Covid-19

Inquiet du variant Delta, le gouvernement va agir pour éviter une "4e vague"

  • PubliĂ© le 8 juillet 2021 Ă  02:58
  • ActualisĂ© le 8 juillet 2021 Ă  06:21
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à la sortie de l'Elysée, le 7 juillet 2021 à Paris

Le gouvernement compte prendre de nouvelles mesures la semaine prochaine pour éviter qu'"une quatriÚme vague rapide" de Covid-19 due au variant Delta ne percute la sortie de crise promise par Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat présidera lundi un Conseil de défense sanitaire exceptionnel pour trancher notamment sur l'obligation vaccinale pour les soignants et l'extension du pass sanitaire.

Le chef de l'Etat doit ensuite s'exprimer devant les Français, d'ici au 14 juillet. Il "tiendra compte des données sanitaires", selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, pour poser les jalons de son action pour le reste de son quinquennat et faire le point sur les réformes envisagées, en particulier sur l'éventuel lancement d'une réforme des retraites avant 2022.

AprĂšs quelques semaines d'accalmie, le gouvernement ne cache pas ses inquiĂ©tudes sur le front du Covid. Le virus "gagne Ă  nouveau du terrain" en raison du variant Delta qui est "redoutable et extrĂȘmement rapide", et reprĂ©sente dĂ©sormais "plus de 40% des contaminations" en France, a indiquĂ© Gabriel Attal Ă  l'issue du Conseil des ministres. Le nombre de nouveaux cas a connu "une augmentation de plus de 20% en sept jours" et "chez les 20-29 ans, le taux d'incidence a pratiquement doublĂ© en une semaine", a-t-il expliquĂ©.

"Onze régions voient leur taux d'incidence augmenter", a-t-il ajouté, citant la région Provence-Alpes-CÎte-d'Azur et l'Ile-de-France dont Paris. Il a précisé que la situation se détériorait aussi rapidement à La Réunion ou en Martinique.

Au niveau national, le nombre de cas quotidiens est d'ailleurs repassĂ© mercredi au-dessus des 4.000, pour la premiĂšre fois depuis prĂšs d'un mois. L'exĂ©cutif craint que la France ne connaisse la mĂȘme situation qu'au Royaume-Uni, en Espagne ou au Portugal, oĂč "le variant a provoquĂ© une accĂ©lĂ©ration considĂ©rable de l'Ă©pidĂ©mie", alors que le monde a franchi le cap des quatre millions de morts du Covid-19.

Face à ce risque, "l'heure est à la mobilisation générale" pour "la vaccination massive" car cette derniÚre est "notre carte maßtresse pour sortir du tunnel", a répété le porte-parole. "La France n'est pas un pays anti-vaccins" mais elle compte encore "beaucoup" de personnes qui disent: "j'attends" pour se faire vacciner, selon lui.

- "Plus vite" -

Le gouvernement s'inquiĂšte d'un ralentissement du rythme des vaccinations mĂȘme si une remontĂ©e des prises de rendez-vous a Ă©tĂ© constatĂ©e ces derniers jours. Au total, 52,1% de la population, soit 35,1 millions de personnes, ont reçu au moins une injection, et 38,3% (25,8 millions) sont complĂštement vaccinĂ©s, a indiquĂ© mercredi la Direction gĂ©nĂ©rale de la santĂ©. L'objectif des autoritĂ©s est de vacciner 40 millions de Français en premiĂšre injection d'ici fin aoĂ»t et de parvenir Ă  35 millions de schĂ©mas vaccinaux complets, soit les deux tiers des adultes.

Les exhortations Ă  la vaccination sont aussi lancĂ©es par de nombreux acteurs du monde Ă©conomique, comme les grandes fĂ©dĂ©rations de commerces, qui ne veulent pas ĂȘtre obligĂ©s Ă  baisser leurs rideaux. "Vaccinons-nous pour Ă©viter un quatriĂšme confinement!", a synthĂ©tisĂ© mercredi Francis Palombi, prĂ©sident de la ConfĂ©dĂ©ration des commerçants de France (CDF).

Depuis plusieurs jours, le gouvernement prépare les esprits à une éventuelle obligation de la vaccination pour les soignants. Dans une déclaration commune, le ministre de la Santé, Olivier Véran, et une quinzaine d'organisations professionnelles du secteur (médecins et infirmiers, fédérations d'établissements sanitaires et médico-sociaux...) s'y sont dits favorables, au terme d'une rencontre mercredi en fin de journée. Ils souhaitent le "vote d'une loi dans les plus brefs délais si cela s'avÚre nécessaire".

Le Conseil de défense de lundi pourrait également décider de nouvelles restrictions pour certains territoires, comme les Landes, ou aux frontiÚres. L'éventualité d'une extension du pass sanitaire est également envisagée, comme l'a aussi réclamé Xavier Bertrand, candidat de droite à la présidentielle de 2022, pour qui "il faut le développer beaucoup plus vite".

En revanche, les discothÚques sont toujours censées rouvrir vendredi comme prévu, sans obligation du port du masque, alors que ces lieux clos fermés depuis 15 mois sont considérés comme à risque par les scientifiques.

AFP

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3 Commentaires
Eve
Eve
5 ans

974 ' La Réunion ' Saint-Denis 157,2 ' 7 juillet 2021 Chaque jour un peu + ...Ziskakan '

john
john
5 ans

Les moutons français au garde-à-vous pour la France un pays de merde

Parce que vous Êtes gouvernĂ©s par Les RatĂ©s En Mouvement ( LREM )
Parce que vous Êtes gouvernĂ©s par Les RatĂ©s En Mouvement ( LREM )
5 ans

Foutaise , le poudré de Paris passe son temps à faire peur pour obliger à la vaccination . Des vaccins qui sont déjà obligatoires c'est au moment de l'inscription à l'école . Egalement dans l'armée. Lors des visites médicales, on demande son carnet de vaccination, et quand on n'est pas à jour , le médecin m'injecte un rappel . Le pompon : Le ministre des solidarités et de la santé avait déjà tenu des propos similaires dans une conférence de presse le 18 février 2021 en disant qu'aucun pays européen ne dispose de données publiées fiables prouvant que les vaccins à ARN / ADN permettent d'éviter les formes graves et les hospitalisations.