Michel Sapin a jugé qu'un accord était "parfaitement possible" sur la poursuite du programme d'aide et des versements à la GrÚce, au cours d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro lundi aprÚs-midi à Bruxelles.
L'un des sujets litigieux porte sur les saisies immobiliĂšres, que les crĂ©anciers veulent faciliter au grand dam d'AthĂšnes qui veut maintenir certaines des dispositions permettant d'en protĂ©ger la majoritĂ© des mĂ©nages endettĂ©s. Les discussions portent concrĂštement sur la valeur-plafond en dessous de laquelle une rĂ©sidence principale ne pourra pas ĂȘtre saisie.
Il est étrange d'"exiger de la GrÚce plus que ce qui existe" dans les pays créanciers, a estimé à ce sujet M. Sapin lors d'une conférence de presse lundi matin à Paris.
Le ministre des Finances a ainsi souligné qu'en France comme en Allemagne et dans d'autres pays de la zone euro il existait des recours pour les ménages surendettés menacés de saisie.
"Je comprends les préoccupations du gouvernement grec sur ce sujet", a dit M. Sapin, qui a salué de maniÚre trÚs appuyée les efforts de réformes d'AthÚnes.
"La GrÚce fait des efforts considérables" et "se place dans le scrupuleux respect de l'accord du 13 juillet", qui avait évité in extremis une sortie du pays de la zone euro, a-t-il ajouté.
Une source européenne a indiqué lundi que les derniÚres tractations n'avaient pas permis de déboucher sur un feu vert pour le versement d'une nouvelle tranche d'aide de deux milliards d'euros, alors que les ministres des Finances de la zone euro se réunissent lundi aprÚs-midi à Bruxelles pour leur réunion mensuelle.
Cette somme aurait dĂ©jĂ dĂ» ĂȘtre versĂ©e en octobre, avant un autre versement prĂ©vu avant la fin de l'annĂ©e d'un milliard d'euros sur les 86 milliards du plan d'aide dĂ©cidĂ© au cours de l'Ă©tĂ© en l'Ă©change de rĂ©formes Ă©conomiques en GrĂšce.
Un accord est nécessaire entre autres sur la question des saisies immobiliÚres pour lancer la nécessaire recapitalisation des banques grecques.
- © 2015 AFP
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