Les "larmes" de 2008 sont enfin sÚches pour Luka Modric: le métronome de la Croatie a permis à sa sélection de prendre sa revanche sur la Turquie (1-0), huit ans aprÚs sa traumatisante élimination en quart de finale de l'Euro, dimanche lors de son premier match de l'édition 2016.
Héros malheureux de la terrible séance de tirs aux buts, arrachée par la bande de Fatih Terim à l'ultime minute de la prolongation, au terme d'un scénario fou (1-1, 3-1 t.a.b), Modric a avoué cette semaine qu'il avait "pleuré de toutes (ses) larmes" aprÚs le match.
D'une superbe reprise de volée, tout en instinct juste avant la mi-temps (41e), le meneur du Real Madrid a permis à la Croatie de chasser enfin ce mauvais souvenir et de lancer idéalement sa campagne européenne, confirmant son statut d'outsider à la victoire finale.
Omniprésent au milieu de terrain, Modric a été le principal artisan de la mainmise croate sur la rencontre, face à une équipe de Turquie incapable de porter le danger dans le camp adverse. La timide prestation d'Arda Turan, l'autre N.10 du match qui a été remplacé peu aprÚs l'heure de jeu, en est le symbole.
- Srna et Perisic manquent le K.O -
Annoncé comme l'un des cinq matches du premier tour de la compétition classé à risque, Turquie - Croatie s'est déroulé dans une ambiance bouillonnante mais bon enfant, dans un Parc des Princes paré de supporteurs rouges et à damiers bicolores, à des années lumiÚres des scÚnes de violences dans les tribunes d'Angleterre - Russie, la veille au Vélodrome.
Seuls petits accrocs, un pétard et l'irruption d'un supporteur croate sur la pelouse qui a réussi à déjouer la sécurité pour enlacer Modric au moment du but libérateur.
Mis Ă mal par les multiples combinaisons et dĂ©calages du milieu croate, souvent initiĂ©s par le duo Modric-Rakitic, les Turcs auraient toutefois pu ouvrir le score et changer radicalement le physionomie du match si la tĂȘte Ă bout portant de Tufan n'avait pas Ă©tĂ© repoussĂ©e par un Subasic impeccable (29e).
La seconde pĂ©riode a Ă©tĂ© Ă sens unique pour la Croatie qui n'a pas rĂ©ussi Ă se mettre Ă l'abri, par manque de luciditĂ© dans le dernier geste, et surtout Ă deux reprises Ă cause de la barre transversale de Babacan: d'abord sur un dĂ©licieux coup-franc de Srna (52e) puis sur une tĂȘte dĂ©croisĂ©e de Perisic (72e).
Le double tenant du titre, l'Espagne, qui se lancera lundi (15H00) contre la RĂ©publique TchĂšque Ă Toulouse, est prĂ©venue: la tĂȘte du groupe D sera dure Ă aller chercher face Ă la talentueuse Croatie.
Par Remi BANET - © 2016 AFP
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