Ce sont deux places fortes du football fĂ©minin, et elles se sont dĂ©jĂ affrontĂ©es deux fois en finale de Ligue des champions: c'est l'heure de la belle pour l'Olympique lyonnais, en quĂȘte d'un triplĂ© europĂ©en historique, et Wolfsburg, jeudi au stade Dynamo Lobanovski de Kiev (Ukraine).
Ligue des champions 2012-13, Ă Stamford Bridge, Londres: Wolfsburg s'impose 1-0 face aux Lyonnaises. Trois ans plus tard, ces derniĂšres prennent leur revanche en battant les Allemandes Ă Reggio d'Emilie, en Italie, aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.).
Le magnifique stade Dynamo Lobanovski de Kiev va donc accueillir une "belle", et peut-ĂȘtre assister Ă la confirmation d'une suprĂ©matie: si Lyon s'impose, il deviendra, seul, le club le plus titrĂ© dans l'Ă©preuve, avec cinq couronnes aprĂšs les succĂšs en 2011, 2012, 2016 et 2017. Pour le moment, Lyon est Ă Ă©galitĂ© de titres avec Francfort (2002, 2006, 2008, 2015).
S'ajoutent à ce palmarÚs continental 12 titres de champion de France (de 2007 à 2018 sans discontinuer!) et sept Coupes de France, en attendant la finale de l'édition 2018 qui l'opposera au Paris SG le 31 mai. Et un effectif de stars, de la meneuse allemande Dzsenifer Marozsan en passant par la Japonaise Saki Kumagai et la Norvégienne Ada Hegerberg.
Lyon, le Real Madrid au féminin ?
De là à comparer l'OL féminin à l'ogre Real Madrid chez les hommes, d'autant plus que le club espagnol tentera lui aussi de réaliser un triplé continental historique contre Liverpool samedi ? "Je ne suis pas Sergio Ramos !", a voulu tempérer Wendie Renard, capitaine et défenseure emblématique du club français pour éviter toute analogie avec l'international espagnol.
"On sait qu'en cas de victoire, on peut rentrer un peu plus dans l'histoire. Mais avant cela on a un combat Ă livrer (jeudi). Je vous en reparlerai s'il y a victoire", a-t-elle ajoutĂ©, mercredi lors du point-presse d'avant match. Mais si les Lyonnaises partent favorites, Wolfsburg ne doit pas ĂȘtre sous-estimĂ©: les Allemandes ont remportĂ© le championnat et la Coupe nationale cette saison, qu'elles se verraient bien boucler sur un triplĂ©.
"Nous avons jouĂ© samedi", a exposĂ© mercredi la dĂ©fenseure Nilla Fischer Ă propos de la finale de la Coupe d'Allemagne, remportĂ©e aux tirs au but face au Bayern Munich (0-0, 3-2 t.a.b.). "Ăa Ă©tĂ© difficile comme match, il faisait chaud, mais cela nous donne de l'Ă©nergie d'avoir gagnĂ© un autre titre."
"Des armes pour les battre et les embĂȘter"
"On a vu que l'an passĂ© c'Ă©tait dĂ©jĂ deux confrontations assez serrĂ©s (en quarts de finale de l'Ă©dition 2017), ça s'est jouĂ© Ă un but d'Ă©cart. On s'attend Ă un match difficile", prĂ©vient encore Renard. Elles ont un fort potentiel, offensif mais aussi dĂ©fensif. Maintenant, elles savent aussi Ă quoi s'attendre nous concernant. Nous aussi on a eu des recrues et des armes pour les battre et les embĂȘter".
Deux jours avant la finale masculine, qui se déroulera au stade Olympique de Kiev (capacité de 70.000 places contre 17.000 environ pour le Dynamo Lobanovski), l'affiche promet du suspense.
"Wolfsburg et Lyon ont mĂ©ritĂ© de disputer cette finale et vont offrir un superbe spectacle aux supporters", s'est rĂ©joui l'ancienne internationale allemande Nadine Kessler, nommĂ©e Ă la tĂȘte de l'unitĂ© en charge du football fĂ©minin Ă l'UEFA et ancienne joueuse de... Wolfsburg.
"A partir de la saison prochaine, nous allons laisser à la finale de Ligue des champions féminine son propre espace pour se développer, et sa propre identité", expose-t-elle dans un communiqué de l'instance continentale dans lequel le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, se félicite du "potentiel illimité du football féminin".
La prochaine finale féminine aura lieu à Budapest, tandis que la finale masculine aura lieu à Madrid pour la saison 2018-19. Reste à savoir si elle opposera à nouveau Lyon et Wolfsburg...
- © 2018 AFP

