De Tom Cruise aux princes de la French Touch comme Air et Phoenix, le Stade de France accueille dimanche soir d'immenses stars pour un spectacle de clÎture futuriste qui assurera le relais entre Paris et Los Angeles, ville-hÎte des prochains JO d'été.
Avec pour cadre l'un des plus grands stades d'Europe, ce show se veut trĂšs diffĂ©rent de celui de la cĂ©rĂ©monie d'ouverture, dĂ©localisĂ© le long de la Seine, qui avait lancĂ© en beautĂ© les Jeux olympiques de Paris. Il a lieu Ă partir de 21H00 sous haute sĂ©curitĂ©, aprĂšs l'annulation des concerts gĂ©ants de Taylor Swift Ă Vienne, oĂč un attentat-suicide a Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©.
- Vague d'allégresse -
La mĂȘme Ă©quipe artistique est aux commandes, dirigĂ©e par Thomas Jolly, dont le travail, cĂ©lĂ©brant la diversitĂ© sous toutes ses formes, a Ă©tĂ© trĂšs largement saluĂ©.
Mais sa cĂ©rĂ©monie d'ouverture a aussi irritĂ© des dirigeants conservateurs et des porte-drapeau de l'extrĂȘme droite, lui valant mĂȘme, ainsi qu'Ă certains artistes, des menaces de mort et une campagne de harcĂšlement en ligne sur lesquelles la justice française enquĂȘte.
Pour l'écriture du spectacle de clÎture, "absolument toutes nos libertés ont été préservées car ce pays est celui de la liberté de création", a assuré vendredi Thomas Jolly à l'AFP.
Le directeur des cĂ©rĂ©monies, Thierry Reboul, a prĂ©cisĂ© Ă l'AFP que le spectacle de clĂŽture Ă©tait "plus universel", et permettrait de "finir la course dans le mĂȘme esprit que ces JO, sur cette vague d'allĂ©gresse qui nous entoure". Les artistes vont cĂ©lĂ©brer "les valeurs de partage, d'universalitĂ© mais aussi la fragilitĂ© du monde".
- Passé et futur -
Dans le dĂ©tail, le spectacle, d'une quarantaine de minutes, est baptisĂ© "Records" (mot qui signifie aussi "archives" en anglais, NDLR) et mĂȘle "Ă©merveillement" et "dystopie", un genre sombre dĂ©crivant des mondes apocalyptiques, prĂ©cise Thomas Jolly.
Il raconte l'histoire d'un voyageur interstellaire qui dĂ©couvre les vestiges des Jeux olympiques, dans un futur lointain oĂč ils auront disparu, et va entreprendre de les refonder.
Le breakdancer français Arthur Cadre sera le fil conducteur de cette histoire et prendra place dans les airs, tandis que les décors géants, les costumes et les jeux de lumiÚre projetteront les spectateurs dans un voyage entre passé et futur.
Plus d'une centaine de performeurs, acrobates, danseurs et circassiens promettent de transformer le stade en une gigantesque salle de spectacle, avec une scÚne de 2.800 m2. On verra de la danse, de la contorsion, du théùtre de gestes et l'influence des arts de la rue.
- Stars américaines -
Tous les yeux seront tournés vers les stars. La cérémonie d'ouverture avait mis la barre trÚs haut avec Lady Gaga, Aya Nakamura et le come-back final de Céline Dion sur la tour Eiffel.
Pour la clÎture, Air et Phoenix, légendes de l'électro française trÚs appréciées aux Etats-Unis, concluront le show de Thomas Jolly. Les attentes se concentrent aussi sur les quinze minutes confiées ensuite, comme c'est la tradition, aux organisateurs des prochains JO, à Los Angeles.
La cité des Anges promet de mobiliser ses plus célÚbres représentants, comme Tom Cruise, la plus casse-cou des superstars de Hollywood, qui a filmé certaines de ses plus mémorables courses-poursuites à Paris.
Selon les médias américains, l'acteur pourrait faire une cascade spectaculaire pour le public du Stade de France et assurer le passage du drapeau olympique entre Paris et L.A avec des séquences vidéo tournées des deux cÎtés de l'Atlantique.
Qui l'accompagnera ? Le vétéran du rap Snoop Dogg, envoyé spécial pour la télé NBC et devenu en marge des terrains parisiens une icÎne virale sur les réseaux, devrait se produire dimanche soir, selon Variety.
Ce média cite également la chanteuse Billie Eilish, native de L.A., ou les Red Hot Chili Peppers, groupe emblématique du rock cÎte ouest des années 1990, susceptibles de soulever un stade.
Outre la passation du drapeau olympique entre les maires de Paris et Los Angeles, plusieurs temps protocolaires sont prévus: la remise des derniÚres médailles, une parade des athlÚtes, l'extinction de la flamme et la proclamation de la clÎture des Jeux par le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach.
AFP




