Santé

Endométriose: le gouvernement annonce le remboursement de tests salivaires pour certaines femmes

  • PubliĂ© le 11 fĂ©vrier 2025 Ă  05:32
  • ActualisĂ© le 11 fĂ©vrier 2025 Ă  11:18
La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, à Strasbourg, le 1er février 2025 ( AFP / ELSA RANCEL )

La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a annoncé lundi soir qu'un test salivaire utilisé pour le diagnostic de l'endométriose, encore au stade expérimental, serait d'ores et déjà remboursé à compter de mardi pour certaines patientes.

"C'est un coût de 800 euros par femme", qui sera pris en charge par l'assurance maladie, a précisé la ministre sur France 2.

Ces tests détectant l'endométriose par la salive grùce à l'analyse et au séquençage de l'ARN ("Endotest") ont été conçus par la biotech lyonnaise Ziwig.

Les études sur ce test été jugées suffisamment prometteuses par la Haute autorité de santé (HAS) pour justifier une expérimentation à grande échelle.

La HAS avait donnĂ© son feu vert en octobre Ă  une prise en charge de ces tests, via un dispositif dĂ©rogatoire. Le gouvernement avait d'ores et dĂ©jĂ  indiquĂ© qu'il suivrait cet avis, qui sera finalement officialisĂ© dans un arrĂȘtĂ© devant paraĂźtre ce mardi.

Selon le ministÚre de la Santé et Ziwig, quelque 25.000 patientes de plus de 18 ans pourront bénéficier d'une prise en charge dans les mois à venir, une estimation qui reste "théorique" selon le cabinet de Mme Vautrin.

Les 2.500 premiÚres seront incluses dans une étude clinique dont les résultats (baisse du nombre de chirurgies diagnostiques, impact sur la prise en charge globale) conditionneront une éventuelle généralisation du remboursement.

"DÚs que nous aurons les résultats concernant ces patientes, la Haute autorité de santé donnera un avis définitif qui permettra de mettre en avant le bien fondé du test et, derriÚre, une prise en charge pour toutes les femmes de notre pays", a indiqué Mme Vautrin sur France 2.

La ministre s’était personnellement engagĂ©e sur le sujet dĂšs son arrivĂ©e au gouvernement en annonçant dĂ©but 2024 des premiers remboursements des tests dĂšs 2025.

L’endomĂ©triose touche plus de 2 millions de femmes en Ăąge de procrĂ©er.

L’errance diagnostique autour de cette pathologie est Ă©norme : sept ans en moyenne sont nĂ©cessaires pour poser un diagnostic. Les symptĂŽmes ont un impact considĂ©rable sur la qualitĂ© de vie des personnes atteintes, rappelle le ministĂšre de la SantĂ©.

AFP

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