L'aide gouvernementale sur les carburants ciblĂ©e sur les "gros rouleurs", initialement prĂ©vue jusqu'au 30 septembre, ne "s'arrĂȘtera pas" Ă cette date, a indiquĂ© vendredi le ministre du Commerce Serge Papin sur TF1.
"Nous nous réunissons lundi autour du Premier ministre pour prolonger les aides" et pour réfléchir aux modalités de ce dispositif auquel 1,5 million de Français ont pour l'heure recouru, a poursuivi Serge Papin.
L'aide est actuellement de 100 euros et réservée aux actifs sous un certain seuil de revenus qui effectuent plus de 15 km par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail ou plus de 8.000 km par an dans le cadre de leur activité.
Pour l'heure, seule la moitié des "trois millions de personnes" potentiellement concernées, selon Serge Papin, en ont fait la demande sur le site prévu à cet effet.
Le ministre, notamment en charge du pouvoir d'achat, n'a pas précisé si le prolongement du dispositif permettra l'octroi d'une nouvelle aide ou sera ciblé sur les personnes éligibles qui n'ont pas encore fait leur demande.
Il a par ailleurs laissé ouverte la possibilité que l'aide prenne une nouvelle forme, avec une modification de ses modalités, sans donner davantage de détails.
Le Premier ministre SĂ©bastien Lecornu avait dĂ©jĂ annoncĂ© mercredi que les aides ciblĂ©es pour les secteurs Ă©conomiques les plus touchĂ©s par la hausse des prix du carburant (pĂȘche, agriculture, BTP) seraient prolongĂ©es jusqu'au 31 dĂ©cembre.
Plus particuliĂšrement pour les pĂȘcheurs, la ministre de la Mer Catherine Chabaud avait promis jeudi que leur aide serait portĂ©e au maximum de ce qui est permis par l'Union europĂ©enne jusqu'Ă la fin de l'annĂ©e, c'est-Ă -dire autour de 35 centimes par litre de carburant aujourd'hui.
Le prix des carburants a explosé depuis le début de la guerre en Iran fin février, avec notamment un gazole proche de son record historique.
Au-delà des aides ciblées, le gouvernement reste "défavorable" à des "mesures plus générales" demandées par certains partis d'opposition, notamment un plafonnement des prix à la pompe.
AFP
