110 milliards de dollars

Catastrophes naturelles: des pertes lourdes mais en baisse sur la premiĂšre partie de 2023

  • PubliĂ© le 27 juillet 2023 Ă  16:10
  • ActualisĂ© le 27 juillet 2023 Ă  16:18
Turquie: six morts de plus dans les décombres aprÚs un nouveau séisme

Les catastrophes naturelles ont causé de lourds dégùts (110 milliards de dollars) au premier semestre de 2023, marqué par le tremblement de terre en Turquie et en Syrie, mais les pertes ont été moindres qu'en 2022, selon une estimation présentée jeudi par le réassureur Munich Re.

Au premier semestre de 2022, les pertes globales avaient été de 120 milliards, selon l'estimation du groupe munichois. Les pertes assurées sont elles aussi en baisse, à 43 milliards de dollars, contre 47 milliards l'an passé, selon le bilan de Munich Re. Mais dans les deux cas ces pertes étaient "toujours bien supérieures à la moyenne des dix derniÚres années", ajoute le communiqué.

Le tremblement de terre en Turquie et en Syrie a fait 58.000 victimes, portant le nombre mondial de victimes de catastrophes naturelles au premier semestre de l'année (quelque 62.000) à son niveau le plus élevé depuis 2010.

La catastrophe en Turquie et en Syrie a causé des pertes d'environ 40 milliards de dollars, dont environ 35 milliards pour la Turquie.

Dans ce pays, 5 milliards de dollars de pertes étaient assurés, malgré la création du Pool turc d'assurance contre les catastrophes (TCIP).

En ajoutant les graves inondations dans le nord-est de l'Italie et dans les pays voisins en mai, le bilan des pertes en Europe grimpe Ă  prĂšs de 59 milliards de dollars.

Aux États-Unis, des orages violents accompagnĂ©s de tornades destructrices et de grĂȘle ont fait grimper les pertes Ă  plus de 35 milliards de dollars, dont plus de 25 milliards Ă©taient assurĂ©s.

Ces niveaux de pertes aux Etats-Unis semblent désormais des "événements normaux, plutÎt que des valeurs aberrantes", souligne l'assureur.

"Les effets du changement climatique ont un impact de plus en plus fort sur nos vies", avec "des températures record dans de nombreuses régions du monde" depuis janvier, commente Ernst Rauch, climatologue chez Munich Re.

Cela se traduit par des "tempĂ©ratures de l'eau trĂšs Ă©levĂ©es dans divers bassins ocĂ©aniques, des sĂ©cheresses dans certaines parties de l'Europe et de graves incendies de forĂȘt dans le nord-est du Canada", ajoute-t-il.

Comme en 2016, le phénomÚne climatique naturel El Niño, qui prend sa source dans l'océan Pacifique et entraßne une augmentation des températures mondiales, joue un rÎle dans ces catastrophes en 2023, selon l'expert.

AFP

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