Lutte contre les discriminations

Elisabeth Borne annonce la création d'un poste d'"ambassadeur aux droits LGBT+"

  • PubliĂ© le 4 aoĂ»t 2022 Ă  16:51
La PremiÚre ministre française Elisabeth Borne, à Bois-Colombes, prÚs de Paris, le 23 juin 2022

La PremiÚre ministre, Elisabeth Borne, a annoncé qu'un "ambassadeur aux droits LGBT+" serait nommé "avant la fin de l'année" ainsi que "la création d'un fonds de trois millions d'euros pour créer dix nouveaux centres LGBT+", en plus des 35 existants. Il y en aura au moins un dans chaque région d'Outre-mer

La cheffe du gouvernement s'est exprimée lors d'une visite du centre LGBT+ (lesbien, gay, bi, trans) d'Orléans, à l'occasion du quarantiÚme anniversaire de l'abrogation des discriminations entre les relations hétérosexuelles et homosexuelles introduites dans le Code pénal par le régime de Vichy.

Cet ambassadeur "coordonnera l'action du ministÚre de l'Europe et des Affaires étrangÚres pour la protection contre les discriminations et la promotion des droits LGBT+ et portera la voix de la France", a indiqué Mme Borne, notamment pour défendre "la dépénalisation universelle de l'homosexualité et de la transidentité".

La PremiÚre ministre a par ailleurs salué "le travail exemplaire des associations et des centres LGBT+", "points d'entrée identifiables et accessibles pour de nombreuses personnes qui ne savent pas vers qui se tourner" et qui, l'année derniÚre, "ont aidé prÚs de 6.000 personnes partout dans notre pays".

Le fonds de trois millions d'euros doit permettre la création de dix nouveaux centres, afin qu'il y ait au moins deux centres dans chaque région de l'Hexagone et un centre au moins dans chaque région d'outre-mer.

"La bataille des mentalitĂ©s n'est pas encore gagnĂ©e", a mis en garde Elisabeth Borne, relevant que "la haine anti-LGBT+ continue Ă  exclure, blesser et mĂȘme parfois tuer".

InterrogĂ©e sur la ministre Caroline Cayeux, qui avait provoquĂ© un tollĂ© mi-juillet, notamment pour avoir dĂ©signĂ© les homosexuels par la formule "ces gens-lĂ ", la cheffe du gouvernement a dĂ©plorĂ© "des expressions blessantes" mais a martelĂ© qu'il n'y avait "aucune ambiguĂŻtĂ© sur l'engagement de tous les membres de (son) gouvernement, qui portent la mĂȘme vision d'une sociĂ©tĂ© progressiste".

A propos d'une proposition de loi portée par le sénateur PS Hussein Bourgi qui demande réparation pour les personnes condamnées pour homosexualité entre 1942 et 1982, la PremiÚre ministre a dit qu'elle "l'entendait" et qu'elle allait la "regarder".

"Ça n'est pas un sujet simple de savoir comment on rĂ©pare des blessures qui ont pu ĂȘtre apportĂ©es en raison de discrimination", a-t-elle fait observer, en considĂ©rant "important, dĂ©jĂ , d'acter que l'introduction de discrimination dans le droit avait Ă©tĂ© une faute, et de saluer et de commĂ©morer l'abrogation de ces dispositions".

Le régime de Vichy avait introduit une discrimination entre les relations hétérosexuelles - la majorité sexuelle étant alors fixée à 15 ans - et homosexuelles, pénalisées si l'un des partenaires était mineur (à l'époque, 21 ans).

La discrimination était restée en vigueur lors de l'abaissement de la majorité à 18 ans en 1974, avant que la gauche ne l'abroge en 1982 et n'aligne la majorité sexuelle à 15 ans, quel que soit le sexe des partenaires.

AFP

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1 Commentaires
Jeanbon
Jeanbon
3 ans

Certains Francais n'arrivent plus à joindre les deux bouts, crÚvent la faim, ne peuvent se loger, et voilà une de leurs priorités...