours du retour. Entre le réalisme des Merengues et la facilité avec laquelle les Citizens ont trouvé des failles dans leur arriÚre-garde, tout laisse imaginer un deuxiÚme acte tout aussi prolifique.

AFP

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