Inde : au moins 56 morts dans des inondations au Cachemire

  • PubliĂ© le 14 aoĂ»t 2025 Ă  23:09
  • ActualisĂ© le 15 aoĂ»t 2025 Ă  06:20
Des hommes transportent un blessé dans une civiÚre à l'hÎpital de Kishtwar en Inde le 14 août 2025 aprÚs des inondations au Cachemire

De violentes coulées de boue provoquées par des pluies torrentielles qui se sont abattues jeudi sur un village himalayen du Cachemire sous administration indienne ont fait au moins 56 morts, a annoncé à l'AFP un responsable local. Il s'agit de la deuxiÚme catastrophe majeure causée par des inondations meurtriÚres en Inde en août.

"La nouvelle est tragique", a déclaré le ministre en chef du Cachemire, Omar Abdullah, dans un communiqué, en évoquant un "nuage de pluie" intense qui a frappé le district de Kishtwar.

Une foule s'est rassemblée à l'hÎpital de Kishtwar tandis que des personnes transportaient certains blessés sur des civiÚres.

"Cinquante-six corps sans vie ont été retrouvés", a dit à l'AFP Mohammad Irshad, un haut responsable de la gestion des catastrophes.

Quelque 80 personnes sont encore portées disparues et 300 ont été secourues parmi lesquelles "50 sont gravement blessées", toutes transportés vers des hÎpitaux à proximité, a-t-il précisé.

Des foules se sont rassemblées devant l'hÎpital de Kishtwar, tandis que certains blessés étaient transportés sur des civiÚres.

- Difficulté des secours -

"Des chances existent de retrouver d'autres corps", a déclaré plus tÎt Pankaj Kumar Sharma, commissaire de police du district de Kishtwar. "J'ai vu au moins 15 corps transportés à l'hÎpital local", décrit Souchil Koumar, un habitant du village voisin d'Atholi.

Une vidéo postée sur les réseaux sociaux par une personnalité politique locale montrait des sauveteurs alignant les corps sans vie sur un sol boueux et les recouvrant de linceuls blancs prÚs du site de la catastrophe.

Le village de Chisoti, oĂč la catastrophe s'est produite, est situĂ© sur la route d'un pĂšlerinage hindou menant au sanctuaire de Machail Mata.

Les autoritĂ©s ont indiquĂ© qu'une grande cuisine de fortune, oĂč plus d'une centaine de pĂšlerins se trouvaient lorsque l'inondation a eu lieu, a Ă©tĂ© complĂštement emportĂ©e.

Les Ă©quipes de secours risquent d'avoir des difficultĂ©s Ă  atteindre la zone. Les routes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© endommagĂ©es par plusieurs jours de violentes tempĂȘtes. La zone se trouve Ă  plus de 200 kilomĂštres par la route de la principale ville de la rĂ©gion, Srinagar.

"Toute l'aide nécessaire sera apportée aux personnes dans le besoin", a déclaré le Premier ministre indien, Narendra Modi.

Le 5 août, des inondations ont balayé la ville himalayenne de Dharali, dans l'Etat indien de l'Uttarakhand, et l'ont recouverte de boue. Le bilan de cette catastrophe s'élÚve probablement à plus de 70 morts, mais il n'a pas encore été confirmé.

Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la saison de la mousson, de juin à septembre, mais des experts affirment que le changement climatique, associé à un développement mal planifié, augmente leur fréquence et leur gravité.

L'Organisation météorologique mondiale a déclaré l'année derniÚre que les inondations et les sécheresses de plus en plus intenses étaient un "signal d'alarme", car le changement climatique rend le cycle de l'eau sur la planÚte de plus en plus imprévisible.

AFP

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