Football

Euro: "London Calling", les Bleues Ă  une marche de Wembley

  • PubliĂ© le 27 juillet 2022 Ă  19:47
  • ActualisĂ© le 27 juillet 2022 Ă  19:48
La defenseure française Aissatou Tounkara (au centre) lors d'une session d'entraßnement au Stadium MK de Milton Keynes, à la veille de la demi-finale de l'Euro-2022 face à l'Allemagne, le 26 juillet 2022

Une demie pour l'Histoire! La France de Wendie Renard part à l'assaut d'une Allemagne multi-titrée et sûre de sa force, mercredi (21h00) à l'Euro, un ultime "combat" décisif pour s'inviter à Wembley en finale, un stade encore jamais atteint en grande compétition.

"Allumez la flamme!", s'emballe Le Parisien, offrant sa Une à des Bleues qui "croient en leur destin". "Un songe en été", titre le journal sportif L'Equipe, séduit par un groupe "rajeuni depuis la Coupe du monde 2019 et uni comme jamais", et qui n'a "plus peur de rien".

Avoir brisĂ© le plafond de verre des quarts de finale, sur lequel les Françaises se fracassaient depuis une dĂ©cennie, n'aura pas servi Ă  grand-chose si elles venaient Ă  trĂ©bucher Ă  Milton Keynes, terminus ou tremplin de leur rĂȘve absolu.

Cette demi-finale, "elle ne représentera quelque chose que si tu gagnes le trophée", a lancé Renard, derniÚre rescapée de l'épopée des JO-2012. "Que je perde en quarts ou en demies, ça ne change rien du tout" car dans les livres d'histoire, "on ne parle que des vainqueurs".

En cas de qualification, les Tricolores devront encore dominer l'Angleterre pour aller au bout. Les Lionesses ont donné une leçon d'efficacité aux Suédoises (4-0) lors de la premiÚre demi-finale, mardi.

VoilĂ  donc les Bleues au pied du mur avant d'entrer sur la pelouse du MK Stadium, une enceinte moderne dotĂ©e de 29.200 siĂšges noirs, Ă  la capacitĂ© trois fois plus Ă©levĂ©e que le petit New York stadium de Rotherham, oĂč elles avaient pris leurs repĂšres et leur Ă©lan.

"Forcément ça rajoute de l'excitation, il est beau", a apprécié Renard. "Depuis le début de la compétition, on est toujours en minorité dans le stade, pour l'instant ça nous sourit bien", a glissé la défenseure multi-titrée de l'OL, capitaine au palmarÚs encore vierge en sélection.

- Chasser les mauvais souvenirs -

Avant de rĂȘver d'un premier titre, la France devra se sublimer et arrĂȘter de gĂącher ses munitions d'attaque, aussi nombreuses que vaines face aux Pays-Bas samedi en quarts (1-0 a.p.). Car si des Ă©tincelles ont jailli du moteur tricolore face aux championnes sortantes, avec 33 tirs et 10 corners cĂŽtĂ© français, les partenaires de Kadidiatou Diani ont calĂ© dans la finition jusqu'au penalty obtenu par l'attaquante du PSG en prolongation.

"Mes joueuses ne doutent pas, elles sont confiantes et aussi conscientes de ce qu'elles n'ont pas réussi à faire en termes d'efficacité au dernier match", a répondu Corinne Diacre mardi face à la presse, préférant souligner "le mental" de son groupe, "extraordinaire".

La sélectionneuse a pu compter sur l'apport de ses remplaçantes, comme Clara Mateo et Selma Bacha, symboles d'une équipe de France new look au style offensif et séduisant. Suffisant pour chasser les démons du passé? Leurs prédécesseuses se sont cassées les dents sur les deux demi-finales disputées jusqu'alors en compétition, au Mondial-2011 et aux JO-2012. Et elles ont aussi échoué face aux Allemandes en quarts du Mondial-2015...

- "Pas de complexe" -

"On a souvent parlĂ© de la supĂ©rioritĂ© allemande, mais il n'y a pas de complexe Ă  avoir", a Ă©vacuĂ© Renard. "On est en demi-finales, ça va ĂȘtre difficile, un combat. Elles ne sont pas contentes de nous jouer aussi, je pense".

La Frauen-Nationalmannschaft, escortée par son glorieux passé (une médaille d'or olympique, deux Coupes du monde et huit titres à l'Euro, un record), impressionne depuis le début du Championnat d'Europe avec quatre victoires, onze buts marqués et aucun encaissé.

L'équipe dirigée par Martina Voss-Tecklenburg peut compter sur des joueuses d'expérience comme l'ancienne milieu parisienne Sara DÀbritz ou encore l'attaquante Alexandra Popp, ultra-efficace à cet Euro, comme sur sa "classe biberon" avec Lena Oberdorf et Giulia Gwinn.

L'ailiĂšre Klara BĂŒhl, 21 ans et Ă©tincelante en quarts, est en revanche forfait aprĂšs un test positif au Covid-19. Mercredi, ce sera "50/50" entre la France et l'Allemagne, a jugĂ© Voss-Tecklenburg. "Les petits dĂ©tails seront dĂ©cisifs, chaque Ă©quipe va essayer de faire commettre des erreurs Ă  l'autre".

Chaque erreur risque de se payer cash, mercredi à Milton Keynes. La solidité sera probablement la clé pour accéder à Wembley, temple mythique du football anglais.

 AFP

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