Des drapeaux palestiniens au fronton des mairies lundi, malgré la mise en garde de Beauvau

  • PubliĂ© le 22 septembre 2025 Ă  12:05
  • ActualisĂ© le 22 septembre 2025 Ă  12:21
Le Premier secrĂ©taire du Parti socialiste français Olivier Faure (G) Ă  la mairie de Saint-Denis, prĂšs de Paris, oĂč a Ă©tĂ© hissĂ© le drapeau palestinien, le 22 septembre 2025

Plusieurs maires ont commencĂ© Ă  hisser lundi le drapeau palestinien au fronton de leur hĂŽtel de ville, en mĂȘme temps que la France doit reconnaĂźtre ce nouvel Etat, faisant fi des mises en garde du ministre de l'IntĂ©rieur dĂ©missionnaire Bruno Retailleau.

"Ce soir, le PrĂ©sident de la RĂ©publique annoncera Ă  l'ONU la reconnaissance de l'État de Palestine. Nantes accompagne cette dĂ©cision historique de la RĂ©publique Française en hissant, pour la journĂ©e, le drapeau palestinien", a Ă©crit lundi matin sur X la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, alors que le drapeau flotte dĂ©jĂ  devant sa mairie, a constatĂ© une journaliste de l'AFP.

Un drapeau palestinien a Ă©galement Ă©tĂ© hissĂ© vers 09H40 au fronton de la mairie de Saint-Denis, en prĂ©sence du premier secrĂ©taire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui avait appelĂ© Ă  ce pavoisement, au moment oĂč le prĂ©sident Emmanuel Macron doit officialiser la reconnaissance par la France de l'Etat de Palestine lors d'une AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l'ONU.

"Il ne s'agit pas d'un acte militant de longue durée (...). Nous avons fait le choix de le faire sur un moment, c'est le temps de la reconnaissance de l'Etat de Palestine", a fait valoir auprÚs de l'AFP le maire socialiste de la commune, Mathieu Hanotin. Il a qualifié lundi matin ce jour d'"historique".

Le maire PCF de Stains (Seine-Saint-Denis) Azzédine Taïbi a également "procédé à la pose du drapeau palestinien, ainsi que celui du drapeau de l'ONU et de la Paix", a-t-il déclaré à l'AFP.

La banniĂšre rouge, noire, blanche et verte devrait ĂȘtre exhibĂ©e au fronton d'autres mairies de la banlieue parisienne, telles Nanterre, Bagneux, Gennevilliers, Ivry-sur-Seine ou Corbeil-Essonnes.

A Malakoff, la maire communiste avait précédé l'appel et apposé un drapeau palestinien dÚs vendredi, resté sur le fronton de l'hÎtel de ville, malgré une injonction du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, sur recours du préfet des Hauts-de-Seine.
A Lille, le drapeau palestinien qui était déployé depuis la visite mi-septembre d'une délégation de sa ville jumelle Naplouse en Cisjordanie, a été Îté lundi matin au départ de cette délégation, a indiqué la mairie à l'AFP, et ne sera pas remis en place dans la soirée, à la demande du préfet.

Car Bruno Retailleau a donné consigne aux préfets de faire respecter un "principe de neutralité des services publics".

"L'Etat non seulement ne demande pas le pavoisement, mais demande le non-pavoisement", a insisté samedi le secrétaire général du ministÚre de l'Intérieur, Hugues Moutouh.

Invité lundi matin de TF1, Jean-Noël Barrot, ministre démissionnaire des Affaires étrangÚres, a de son cÎté qualifié ces débats de "polémiques futiles".

"C'est un jour historique pour la paix et je ne souhaite pas (...) qu'il puisse ĂȘtre instrumentalisĂ© aux fins de polĂ©miques politiciennes, aux fins de nous diviser dans un moment oĂč, plus que jamais, nous avons besoin d'ĂȘtre unis pour ĂȘtre fort", a-t-il ajoutĂ©.

AFP

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