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Euro-2016: bleu-blanc-rouge au coeur, la France prie pour la victoire

  • PubliĂ© le 10 juillet 2016 Ă  23:40
Des supporters français dans la fanzone de Toulouse, le 10 juillet 2016

Bleu-blanc-rouge jusqu'au bout des ongles des supportrices ou sur l'étole du curé: une France enfiévrée est derriÚre son équipe dimanche, priant pour que Griezmann et ses collÚgues l'emportent sur le Portugal lors de la finale de l'Euro-2016.


Dans les fan zones partout en France, des supporters enthousiastes ont entonné la Marseillaise à pleins poumons.
Dans la capitale, toute la journée, le métro résonnait des cris et des chants des supporters, en perruques et maillots bleu blanc rouge.
Et en moins de trois heures, plus de 90.000 personnes sont entrées à la fan zone de la Tour Eiffel. Celle-ci, affichant complet plus de deux heures avant le match, a dû fermer ses portes avant 19H00, une annonce qui a provoqué cris, larmes de déception et invectives dans la file d'attente.
Certains supporters ont tenté d'entrer malgré tout dans la fan zone et ont été repoussés par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogÚne, a indiqué une source policiÚre.
Brice Ngando, 21 ans, venu de Colombes (92) avec sa bande de copains, attend du match "du beau jeu, une bonne ambiance et surtout une victoire de la France". "On a besoin de cette victoire, pour le moral".
Mille quatre-cents policiers assurent la sécurité des lieux, tandis que 1.300 policiers sont au stade de France et 700 dans les transports. Certaines lignes de métro et RER seront ouvertes toute la nuit.
A Marseille, la deuxiÚme fan zone la plus importante avec 80.000 personnes, était aussi quasiment pleine à une demi heure du coup d'envoi. Complet aussi à Toulouse.
Parmi les plus jeunes supporters portugais présents dans la cité phocéenne, Tiago, tout juste un an, arbore la tenue complÚte de la Seleçao dans les bras de son pÚre.
Pas trÚs loin, Andrea et ses trois amies vibrent aussi pour la Seleçcao. "Cristiano Ronaldo, Antoine Griezmann, c'est pas comparable ! Ronaldo, c'est un ballon d'or", s'enflamme Andrea, Portugaise.
- Une finale de rĂȘve -
Inconcevable Ă  MĂącon, la ville d'Antoine Griezmann, chouchou des supporters. "MĂącon capitale de la France", hurle le chauffeur de salle au "Spot", une salle de 5.600 places oĂč est retransmise la rencontre.
Dans la capitale, José, Portugais, et Marie, Française, chacun le drapeau de leur équipe sur le dos, sont venus de Toul pour assister au match dans la fan zone: "Moi je dis 2-0 pour la France, lui il dit 2-1 pour le Portugal", rigole Marie. "Je serais ravi que la France gagne mais le Portugal, c'est le choix du coeur", constate José, 50 ans, arrivé en France à 4 ans.
Quel que soit le rĂ©sultat, ce soir ce sera donc la fĂȘte et demain matin sera difficile. "DĂ©jĂ  cette nuit on n'a pas dormi, l'excitation, l'envie d'y ĂȘtre", racontent-ils.
Bien loin de là, dans l'Océan Indien, La Réunion soutient aussi sa star, l'enfant du pays, Dimitri Payet. "Dimitri portera la coupe pour toute La Réunion ce soir", assure Jean-Marc, pÚre de famille.
Dans le 11e arrondissement de Paris, Robin Gillet se fait chambrer par des inconnus. Eux sont tout de bleu vĂȘtus et lui dĂ©note avec son drapeau français sur les Ă©paules et son Ă©charpe du Portugal autour du cou. "Ce soir, je suis un peu le vilain petit canard", rigole ce jeune de 23 ans, de mĂšre portugaise et de pĂšre français. "Pour moi, c'est juste une finale de rĂȘve, ça doit arriver une fois tous les 600 ans", exagĂšre-t-il. Mais s'il refuse de choisir cĂŽtĂ© couleur, cĂŽtĂ© qualitĂ© de jeu, son choix est fait : "La France mĂ©rite de gagner".
A Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais), mĂȘme le curĂ© de la paroisse, Pierre-Marie Leroy, Ă©tait en bleu blanc rouge: "On partage beaucoup de moments difficiles depuis les attentats, la crise sociale et Ă©conomique. Quand il y a des temps joyeux, l'Église est lĂ  aussi!".

Par Jo Biddle - © 2016 AFP
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