Actualités du monde

Fashion week: Milan veut séduire le monde

  • PubliĂ© le 21 septembre 2016 Ă  09:48
Défilé Gucci lors de la Fashion Week le 18 janvier 2016 à Milan

AprĂšs New York et Londres, les projecteurs se braquent mercredi sur les podiums milanais, oĂč institutions politiques et industrie de la mode font jouer les synergies pour tenter de rendre la capitale lombarde et sa "Fashion Week" incontournables.


Le nouveau maire de Milan, Giuseppe Sala, n'a pas hĂ©sitĂ© Ă  lancer un appel en ce sens lors de la prĂ©sentation de ces dĂ©filĂ©s de prĂȘt-Ă -porter fĂ©minin pour l'Ă©tĂ© prochain, qui vont se succĂ©der jusqu'Ă  lundi.
"La Semaine de la mode doit devenir un moment d'attraction pour tous. Je demande au systĂšme de la mode d'ĂȘtre le plus ouvert et inclusif possible", a-t-il insistĂ©, invitant les protagonistes du "Made in Italy" Ă  rĂ©pondre au soutien que leur accordent la ville et le gouvernement "en participant et en s'impliquant".
DÚs mercredi, Gucci, Blugirl, Alberta Ferretti ou encore N°21 doivent ouvrir le bal. Au total, Milan va accueillir 71 défilés et 90 présentations de collections, en faisant se cÎtoyer grandes griffes, marques positionnées dans le moyen-haut de gamme et jeunes stylistes.
Cette semaine est cruciale pour la ville, à commencer par ses restaurateurs, commerçants et hÎteliers.
"Les retombées économiques indirectes de la +Fashion Week+ de septembre sur la ville sont estimées autour de 48 millions d'euros", explique Cristina Tajani, adjointe au maire chargée des politiques du travail, des activités productives, du commerce et des ressources humaines.
"Il y a un travail de coordination trÚs important entre la ville et les institutions de la mode. Nous avons fait notre part, en mettant des emplacements emblématiques de Milan à disposition des jeunes stylistes pour leurs défilés et en trouvant des solutions logistiques", poursuit l'élue, qui s'attend à ce que le milieu de la mode fasse elle aussi sa part.
- Unisexe -
Un message bien compris par le président de la Chambre nationale de la mode italienne, Carlo Capasa.
"Nous allons mettre l'accent sur les événements spéciaux qui se dérouleront en ville, parallÚlement aux défilés. Ils constitueront les temps forts de cette Semaine de la mode en créant des occasions de contacts avec le public", assure-t-il.
Soulignant l'intĂ©rĂȘt des autoritĂ©s pour le secteur, le chef du gouvernement, Matteo Renzi (centre-gauche), qui Ă©tait encore Ă  l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l'ONU Ă  New York mardi soir, doit ouvrir les festivitĂ©s mercredi, comme il l'avait fait en fĂ©vrier, par un dĂ©jeuner organisĂ© avec des couturiers et des reprĂ©sentants de la mode.
Dans le mĂȘme temps, une exposition intitulĂ©e "Crafting the future: histoires d'artisanats et d'innovation", rĂ©alisĂ©e par la Chambre de la mode en collaboration avec le ministĂšre du DĂ©veloppement Ă©conomique, sera ouverte dans le nouveau musĂ©e Mudec et accessible gratuitement pendant trois semaines.
D'autres expositions et initiatives viendront enrichir le programme, mais uniquement pour les bĂ©nĂ©ficiaires d'invitations. A l'instar de l'exceptionnel dĂ©filĂ© que Bottega Veneta va organiser samedi Ă  l'AcadĂ©mie des Beaux-Arts oĂč ses mannequins dĂ©ambuleront au milieu des sculptures et des tableaux de maĂźtres.
Pour la premiĂšre fois de son histoire, la maison de couture, qui appartient au groupe de luxe français Kering, prĂ©sentera en mĂȘme temps ses collections fĂ©minine et masculine, pour cĂ©lĂ©brer son cinquantenaire et les 15 ans du designer Tomas Maier Ă  sa direction artistique.
Cette tendance à faire défiler femmes et hommes ensemble fait désormais tùche d'huile. Outre les économies, énormes, réalisées, elle découle d'une certaine philosophie "unisexe" de la mode.
Ainsi, la maison Gucci, autre filiale de Kering, et le styliste sarde Antonio Marras ont annoncĂ© au printemps qu'ils prĂ©senteraient leurs collections hommes et femmes en mĂȘme temps Ă  partir de septembre 2017.

Par Federica ANDREOL - © 2016 AFP
guest
0 Commentaires