Environ un millier de lycéens et étudiants, selon la police, ont manifesté mercredi aprÚs-midi et jusqu'en début de soirée à Nantes contre la loi travail, donnant lieu à des dégradations et à des affrontements avec les forces de l'ordre, qui ont interpellé sept personnes.
En marge de la manifestation organisée à l'appel de "l'Université de Nantes en lutte" et de la Coordination interlycéenne, un groupe de manifestants, trÚs jeunes pour la plupart, ont détruit des vitrines de commerces en bord de Loire: banques, agences d'intérim et d'emploi, ainsi qu'un restaurant kebab, avant de se heurter aux forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogÚnes.
Les manifestants se sont ensuite dirigĂ©s vers l'Ăźle de Nantes, oĂč des prises de parole ont eu lieu. Ils ont repassĂ© le fleuve en milieu d'aprĂšs-midi, regagnant le centre-ville oĂč de nouveaux affrontements se sont produits. Les forces de l'ordre, cibles de jets de pierre ou de bouteilles en verre, ont rĂ©pliquĂ© Ă l'aide de grenades lacrymogĂšnes.
Un groupe de manifestants a fait face aux policiers, fleurs Ă la main, scandant "la police avec nous" et criant "arrĂȘtez de lancer des cailloux" aux plus jeunes.
Le cortÚge s'était ébranlé vers 14H15 derriÚre une banderole "Loi travail. Précarité à perpétuité" et aux cris de "Résistance". Arrivant vers la préfecture de Loire-Atlantique, les manifestants ont scandé "Tout le monde déteste la police" ou encore "Rémi, Zyed, Bouna, on n'oublie pas".
Le bùtiment administratif a été la cible de jets de projectiles et de peinture.
Il s'agit de la huitiÚme manifestation à Nantes depuis le début du mouvement contre la réforme du droit du travail. La police évalue à environ 200 le nombre de personnes "à risque" parmi les manifestants.
Ailleurs dans l'Ouest, à Rennes, entre 250 et 300 étudiants ont défilé à la mi-journée dans le centre-ville dans un calme relatif avant de regagner l'Université Rennes-2. Les forces de l'ordre ont bloqué comme à leur habitude l'accÚs au centre historique, tandis qu'une manifestation de l'intersyndicale est prévue jeudi devant le siÚge local du Medef, qui a fait l'objet d'une intrusion de la part d'étudiants la semaine derniÚre.
A Tours, des Ă©tudiants ont bloquĂ© la facultĂ© de lettres des Tanneurs, dans le centre-ville, empĂȘchant le dĂ©roulement d'examens partiels prĂ©vus dans la journĂ©e. L'administration de la facultĂ© a annoncĂ© que les locaux resteraient fermĂ©s jeudi.
Par Virginie MONTET - © 2016 AFP


