L'objectif de la municipalité est de "protéger les habitants de Saint-Benoît et garantir à chacun des conditions de vie dignes et sécurisées" indique le maire Patrice Selly. Le Conseil municipal de Saint-Benoît s’est réuni ce jeudi 17 septembre 2026, à l'ordre du jour, l’expérimentation d’un dispositif de logements d’urgence, le rappel des sanctions applicables par le maire à l’encontre des bailleurs et propriétaires en cas de manquement aux règles d’hygiène, de salubrité et de sécurité des logements et la mise en place de sanctions pour les logements vacants (Photo d'illustration : Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)
Lors du conseil municipal, les élus ont approuvé la mise en place expérimentale d’un dispositif de logements d’urgence, porté en partenariat avec l’'établissement public foncier de La Réunion (EPFR) et le CCAS. Le dispositif permettra d’accueillir temporairement des personnes confrontées à une urgence sociale, un sinistre, une catastrophe naturelle, une situation d’habitat insalubre ou un arrêté de péril.
Le bien concerné sera prochainement réhabilité pour créer un logement et un studio indépendant. Les travaux sont estimés à 60.000 euros HT, dont 25.000 euros financés par l’EPFR et jusqu’à 35.000 euros par la commune. La gestion et l’attribution des logements seront assurées par le CCAS.
"Le passage du cyclone Garance nous a rappelé combien notre territoire peut être exposé. Dans ces moments, une collectivité doit être capable d’agir vite, avec des moyens adaptés et des lieux disponibles", a souligné Patrice Selly, évoquant également "un investissement en faveur de la solidarité, de la prévention et de la sécurité".
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- Des sanctions applicables aux bailleurs et propriétaires en cas de manquement -
Le Conseil municipal a également pris acte du rapport consacré aux sanctions pouvant être mises en œuvre, au titre du pouvoir de police du maire, à l’encontre des bailleurs et propriétaires qui ne respectent pas les règles d’hygiène, de salubrité et de sécurité des logements.
Plusieurs niveaux de sanctions administratives sont prévus, notamment :
• une amende forfaitaire pouvant atteindre 750 €,
• une astreinte administrative pouvant aller jusqu’à 1.000 € par jour de retard, dans la limite de 50.000 €, lorsque les travaux prescrits ne sont pas réalisés
• une amende administrative de 5.000 €, pouvant être portée à 15.000 €, en cas de défaut d’autorisation de mise en location.
Cette démarche s’inscrit dans la stratégie municipale de lutte contre l’habitat indigne, qui s’appuie notamment sur la création en juillet dernier d’un Guichet unique de l’habitat indigne au sein du service Habitat. Celui-ci permet aux locataires de signaler les désordres constatés dans leur logement et de bénéficier d’un accompagnement dans leurs démarches pour faire valoir leurs droits.
"La lutte contre l’habitat indigne constitue une priorité. Aucun habitant ne doit être contraint de vivre dans un logement dangereux, insalubre, suroccupé ou dépourvu des équipements essentiels", a affirmé Patrice Selly. Le maire a également rappelé que "les propriétaires et les bailleurs ont des droits, mais ils ont aussi des obligations" et que, lorsqu’un logement met en danger la santé ou la sécurité des occupants, "la collectivité doit intervenir avec fermeté".
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- Une taxe pour lutter contre la vacance des logements -
Autre décision importante en matière d’habitat : à compter du 1er janvier 2027, Saint-Benoît instaurera la Taxe sur la Vacance des Locaux d’Habitation (TVLH) sur l’ensemble du territoire communal.
Elle concernera les logements vacants depuis au moins deux ans, sous réserve des exonérations prévues par les textes. La taxe sera calculée sur la base de la valeur locative du logement, tandis que son taux sera fixé par le Conseil municipal en 2027.
À travers cette mesure, la Commune entend contribuer à la remise sur le marché de logements durablement vacants, dans un contexte où la mobilisation du parc existant constitue un enjeu important de la politique locale de l’habitat.
Les autres décisions du conseil municipal
Le Conseil municipal a également adopté plusieurs délibérations relatives au foncier et à l’aménagement, ainsi que le plan de financement de la rénovation de l’éclairage public des équipements sportifs, pour un montant de 1,61 million d’euro.
Cette séance traduit ainsi la volonté de la Ville de poursuivre une action concrète en faveur de la protection des habitants, de la dignité des conditions de logement et de la qualité du cadre de vie à Saint-Benoît.
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