Football

C1 : Paris, une ultime marche pour entrer dans la lĂ©gende

  • PubliĂ© le 23 aoĂ»t 2020 Ă  21:24
  • ActualisĂ© le 23 aoĂ»t 2020 Ă  22:39
Les joueurs du PSG lors de l'entraßnement de veille de match au stade de la Luz à Lisbonne, le 22 août 2020

Le jour de gloire est arrivé: le PSG, qui joue la premiÚre finale de Ligue des champions de son histoire contre le Bayern Munich dimanche (21h00) à huis clos à Lisbonne, va tenter d'offrir au foot français sa deuxiÚme couronne européenne, 27 ans aprÚs Marseille.

"Tous derriÚre Paris", a titré à la Une de son édition dominicale Le Parisien, voyant dans le PSG une "équipe soudée" et soutenue "par toute une nation", qui a "rendez-vous avec son destin". Le club de la capitale est "aux portes du paradis" et "peut entrer dans l'histoire en remportant sa premiÚre Ligue des champions", écrit le quotidien L'Equipe.

Depuis la finale perdue de Monaco en 2004, cela faisait 16 ans que la France du foot attendait de vibrer pour l'un de ses représentants dans la plus prestigieuse des Coupes d'Europe de clubs.

Son parcours parfait dans le "Final 8", format inĂ©dit imaginĂ© par l'UEFA pour terminer sa compĂ©tition phare, paralysĂ©e pendant cinq mois par la pandĂ©mie de coronavirus, fait mĂȘme flotter dans la capitale un air de Coupe du monde, deux ans aprĂšs le sacre des Bleus en Russie. A Lisbonne aussi, l'ambiance est montĂ©e autour du PSG. "C'est le jour J. On a longtemps attendu ce moment!", exulte Brice en agitant son Ă©charpe des Rouge et Bleu devant la rĂ©plique gĂ©ante du trophĂ©e sur la place du Rossio.

MĂȘme le prĂ©sident de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas a souhaitĂ© "de tout coeur une belle victoire du PSG" sur Twitter dimanche.
A Marseille, seul club tricolore sacré dans la compétition (1993), le club a "appelé au calme et à la responsabilité, parce que la violence ne rÚgle rien", sur Twitter.

- L'expérience du Bayern -

Face à la ferveur suscitée par les exploits parisiens en cette période de crise sanitaire, l'entraßneur Thomas Tuchel et ses joueurs ont appelé à la modération. "Chers supporters, ce dimanche soyons tous responsables: respectons les gestes barriÚres", ont-ils martelé sur les réseaux sociaux.

A Paris, la finale sera retransmise sur les écrans géants du Parc des Princes devant 5.000 supporters, la jauge maximale imposée par le gouvernement. L'avenue des Champs-Elysées sera réservée aux piétons dimanche soir, mais il n'y aura pas de "fan zones" dans la capitale.

La maire de Paris Anne Hidalgo, qui sera à Lisbonne, a elle plaidé pour une "célébration encadrée" au Parc des Princes en cas de victoire du PSG, dans une interview au Parisien.

Reste Ă  faire tomber le Bayern Munich, quintuple laurĂ©at et grand favori de la finale, pour que la fĂȘte soit belle. Cette finale confrontera "le rĂȘve millionnaire du PSG face Ă  l'empreinte du Bayern", titre Marca, le journal le plus vendu d'Espagne. SĂ»r de sa puissance offensive incarnĂ©e par la dĂ©monstration en mondovision contre Barcelone (8-2) en quarts de finale et par Robert Lewandowski, meilleur buteur de la compĂ©tition avec 15 buts, l'ogre bavarois, fondĂ© en 1900, va disputer sa 11e finale de C1.

"Avant la finale, la foi du Bayern en ses propres forces est inĂ©branlable", souligne le SĂŒddeutsche Zeitung, le grand journal de Munich. A Paris, seuls Angel Di Maria (2014), Neymar (2015) et Keylor Navas (2016, 2017, 2018) ont dĂ©jĂ  atteint le Graal europĂ©en.

- "Parcours incroyable" -

MalgrĂ© la diffĂ©rence d'expĂ©rience Ă  ce niveau, la dynamique créée depuis le dĂ©clic de Dortmund en 8e de finale, la victoire renversante contre l'Atalanta Bergame (2-1) en quarts, et la dĂ©monstration contre Leipzig (3-0) en demies, donnent de solides motifs d'espoirs au PSG. D'autant plus que Neymar, candidat au titre symbolique de meilleur joueur de la planĂšte football en 2020, est en passe de rĂ©aliser le chef-d'oeuvre de sa carriĂšre... mĂȘme s'il n'a toujours pas marquĂ© dans ce "Final 8" presque parfait.

Pour les propriétaires qataris, qui ont investi des moyens colossaux depuis 2011 pour hisser Paris au sommet de l'Europe, l'opportunité de consacrer une décennie de travail à tous les étages et d'effacer les désillusions successives en Coupe d'Europe est à portée de crampons.

En particulier pour Thiago Silva (35 ans), capitaine emblĂ©matique de l'Ăšre QSI, qui va disputer son dernier match sous le maillot parisien. "J'espĂšre finir cette aventure avec un titre en Ligue des champions, c'est notre rĂȘve", avait-il confiĂ© Ă  l'AFP, juste avant le dĂ©but de la compĂ©tition. RĂ©aliser ce rĂȘve n'a jamais Ă©tĂ© aussi proche.

AFP

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