Voici les dernières évolutions économiques mondiales lundi, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
. Les Bourses asiatiques en repli, l'or noir en hausse
Les Bourses asiatiques démarrent la semaine en fort repli lundi, tandis que les cours du pétrole continuent leur ascension, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale du pétrole, dépassant les 115 dollars.
L'indice Nikkei de Tokyo perdait 4,57% à 50.936,13 points vers 03H15 GMT. Le Hang Seng hongkongais chutait, lui, de 1,63%, tandis que le Kospi sud-coréen reculait de 2,97%.
"La persistance des tensions au Moyen-Orient, dont l'issue reste incertaine, continue de peser sur les actions", a commenté Keita Yamaguchi de Monex.
Du côté du pétrole, le baril de West Texas Intermediate progressait de 1,97% à 101,60 dollars. Quant au baril de Brent de la mer du Nord, il gagnait 2,51% à 115,40 dollars.
. L'Australie va réduire de moitié une taxe sur les carburants
L'Australie va réduire de moitié une taxe sur les carburants afin d'alléger la facture des automobilistes confrontés à la flambée des prix de l'essence du à la guerre, a annoncé lundi le Premier ministre Anthony Albanese.
L'Australie applique une taxe de 31 centimes d'euro par litre sur l'essence vendue à la pompe. Elle sera réduite de moitié pendant trois mois.
. Réunions à l'initiative de Paris et Londres
La France réunit lundi un G7 avec les ministres des Finances, ceux de l'Énergie et les responsables des banques centrales, un format inédit selon Paris, pour échanger sur les répercussions économiques liées à la guerre. La réunion se tiendra à 13H00 (11H00 GMT) par visioconférence.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer réunit quant à lui lundi à Londres des acteurs majeurs du monde économique, dont ceux de l'énergie, et des responsables gouvernementaux afin de discuter des conséquences de la guerre, indique Downing Street. Parmi les participants figurent des représentants des géants pétroliers Shell et BP, l'armateur Maersk, les banques HSBC et Goldman Sachs, et la Lloyd's de Londres.
. Trump affirme que l'Iran va laisser passer 20 pétroliers par le détroit d'Ormuz
Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis avaient négocié avec l'Iran le passage imminent de 20 cargos pétroliers dans le détroit d'Ormuz, dont la paralysie depuis le début de la guerre a fait exploser les prix de l'or noir.
"Ils nous ont donné, par respect je pense, 20 bateaux de pétrole de grands, grands bateaux de pétrole qui vont passer par le détroit d'Ormuz, et ça commence demain matin (lundi), pour les prochains jours", a assuré le président américain lors d'un point presse.
. Les Etats-Unis peuvent prendre "très facilement" l'île de Kharg, prévient Trump
Donald Trump a déclaré au Financial Times que l'armée américaine pouvait prendre "très facilement" le contrôle de l'île de Kharg, dans le Golfe, qui abrite le plus grand terminal pétrolier de l'Iran, assurant quelque 90% de ses exportations de brut selon la banque JP Morgan.
"Peut-être que nous prendrons l'île de Kharg, peut-être que non. Nous avons beaucoup d'options (...) Je ne pense pas qu'ils aient la moindre défense. Nous pourrions la prendre très facilement", a assuré le président américain dans un entretien diffusé dimanche soir. L'île a été la cible mi-mars d'une attaque américaine.
. L'Iran frappe une usine de dessalement dans le Golfe
L'Iran a attaqué une usine de dessalement au Koweït, qui génère aussi de l'électricité, et tué un ressortissant indien, a annoncé tôt lundi le gouvernement koweïtien.
"Un bâtiment de service d'une usine de dessalement de l'eau générant de l'électricité a été attaqué dans le cadre de l'agression iranienne contre l'Etat du Koweït, provoquant la mort d'un travailleur indien et des dégâts matériels importants", a écrit le ministère koweïtien de l'Electricité et de l'Eau sur le réseau social X.
Dimanche, Téhéran avait revendiqué des attaques contre deux des fonderies d'aluminium les plus importantes du monde dans le Golfe, précisément au Bahreïn et aux Emirats arabes unis.
. L'Indonésie veut économiser en diminuant les distributions gratuites de nourriture
L'Indonésie cherche à économiser jusqu'à 2 milliards d'euros en réduisant son programme de distribution de repas gratuits, mesure d'austérité dans le contexte de hausse des prix liée à la guerre, a annoncé dimanche une responsable.
Les repas, destinés notamment aux enfants des écoles, seront distribués cinq jours par semaine, au lieu de six, à partir de mardi, a expliqué à l'AFP Nanik Sudaryati Deyang, de l'agence nationale de nutrition.
AFP


