Politique économique

Emmanuel Macron annonce une baisse d'impĂŽts de "2 milliards d'euros" pour les classes moyennes

  • PubliĂ© le 16 mai 2023 Ă  05:33
  • ActualisĂ© le 16 mai 2023 Ă  12:56
Emmanuel Macron présente son plan pour la réindustrialisation de la France, le 11 mai 2023 à l'Elysée

Ce lundi 15 mai 2023, Emmanuel Macron, PrĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©tait l'invitĂ© du journal de 20 heures (heure de MĂ©tropole) de TF1. Ce que voulait le chef de l'État, "remettre en perspective les bonnes nouvelles de sa politique Ă©conomique". Ukraine, rĂ©industrialisation du pays, impĂŽts
 Emmanuel Macron a abordĂ© plusieurs thĂ©matiques. Il a par ailleurs affirmĂ© l'objectif d'une baisse d'impĂŽts de 2 milliards d'euros pour les mĂ©nages.

Au cours de l'interview diffusée sur TF1, le président de la République a annoncé une baisse de la fiscalité de 2 milliards d'euros. "Il y aura une baisse d'impÎts dans ce quinquennat concentrée sur les classes moyennes", a promis Emmanuel Macron.

Le président de la République souhaite faire un geste envers les classes moyennes, envers "les Françaises et les Français qui travaillent dur, qui veulent bien élever leurs enfants et qui aujourd'hui, parce que le coût de la vie a monté, parce que la dynamique des salaires n'est pas toujours là, ont du mal à boucler la fin du mois", a-t-il expliqué.

Mais quels impĂŽts vont diminuer ? Le chef de l'État n'a pas rĂ©pondu prĂ©cisĂ©ment Ă  cette question. "J'ai demandĂ© au gouvernement de me faire des propositions", a-t-il indiquĂ©. Et Ă  partir de quand ? "Quand la trajectoire budgĂ©taire le permettra dans ce quinquennat, dans cette mandature", a promis le chef de l'Etat, expliquant qu'il fallait accompagner cette mesure de la poursuite de la dĂ©fense du pouvoir d'achat et du plein emploi.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique confirme d'ailleurs sa ligne. "MĂȘme lorsqu'il y a des contestations, on ne change pas, on ne fait pas tĂȘte Ă  queue, on ne se dit pas d'un seul coup on va augmenter massivement les impĂŽts, on arrĂȘte les rĂ©formes." Si le chef de l'État reconnaĂźt que les grĂšves de ces derniers mois ont pu Ă©corner l'image de la France auprĂšs des investisseurs Ă©trangers, Emmanuel Macron leur a rappelĂ© qu'"il y a une violence intolĂ©rable et qu'il y a des manifestations", qui, malgrĂ© tout, "se passent dans le calme."

- Macron "assume" la réforme des retraites -

"Travailler plus longtemps, c'est produire plus de richesses", a-t-il déclaré. Emmanuel Macron a défendu une réforme "nécessaire parce qu'elle crée plus de richesse."

Concernant les critiques le visant et le qualifiant de mĂ©prisant, Emmanuel Macron s'est dĂ©fendu, expliquant ĂȘtre "toujours allĂ© au contact" des gens sur le terrain.

 

- De "nouvelles munitions" prochainement envoyées en l'Ukraine -

Au lendemain de la rĂ©ception de Volodymyr Zelensky Ă  l'ÉlysĂ©e, Emmanuel Macron a rappelĂ© la stratĂ©gie de la France. "Aider l'Ukraine Ă  rĂ©sister, Ă  organiser, au moment oĂč elle choisira, une contre-offensive pour pouvoir ramener tout le monde Ă  la table des nĂ©gociations et dans des conditions qu'elle aura choisies, bĂątir une paix durable pour elle."

Si Emmanuel Macron assure que la France a dĂ©jĂ  livrĂ© "beaucoup", il annonce que de "nouvelles munitions" vont ĂȘtre envoyĂ©es en Ukraine. "On ne fait pas la guerre Ă  la Russie, on aide l'Ukraine Ă  rĂ©sister face Ă  l'assaillant russe. Ce qui veut dire qu'on ne livre pas d'armes qui permettraient d'atteindre le sol russe ou d'attaquer la Russie. Et on n'affaiblit pas non plus la capacitĂ© de la France Ă  se dĂ©fendre elle-mĂȘme", a-t-il martelĂ©.

Le chef de l'État a Ă©galement profitĂ© de son intervention tĂ©lĂ©visĂ©e pour annoncer que la France allait permettre la formation de pilotes ukrainiens sur son sol. "Nous avons ouvert la porte pour former des pilotes ukrainiens en France, avec d’autres pays europĂ©ens, avec les AmĂ©ricains", a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique. "Les formations peuvent commencer dĂšs maintenant", a-t-il encore indiquĂ©, assurant que cela pourrait ĂȘtre fait avec "les pays europĂ©ens qui y sont prĂȘts".

- Macron se félicite des 13 milliards d'euros investis en France, grùce à Choose France -

En marge du sommet international Choose France qui s'est tenu lundi au Chùteau de Versailles, Emmanuel Macron a par ailleurs tenu à saluer les 13 milliards d'euros investis par des entreprises étrangÚres, créatrices d'emplois dans l'Hexagone. "13 milliards d'euros investis, plus de 8.000 emplois sur le terrain. Les trois quarts de ces investissements et de ces emplois ils sont hors Paris."

"On réindustrialise et on attire", assure Emmanuel Macron, insistant sur le fait que les grÚves récentes ont touché des entreprises publiques et pas privées.

- Des discussions sur le pouvoir d'achat -

Le président espÚre que l'inflation sur les produits alimentaires sera "absorbée (...) d'ici à l'automne" et affirme que le gouvernement va "rouvrir les discussions avec la grande distribution" sur le pouvoir d'achat. "On va mettre tout le monde autour de la table", dit Emmanuel Macron. "On veut qu'il n'y ait pas de marges exceptionnelles qui soient faites dans cette période", assure-t-il, ajoutant que "certains grands groupes agroalimentaires ont vite répercuter la hausse, mais ont moins vite répercuter la baisse" de l'inflation.

Emmanuel Macron a d'ailleurs terminĂ© son entretien avec le prĂ©sentateur de TF1 en soulignant l'action d'Élisabeth Borne. Cependant, il n'a pas rĂ©pondu quant Ă  son maintien ou non Ă  Matignon. La PremiĂšre ministre qui reçoit d'ailleurs ce jour et demain les syndicats.

- L'opposition fustige sa prise de parole -

Du cÎté des Insoumis, comme des élus du Rassemblement national, en passant par les socialistes, l'interview donnée par Emmanuel Macron ce lundi soir est trÚs critiquée.

Jean-Luc MĂ©lenchon, ironise sur Twitter aprĂšs la prise de parole d'Emmanuel Macron : "Macron l'ami des riches est rentrĂ© de Versailles. Mais oĂč est le PrĂ©sident de la RĂ©publique ? En France, ça nous manque."

Le premier secrĂ©taire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime que "plus qu’impopulaire Macron est minoritaire. Il mĂ©prise 9 actifs sur 10, tous les syndicats et l’AssemblĂ©e national".

"Au fil des entretiens, il semble qu’Emmanuel Macron fasse un dĂ©ni de rĂ©alitĂ© sur le macronisme", estime Marine Le Pen. "Appauvrissement des classes moyennes, ensauvagement de la sociĂ©tĂ©, mĂ©pris pour la dĂ©mocratie
 Un autoportrait sĂ©vĂšre mais juste !", ajoute-t-elle.

Le député François Ruffin a estimé que le chef d'Etat est "complÚtement hors-sol et ne comprend pas comment vivent les gens.
D'aprÚs lui, le président de la République "n'a rien à proposer sur le terrain" des salaires.
 

Mathilde Panot a quant Ă  elle jugĂ© Emmanuel Macron "dĂ©connectĂ© comme jamais". "Être impopulaire vaudrait brevet de courage".

Marine Tondelier a, elle, rebondi sur la rĂ©ponse apportĂ©e par Emmanuel Macron aux Français qui l'estiment "mĂ©prisant". "Emmanuel Macron, pourriez-vous nous rappeler qui nous a menti en promettant une revalorisation des petites pensions Ă  1.200€ ou en nous prĂ©sentant la retraite Ă  64 ans comme la seule solution pour combler le dĂ©ficit?", a alors questionnĂ© la secrĂ©taire nationale d'EELV sur Twitter.

Le président des Républicains a de son cÎté qualifié l'interview du président de "trÚs longue, trop longue". "Un peu le sentiment que le président a parlé pour ne rien dire. Ce n'est pas la répétition des discours qui leur donne de la force", a ajouté Eric Ciotti.

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1 Commentaires
Dehors.
Dehors.
2 ans

Le Monarque continue son exercice d’autosatisfaction, de mensonges et de mĂ©pris. Utiliser la guerre et le COVID pour justifier la rĂ©forme et oser dire qu’il y a eu peu de grĂšves. Toujours plus loin dans l’ignominie ! Un prĂ©sident seul, que personne n’écoute.