Conflit au Moyen Orient : l'Iran promet de continuer de frapper de manière "intense", quatre dépôts pétroliers frappés à Téhéran

  • Publié le 8 mars 2026 à 16:42
  • Actualisé le 9 mars 2026 à 05:08
Des véhicules roulent en direction d'un épais mur de fumée à Téhéran, cible de frappes aériennes israélo-américaines, le 8 mars 2026

L’Iran a lancé samedi des vagues d’attaques de missiles et de drones contre ses voisins du Golfe abritant des forces américaines, jurant de ne pas capituler malgré les menaces de Donald Trump et de continuer à riposter aux coups portés depuis une semaine par Israël et les Etats-Unis.

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  • La chute d’un "projectile" fait au moins deux morts et 12 blessés, selon la défense civile saoudienne

    La défense civile saoudienne a annoncé sur X qu'un "projectile militaire est tombé sur un site résidentiel, faisant deux morts - un indien et un bangladais - et douze blessés parmi les habitants", dans le gouvernorat d’Al-Kharj, au sud-est de la capitale Riyad. L’attaque a touché "un immeuble résidentiel", selon la chaîne de télévision Al Jazeera, citant la défense civile.

  • Le premier ministre britannique, Keir Starmer et Donald Trump se sont entretenus au sujet du conflit au Moyen-Orient

    Ce dimanche le président américain, Donald Trump  et le premier ministre britannique, Keir Starmer se sont réunis ce dimanche et on évoqué la situation au Moyen-Orient et la coopération militaire entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, d'après Downing Street dans un communiqué.

    Les discussions ont notamment porté sur l’utilisation de bases de la Royal Air Force pour soutenir la "défense collective" des partenaires dans la région, précise le communiqué. Keir Starmer a par ailleurs présenté ses condoléances à Donald Trump et au peuple américain après la mort de six soldats américains, les deux dirigeants convenant de se reparler prochainement.

    Lire aussi - Les Etats-Unis ont commencé à utiliser des bases militaires britanniques contre l'Iran

    Donald Trump a eu des mots durs pour Starmer ces derniers jours, le premier reprochant au second d’avoir tardé à autoriser l’armée américaine à utiliser la base britannique de Diego Garcia, dans l’Océan Indien.

  • Liban : frappes israéliennes sur un camp palestinien

    Deux frappes israéliennes ont visé dimanche le camp de Aïn el-Heloué, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban, dans le sud du pays, a rapporté l'agence officielle libanaise, alors que l'aviation israélienne pilonne sans relâche d'autres régions du pays.

    Une frappe israélienne avait visé plus tôt ce dimanche un hôtel du coeur de Beyrouth, pour la première fois depuis le début des raids israéliens qui s'acharnent en particulier sur les bastions du Hezbollah pro-iranien et ont fait, selon les autorités libanaises, près de 400 morts. L'attaque a visé l'hôtel Ramada dans le quartier de Raouche, une zone touristique jusqu'à présent épargnée.

    L'armée israélienne a annoncé la mort de deux de ses soldats dans le sud du Liban.

  • Le pape Léon XIV appelle au "dialogue"

    Le pape Léon XIV prie pour que "le fracas des bombes cesse" au Moyen-Orient et pour le "dialogue". "Aux épisodes de violence et de dévastation, et au climat généralisé de haine et de peur, s'ajoute la crainte que le conflit ne s'étende" a-t-il déclaré.

  • Les Emirats arabes unis affirment avoir été la cible de 17 missiles balistiques et de 117 drones

    Dans un communniqué, le ministère de la défence des Emirats arabes unis a annoncé que le pays a été la cible de 17 missiles balistiques et de 117 drones ce dimanche. "Seize ont été détruits, tandis qu’un missile est tombé dans la mer. Au total, 117 drones ont également été détectés, dont 113 ont été interceptés, tandis que 4 drones sont tombés sur le territoire national".

    "Depuis le début des attaques iraniennes, 238 missiles balistiques ont été détectés. Parmi ceux-ci, 221 ont été détruits, 15 sont tombés dans la mer et 2 ont atterri sur le territoire national. Au total, 1 422 drones iraniens ont également été détectés, dont 1 342 ont été interceptés, tandis que 80 sont tombés sur le territoire national. Huit missiles de croisière ont également été détectés et détruits", détaille le ministère, précisant que ces attaques avaient fait quatre morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 112 blessés.

  • Des explosions entendues à Tel-Aviv, après une alerte aux tirs de missiles iraniens

    Ce dimanche, en début d'après-midi, une série d’explosions a été entendue, à Tel-Aviv, dans le centre d’Israël, ont rapporté des journalistes de l’AFP après que l’armée a signalé des tirs de missiles depuis l’Iran.

    "Il y a peu, l’armée israélienne a identifié des missiles lancés depuis l’Iran en direction du territoire de l’Etat d’Israël", a déclaré l’armée dans un communiqué, en ajoutant que les systèmes de défense antiaérienne avaient été activés.

  • Macron se rend lundi à Chypre pour témoigner de sa "solidarité"

    Le président Emmanuel Macron se rendra lundi à Chypre pour "témoigner de la solidarité de la France" avec cet Etat de l'Union européenne, frappé la semaine dernière par des drones et des missiles en lien avec le conflit au Moyen-Orient, a annoncé dimanche l'Elysée.

    Emmanuel Macron rencontrera à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides ainsi que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. "Il s'agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région", a déclaré la présidence française.

    "Ce déplacement vise à témoigner la solidarité de la France avec Chypre, État membre de l'Union européenne avec qui nous avons un partenariat stratégique, et qui a été frappée, la semaine dernière, par plusieurs drones et tirs de missiles", a-t-elle ajouté.

  • L'Iran choisit un successeur à Ali Khamenei

    L'Iran a annoncé ce dimanche avoir choisi un successeur au guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février contre la République islamique. Le nom du nouveau guide suprême n'a pas été révélé.

    Depuis une semaine, circulait parmi les prétendants le nom de son fils Mojtaba Khamenei, considéré comme l'une des personnalités les plus influentes du pouvoir. Pour ce poste dévolu à un religieux, est également évoqué le nom d'Hassan Khomeini, le petit-fils du fondateur de la République islamique l'ayatollah Rouhollah Khomeini.

    Israël a d'ores et déjà annoncé ces derniers jours que le nouveau guide suprême serait "une cible" et Donald Trump a fait savoir jeudi dans un entretien avec le site Axios qu'il n'accepterait pas que Mojtaba Khamenei prenne la relève.

  • Iran : quatre dépôts pétroliers frappés à Téhéran et ses environs dans la nuit

    Au total, quatre dépôts et un site logistique pétroliers ont été frappés dans la nuit de samedi à dimanche par les Etats-Unis et Israël à Téhéran et ses environs, a indiqué dimanche un dirigeant de la compagnie nationale de distribution Keramat Veyskarami, faisant quatre morts selon lui, dont deux chauffeurs de camions-citernes.

    Il s'agit de la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes.

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  • Bahreïn: une station de dessalement d'eau endommagée

    Une station de dessalement d'eau de mer a été endommagée ce dimanche par une attaque de drone iranien, ont indiqué les autorités du petit archipel du Golfe dans un communiqué.

    Selon le ministère de l'Intérieur de Bahreïn, trois personnes ont par ailleurs "été blessées et des dégâts matériels ont été causés à un bâtiment universitaire dans la région de Muharraq après la chute de fragments de missiles à la suite de l'agression flagrante de l'Iran".

  • Israël frappe un hôtel à Beyrouth

    Dans la nuit de samedi à dimanche, une frappe israélienne contre un hôtel, le Ramada, en plein centre de Beyrouth a fait au moins quatre morts et dix blessés dimanche à l'aube, selon le ministère libanais de la Santé.

    L'armée israélienne annonce quelques heures plus tard avoir pris pour cible, à Beyrouth, des commandants des Gardiens de la Révolution iraniens qui opéraient au Liban. Elle évoque une "frappe de précision".

  • L'Iran se dit prêt à au moins six mois de guerre

    L'Iran a assuré dimanche être capable de se battre pendant encore au moins six mois contre les Etats-Unis et Israël, lequel a frappé à l'aube un hôtel au cœur de Beyrouth accusé d'héberger des chefs des Gardiens de la Révolution.

    "Les forces armées de la République islamique d'Iran sont capables de poursuivre au moins six mois de guerre intense au rythme actuel des opérations", a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique, cité par l'agence de presse Fars.

    De leur côté, les Etats-Unis et Israël ont visé samedi un dépôt de pétrole du sud de Téhéran, selon les médias d'Etat iraniens, la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début de la guerre.

    Des frappes ont aussi touché un dépôt de carburant dans le nord-ouest de la capitale, selon un journaliste de l'AFP qui a vu des flammes et de la fumée s'élever du site.

    Retrouvez l'article dans son intégralité, ici.

  • Attaques dans le Golfe

    Plusieurs pays du Golfe disent avoir essuyé de nouvelles attaques de drones et de missiles, sans faire état de victimes.

    Une attaque de drone contre le quartier diplomatique de Ryad a été déjouée, selon le ministère saoudien de la Défense.

    L'armée du Koweït a également été aux prises avec des attaques. Certains visaient les réservoirs de carburant de l'aéroport international du pays, selon les autorités.

  • Un dépôt de pétrole visé au sud de Téhéran

    Des frappes américaines et israéliennes ont visé un dépôt de pétrole dans le sud de Téhéran, selon les médias d'Etat. Il s'agit de la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes.

    "Nous avons un plan méthodique, avec de nombreuses surprises, pour éradiquer le régime iranien et permettre le changement", déclare le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans une allocution télévisée.

    Fort avec les Etats-Unis du "contrôle quasi total de l'espace aérien au-dessus de Téhéran", Israël va continuer de frapper l'Iran avec "toute" sa "force", prévient-il. Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait averti : "Aujourd'hui, l'Iran sera frappé très durement!" en évoquant "des zones et des groupes de personnes qui n'avaient encore jamais été considérés comme des cibles." 

  • Bagdad : des roquettes tirées vers l'ambassade américaine

    Des roquettes ont été tirées en direction de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Un témoin a rapporté avoir vu les défenses antiaériennes se déclencher.

    Des explosions ont aussi été entendues dans la soirée de samedi à dimanche à Erbil, capitale du Kurdistan irakien qui abrite un vaste complexe du consulat américain, selon des journalistes de l'AFP.

  • Bonjour La Réunion

    Depuis neuf jour, un conflit secoue le Moyen-Orient, après l'attaque samedi 28 février dernier de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.

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À propos

Des détonations ont retenti dans l'après-midi à Doha au Qatar, mais aussi à Manama à Bahreïn, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a affirmé que l'Iran poursuivrait ses attaques contre des sites dans des pays voisins utilisés dans "l'agression", invoquant des "preuves" que certains Etats de la région s'étaient "mis à la disposition de l'ennemi".

La guerre qui a embrasé toute la région est entrée dans sa deuxième semaine, faisant s'envoler les cours du pétrole avec la paralysie de nombreux flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe.

Au début de l'attaque lancée le 28 février, le président américain avait appelé le peuple iranien à renverser la République islamique, instaurée en 1979. Mais si Washington souhaite la chute du pouvoir actuel, l'objectif déclaré est de détruire les capacités balistiques de l'Iran et de l'empêcher de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dément.

Des milliers de cibles ont été frappées dans l'opération israélo-américaine, des sites stratégiques endommagés et le guide suprême Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989, tué.

Samedi, les raids israéliens menés depuis avant l'aube ont été parmi les importants depuis le début du conflit, visant notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain et un site de stockage de missiles.

Des photos de l'AFP montrent des flammes rougeoyantes et de la fumée s'élever de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, l'un des deux desservant la capitale, où l'armée israélienne assuré avoir frappé 16 avions de l'unité d'élite des Gardiens de la Révolution. Ispahan (centre) a également été ciblé, selon Israël.

Dans les rues de Téhéran, des habitants joints par téléphone décrivent à l'AFP des checkpoints installés pour empêcher les pillages et assurer le contrôle. Selon un habitant de 40 ans qui a requis l'anonymat, les magasins sont ouverts et des marchandises "disponibles", même si "tout est devenu un peu plus cher".

Les bombardements se sont enchaînés ces derniers jours sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé "400 cibles" à travers l'Iran vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a, lui, dit avoir frappé plus de "3.000" cibles depuis le déclenchement de l'opération.

Les autorités iraniennes ont recensé jusque là environ un millier de personnes tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, selon elles, des affirmations que l'AFP ne peut pas vérifier.

- "Dans leurs tombes" -

Le président Massoud Pezeshkian - membre du triumvirat assurant la transition après la mort de Ali Kahmenei- a affirme que l'Iran ne se rendrait pas, dans un discours diffusé samedi à la télévision d'État, en réponse à l'exigence de Donald Trump d'une "capitulation inconditionnelle".

"Les ennemis (Israël et les Etats-Unis) peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre", a-t-il lancé.

Avant que le chef du pouvoir judiciaire - également membre du triumvirat de transition - ne réaffirme que l'Iran poursuivrait ses attaques dans des pays voisins, se prévalant de l'accord en ce sens de tous les "piliers du système", le président avait affirmé que les Etats concernés ne seraient plus attaqués, sauf si des frappes étaient tirées depuis leurs territoires.

Les pays du Golfe ont déclaré que leur territoire n’avait pas été utilisé pour mener des attaques contre l’Iran, après avoir, avant la guerre, répété qu’ils n’autoriseraient pas un tel usage.

Samedi encore, ces riches monarchies qui abritent des infrastructures vitales pour la production d'hydrocarbures mondiale mais aussi des bases américaines, continuent de vivre au rythme des alertes.

L'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a dû momentanément suspendre ses opérations dans la matinée. Et en fin d'après-midi, les Emirats ont fait état de nouvelles attaques "de drones et de missiles venant d'Iran".

Des attaques ont également visé le Koweït, où la compagnie pétrolière nationale a annoncé samedi avoir baissé sa production de pétrole de manière "préventive", mais aussi l'Arabie Saoudite.

Ryad a annoncé avoir détruit trois missiles balistiques se dirigeant vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains, ainsi que 17 drones sur le gisement de pétrole de Shaybah (sud-est).

Les forces iraniennes ont dit avoir ciblé deux pétroliers, le Prima, qui tentait de traverser le détroit d'Ormuz - passage névralgique pour le transport maritime mondial du pétrole et gaz fermé par Téhéran - et un autre battant pavillon des Iles Marshall dans le Golfe.

- Près de 300 morts au Liban -

La guerre a des retombées jusqu'à Chypre où une base aérienne britannique a été frappée lundi par un drone de fabrication iranienne.

Les forces armées américaines ont par ailleurs commencé à utiliser des bases britanniques pour des "opérations défensives" dans le conflit, a annoncé Londres samedi. Des bombardiers B-1 de l'US Air Force ont notamment atterri sur la base RAF de Fairford, dans le sud-ouest de l'Angleterre, a constaté l'AFP.

Une attaque de drones iraniens contre l'Azerbaïdjan, allié d'Israël, soulève par ailleurs la crainte d'une extension du conflit au Caucase.

Le conflit s'étend aussi au Kurdistan irakien, où sont basés des factions kurdes iraniennes en exil. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, disent y avoir visé des "groupes séparatistes".

Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah a attaqué Israël lundi pour "venger" la mort de l'ayatollah Khamenei, un "désastre humanitaire" se profile, a averti le Premier ministre, Nawaf Salam, avec le déplacement massif d'habitants de zones pilonnées par l'armée israélienne, dont le banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien.

Beyrouth a recensé près de 300 personnes tuées dans ces frappes israéliennes depuis lundi, et environ 300.000 personnes ont dû fuir, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés.

AFP

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