Football

Espagne: le Real redevient souverain, Zidane souffle et impressionne encore

  • PubliĂ© le 2 mars 2020 Ă  03:29
  • ActualisĂ© le 6 mars 2020 Ă  16:56
Le jeune Brésilien Vinicius Junior a lancé le Real Madrid sur la voie du succÚs contre le Barça dans le clasico disputé au stade Santiago-Bernabeu, le 1er mars 2020

Indiscutable Zinédine Zidane: acculé, l'entraßneur français du Real Madrid a encore relevé un grand défi en remportant le clasico de la 26e journée de Liga contre le FC Barcelone dimanche (2-0), avec des paris réussis.

Toni Kroos, rĂ©installĂ© comme titulaire par le technicien français pour le clasico aprĂšs son absence mercredi contre Manchester City en Ligue des champions et passeur dĂ©cisif pour le but de Vinicius (71e), en qui "Zizou" a placĂ© sa confiance, et Mariano Diaz, buteur quelques secondes aprĂšs son entrĂ©e en jeu (90e+2), ont scellĂ© la victoire et, par lĂ -mĂȘme, la premiĂšre place du classement retrouvĂ©e de la "Maison blanche".

"J'avais dit que ça allait ĂȘtre une opportunitĂ© de redresser la barre, et Ă  l'arrivĂ©e on a fait ce qu'on avait promis", a tenu Ă  souligner en confĂ©rence de presse d'aprĂšs-match ZinĂ©dine Zidane, en difficultĂ© aprĂšs le revers de mercredi contre Manchester City en 8e de finale aller de Ligue des champions au Santiago-Bernabeu (2-1).

Une opportunité pour sortir la "Maison blanche" de la mauvaise passe dans laquelle elle était engagée: en manque de buts et avec une fragilité défensive inquiétante, les MadrilÚnes abordaient le clasico sur une série de trois matches sans victoire. Mais le technicien prodigue des Merengue, dos au mur aprÚs le revers en C1 mercredi, a encore prouvé sa qualité avec des choix tactiques payants.

- Des paris signés "ZZ" -

Le Brésilien Vinicius (19 ans), apprécié pour sa vitesse mais vivement critiqué pour son manque d'efficacité dans la surface, a encore pénétré de nombreuses fois dans la zone de vérité dimanche, jusqu'à cette lumineuse ouverture de l'Allemand Toni Kroos, préservé mercredi, qui lui a permis d'ouvrir le score (71e)... et d'oser haranguer le public venu lui témoigner son soutien. "Je savais que mon moment allait arriver. C'est une belle passe (celle de Kroos), on la fait tout le temps à l'entraßnement, aujourd'hui c'est passé et j'ai pu marquer", a exulté le jeune attaquant brésilien au coup de sifflet final.

Le solide ancrage au milieu de terrain, l'entrĂ©e en jeu de Brahim Diaz, prĂ©fĂ©rĂ© Ă  Luka Jovic et buteur (90e+2), et la titularisation d'Isco sur l'aile droite, prĂ©fĂ©rĂ© Ă  Gareth Bale, ont aussi Ă©tĂ© autant de coups de maĂźtre signĂ©s "ZZ", puisque l'Espagnol a Ă©tĂ© la principale menace pour Marc-AndrĂ© ter Stegen, avec cette superbe frappe enroulĂ©e bien chassĂ©e de la main droite par le portier blaugrana (56e), ou avec cette reprise de la tĂȘte (60e) stoppĂ©e sur la ligne par Gerard PiquĂ©, dans la foulĂ©e.

Alors que les deux formations abordaient ce clasico retour de Liga avec des dĂ©fenses entourĂ©es de questions et loin d'ĂȘtre Ă©tanches, le Real Madrid a retrouvĂ© son duo dĂ©fensif Sergio Ramos-RaphaĂ«l Varane, solides dimanche, alors que le capitaine blanc est devenu le joueur avec le plus de clasico disputĂ©s dans l'histoire (44, devant les 43 de Manuel Sanchiz). "C'est ce que je voudrais relever, notre soliditĂ© dĂ©fensive. On a dĂ©fendu ensemble, et aprĂšs on sait qu'Ă  tout moment on a la capacitĂ© de marquer", a savourĂ© "Zizou" aprĂšs la rencontre.

- Messi, dans l'ombre -

Le Barça a lui aussi longtemps tenu bon face aux assauts merengues. PiquĂ© est revenu Ă  son meilleur niveau aprĂšs sa foulure de la cheville mardi, mais cela n'a pas suffi. Les Catalans ont eu plus de difficultĂ© Ă  contrĂŽler le rythme de la rencontre, et ont dĂ» courir derriĂšre le ballon pendant une bonne partie du match, en rĂ©sistant aux vagues blanches. "La vĂ©ritĂ© c'est que nous avons perdu confiance avec le ballon, on est rentrĂ© dans une phase de nervositĂ©, et ça a donnĂ© ce rĂ©sultat. (...) Évidemment, dans cette situation, je souffre plus que je n'apprĂ©cie", a regrettĂ© Quique SetiĂ©n, aprĂšs son baptĂȘme du feu du clasico sur le banc blaugrana.

Le champion du monde français Antoine Griezmann, pour son deuxiÚme clasico, a cependant eu deux occasions de marquer, mais la premiÚre (18e) a été bien dégagée par Sergio Ramos et Raphaël Varane, et la deuxiÚme est passée au-dessus du cadre (21e).

C'est surtout l'absence de Lionel Messi (26 buts en 42 clasicos) qui a frappé le match. Fantomatique, le sextuple Ballon d'Or a été loin de son niveau dimanche soir, et a précipité la chute du Barça pour le premier clasico de Quique Setién sur le banc catalan. Le Barça repasse donc derriÚre le Real au classement, et la course pour le titre n'est définitivement pas encore terminée entre les deux géants du football espagnol.

AFP

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