Semaine parfaite pour Arsenal: aprÚs Liverpool en championnat, les Gunners ont dominé Manchester City en demi-finale de Coupe d'Angleterre samedi à Wembley (2-0), offrant à leur coach Mikel Arteta la plus belle victoire de sa jeune carriÚre sur le banc.
L'Espagnol de 38 ans a pris sa revanche sur Pep Guardiola, dont il a été l'adjoint pendant trois ans sur le banc des Citizens. Il y a un mois, pour la reprise du championnat, City avait sÚchement dominé Arsenal 3-0.
Les Gunners auront donc l'occasion de sauver leur saison en finale de la Cup le 1er août contre le vainqueur de l'autre demie entre Chelsea et Manchester United, dimanche à 17h00 GMT.
Il y a encore six jours, Arsenal était au fond du trou, aprÚs sa défaite contre son grand rival Tottenham (2-1), qui l'avait relégué en neuviÚme position du championnat. Depuis, une victoire surprise 2-1 face au champion Liverpool en Premier League et la victoire de samedi ont remis les Gunners sur les rails.
Mikel Arteta a-t-il enfin trouvĂ© la clĂ©, aprĂšs une demi-saison Ă la tĂȘte des Gunners ? Aucune conclusion hĂątive n'est possible, puisque six tirs au total ont suffi Ă son Ă©quipe pour marquer quatre buts aux deux meilleures Ă©quipes anglaises, manifestement Ă©puisĂ©es sur le plan physique.
La confrontation restait pourtant déséquilibrée sur le papier, Manchester City ayant remporté les sept derniÚres confrontations entre les deux clubs.
Comme contre Liverpool mercredi, le recordman de victoires dans cette compétition (13 trophées) a essentiellement profité d'erreurs défensives du tenant du titre.
Un flottement dans le placement de Laporte a d'abord permis à Aubameyang de tenter sa chance (16e). Trois minutes plus tard, c'est encore le Franco-Gabonais qui a été à la réception d'une transversale de Pépé pour devancer Walker et tromper Ederson d'une reprise de volée (19e, 1-0).
Deux relances trĂšs hasardeuses du portier brĂ©silien de City ont mis en danger son collectif, notamment Ă la demi-heure de jeu, et vĂ©hiculĂ© le sentiment que City n'Ă©tait vraiment pas entrĂ© dans son match. Une tĂȘte de Mustafi a encore fait trembler les joueurs de Guardiola (41e).
A la pause, l'avantage londonien était logique, Manchester City n'ayant jamais pu se montrer réellement dangereux. La lenteur des joueurs de Guardiola, le manque de mouvements et d'enchaßnements, voire l'apathie collectives, étaient criants, et trÚs inhabituels pour cette équipe.
- Meilleures intentions -
Ils avaient dĂ©jĂ connu une baisse de rĂ©gime mercredi en championnat contre le relĂ©gable Bournemouth, qui avait tirĂ© deux fois plus au but (15 tentatives contre 8, une statistique rarissime pour une formation de Guardiola). Les Citizens l'avaient tout de mĂȘme emportĂ© 2-1.
Ils sont revenus des vestiaires avec de meilleures intentions, avec deux tirs non cadrés de Raheem Sterling (49e), à chaque fois servi par De Bruyne, seul Citizen vraiment actif sur le plan offensif, au milieu de coéquipiers souvent passifs, voire invisibles (Mahrez, Sterling, Silva, Gabriel Jesus).
Mahrez a également eu sa chance cinq minutes plus tard (54e), puis De Bruyne sur un coup franc (61e), face à un Emiliano Martinez qui semblait gagner en immunité à chaque tentative adverse.
L'une des seules contre-attaques d'Arsenal, soldée par une passe en profondeur de Tierney pour Aubameyang, a suffi à mettre fin au suspense (2-0, 71e).
Arsenal n'a jamais douté, face à une formation trÚs fatiguée qui a maintenant trois semaines pour retrouver des forces avant le huitiÚme de finale retour de Ligue des Champions contre le Real Madrid.
AFP



