Guerre au Moyen-Orient : des explosions à Dubaï, Bahreïn et Jérusalem ce samedi matin

  • Publié le 7 mars 2026 à 08:52
Guerre au Moyen-Orient : Israël pilonne Téhéran au huitième jour de la guerre

Israël bombardait tôt samedi la capitale iranienne Téhéran, après que Donald Trump a dit vouloir la "capitulation" de l'Iran. "Tsahal a entamé une vague de frappes de grande ampleur" contre des cibles gouvernementales dans la capitale iranienne, selon un communiqué de l'armée israélienne diffusé dans la nuit de vendredi à samedi.

  • Explosions à Dubaï et Bahreïn

    Deux explosions ont été entendues par des correspondants de l’AFP, à Dubaï (Emirats arabes unis) et une à Manama, capitale de Bahrëin, où une sirène d’alerte a retenti.

     

    Sur X, le ministère de l’Intérieur de Bahreïn écrit : "La sirène a retenti. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre à l’endroit sûr le plus proche".

  • Une explosion entendue à Jérusalem

    D'après une  une journaliste de l’AFP, une explosion a retenti à Jérusalem après le déclenchement d’une alerte aérienne concernant l’arrivée d’un missile iranien.

  • Le Hezbollah évoque une tentative israélienne d'atterrissage dans l'est du Liban

    L'agence de presse libanaise officielle Ani a rapporté samedi que des soldats israéliens avaient tenté de se poser le long de la frontière libano-syrienne, dans le district de Baalbek, où le Hezbollah pro-iranien a dit avoir engagé le combat.

    Israël n'a pour l'heure fait aucun commentaire à ce propos.

    Vendredi, Israël a intensifié ses frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et sur le sud et l'est du Liban, faisant au moins neuf morts dans la région orientale de la Bekaa, selon les autorités libanaises.

    Elles avaient annoncé plus tôt un bilan de 217 morts et 798 blessés depuis le début des frappes israéliennes lundi. Ces dernières ont par ailleurs provoqué 300.000 déplacés dans le pays, selon l'ONG Conseil norvégien pour les réfugiés.

  • Washington donne son autorisation pour une vente d'armes à Israël

    Le département d'Etat américain a approuvé vendredi une vente de 12.000 bombes de 470 kg à Israël, d'une valeur de 151,8 millions de dollars.

    "La vente proposée améliorera la capacité d’Israël à faire face aux menaces actuelles et futures, renforcera sa défense nationale et servira de moyen de dissuasion contre les menaces régionales", précise un communiqué.

     

  • Au Liban, Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l’ONU

    Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une « attaque inacceptable » contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s’être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

    Dans un message sur X, le chef de l’Etat écrit : "Alors que la Force des Nations unies au Liban (Finul) joue un rôle-clé de stabilisation au sud du Liban, je condamne fermement l’attaque inacceptable qui a frappé aujourd’hui des membres de son contingent. La France y restera engagée".

     

  • Les derniers développements à 2 heures ce samedi

    • Ryad intercepte un missile balistique

    L'Arabie saoudite a annoncé tôt samedi avoir détruit un missile balistique qui se dirigeait vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains.

    Le Royaume-Uni avait auparavant indiqué être "prêt à soutenir la défense" saoudienne, selon le compte-rendu d'un entretien téléphonique entre le Premier ministre britannique Keir Starmer et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

    • L'aéroport de Bagdad encore visé

    Une nouvelle attaque de drones a visé dans la nuit l'aéroport de Bagdad, qui abrite une base militaire et une installation diplomatique américaine, selon des sources sécuritaires. Le site avait été visé plus tôt par des roquettes.

    • Installation pétrolière frappée en Irak

    Une installation pétrolière du sud de l'Irak a également été prise pour cible pour la deuxième fois vendredi par une attaque de drones, l'un d'entre eux ayant frappé le site, selon une source sécuritaire irakienne.

    A Erbil, dans la région autonome du Kurdistan irakien, les forces de la coalition menée par les Etats-Unis en Irak ont elles intercepté des drones chargés d'explosifs et des débris sont tombés à proximité d'un hôtel, selon les autorités kurdes.

    • Drones iraniens au Qatar

    Le Qatar a dit avoir été visé par dix drones iraniens vendredi, alors que Téhéran accentue sa campagne contre les monarchies du Golfe.

    L'armée qatarie a intercepté neuf d'entre eux, un dixième ayant frappé une zone non habitée, sans faire de victimes selon les autorités qataries. L'autorité de l'aviation civile du pays a annoncé dans le même temps la réouverture partielle de l'espace aérien.

    • Les Etats-Unis vont augmenter leur production d'armes

    Les principales entreprises de l'industrie de défense américaine ont accepté de "quadrupler" la production d'armements perfectionnés, a annoncé vendredi Donald Trump.

    L'armée américaine a elle dit avoir frappé plus de 3.000 cibles depuis le début de son offensive contre l'Iran.

    • Casques bleus grièvement blessés

    Une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a été prise pour cible vendredi dans le sud de ce pays, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d'Etat et l'armée ghanéenne.

    Le président libanais a accusé Israël d'en être à l'origine. Son homologue français a lui condamné une "attaque inacceptable".

    • Plusieurs villes libanaises bombardées

    Israël a intensifié vendredi ses frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et sur le sud et l'est du Liban, faisant au moins neuf morts dans la région orientale de la Bekaa, selon les autorités libanaises.

    Elles avaient annoncé plus tôt un bilan de 217 morts et 798 blessés depuis le début des frappes israéliennes lundi.

    Ces dernières ont par ailleurs provoqué 300.000 déplacés dans le pays, selon l'ONG Conseil norvégien pour les réfugiés.

    • Envolée du prix du pétrole

    Les cours du pétrole se sont envolés de près de 30% cette semaine, atteignant des niveaux plus vus depuis 2023, le conflit au Moyen-Orient paralysant une grande partie des flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe.

    Plombées par cette flambée des prix de l'or noir, les Bourses européennes et celle de Wall Street à New York ont terminé vendredi dans le rouge.

    • Poutine appelle à un cessez-le-feu

    Le président russe s'est dit en faveur d'un cessez-le-feu "immédiat" en Iran au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue iranien, Masoud Pezeshkian, vendredi, a annoncé le Kremlin.

    • Complots "terroristes" iraniens en Azerbaïdjan

    L'Azerbaïdjan a dit avoir déjoué une série d'attaques "terroristes" iraniennes sur son territoire, un jour après avoir accusé l'Iran d'avoir tiré des drones sur un aéroport et une école dans une région frontalière.

    • L'ONU avertit que la situation risque de devenir "incontrôlable"

    La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir "incontrôlable", a alerté vendredi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

  • Le détroit d'Ormuz déserté

    Seuls neuf navires de commerce (pétroliers, cargos ou navires-citernes) ont été détectés en train de traverser le détroit d'Ormuz depuis lundi, après de premières attaques ayant visé des navires, selon les données du site internet MarineTraffic analysées par l'AFP.

    Un porte-parole de l'armée iranienne a affirmé qu'un pétrolier américain avait été ciblé et était "en feu" dans le Golfe, la télévision d'Etat iranienne assurant qu'un "autre" navire était en feu, dans le détroit d'Ormuz, après avoir été touché par un drone.

  • Bonjour La Réunion

    Ce samedi 7 mars 2026, au huitième jour du conflit au Moyen-Orient, nous sommes en direct afin de suivre l'évolution de la situation après l'attaque samedi dernier de l'Iran par Israël et les Etats-Unis.

    Merci de nous suivre.

    Retrouvez nos précédents live ici et ici, ou encore  et même ici.

À propos

Cela survient peu après que l'armée a dit avoir détecté une nouvelle salve de tirs de missiles iraniens en direction d'Israël.

Une série d'explosions a été entendue à Tel-Aviv après ces tirs iraniens, provenant apparemment de l'interception des missiles par les défenses israéliennes. L'armée a ensuite publié un communiqué indiquant que les habitants étaient libres de quitter leurs abris "dans toutes les régions du pays".

Les opérations militaires "se déroulent très bien", s'est félicité vendredi soir le président américain, qui avait assuré auparavant sur son réseau Truth Social qu'il n'y aurait "pas d'accord avec l'Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION!".

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Les déclarations du dirigeant républicain ont fait s'envoler les cours du pétrole, qui ont augmenté de près de 30% en une semaine, atteignant des niveaux plus vus depuis 2023. Le conflit au Moyen-Orient paralyse une grande partie des flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe.

Les bombardements se sont enchaînés sans relâche, l'armée israélienne annonçant avoir frappé "400 cibles" à travers l'Iran dans la seule journée de vendredi. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a lui dit avoir frappé plus de "3.000" cibles depuis le déclenchement de l'opération "Fureur épique" samedi dernier.

"Nous sommes en train de broyer le régime terroriste iranien", a affirmé vendredi soir le chef d'état-major de l'armée israélienne.

- Téhéran se vide -

A Téhéran, pour le premier vendredi - jour de prière - depuis la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, des foules d'hommes et femmes en noir se sont rassemblées, brandissant drapeaux iraniens ou portraits du défunt guide suprême.

"La ville s'est vidée", assure cependant Robert, 60 ans, un homme d'affaires de Téhéran interrogé par l'AFP alors qu'il franchissait la frontière entre l'Iran et l'Arménie.

Selon les autorités iraniennes, environ un millier de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, dont 30% sont des enfants, a dit le porte-parole du gouvernement vendredi. L'AFP ne peut pas vérifier ces affirmations.

L'Iran continue à riposter en ciblant Israël, où dix personnes au total ont été tuées selon les secours. Dans le viseur également, ses voisins du Golfe. Téhéran assure ne s'en prendre qu'à des bases et intérêts américains.

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Treize personnes, dont sept civils, sont mortes dans la région, habituellement paisible. Vendredi encore, des missiles et drones ont visé le Koweït et Bahreïn, l'Arabie saoudite et le Qatar.

Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt samedi avoir détruit un missile balistique qui se dirigeait vers la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des militaires américains.

En Irak, une installation pétrolière du sud du pays a été visée pour la deuxième fois vendredi par une attaque de drones, a déclaré une source sécuritaire irakienne. L'aéroport de Bagdad, qui abrite une base militaire et une installation diplomatique américaine, a également été touché.

- 300.000 déplacés au Liban -

Au Liban, aspiré dans le conflit quand le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël pour "venger" la mort d'Ali Khamenei, le bilan des bombardements massifs israéliens lancés en riposte ne cesse de s'alourdir: au moins neuf morts vendredi soir dans des frappes dans l'est, portant le bilan total depuis lundi à 226 tués et quelque 800 blessés selon les autorités.

Environ 300.000 personnes ont dû fuir les frappes israéliennes à travers le pays, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, souvent sans savoir où aller.

Le Hezbollah continue aussi de tirer des roquettes sur Israël, 70 vendredi selon l'armée israélienne qui a, elle, dit avoir visé "500 cibles" au Liban depuis lundi et tué "70 terroristes" du mouvement chiite libanais.

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Dans le sud du Liban, une position de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) a été prise pour cible vendredi, blessant grièvement deux Casques bleus ghanéens, selon un média d'Etat et l'armée ghanéenne, le président français Emmanuel Macron parlant d'une "attaque inacceptable".

La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le chef l'ONU, Antonio Guterres.

Le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé en faveur d'un cessez-le-feu "immédiat" en Iran au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue iranien, Masoud Pezeshkian, selon le Kremlin.

- Renseignement russe -

Selon la presse américaine, la Russie fournit des renseignements à l'Iran sur de potentielles cibles américaines, mais Washington a vite fait de minimiser.

"Cela ne nous préoccupe pas. On y fera face au besoin", a déclaré le chef du Pentagone, Pete Hegseth, selon des extraits diffusés vendredi d'une interview qu'il a accordée à l'émission "60 minutes" de CBS programmée dimanche.

Plus tôt vendredi, la Maison Blanche avait aussi minimisé ces informations, soulignant que "cela ne change clairement rien aux opérations militaires en Iran".

Le conflit s'étend au Kurdistan irakien, où sont basés des groupes kurdes iraniens en exil, visé par des missiles et drones, ainsi qu'en Azerbaïdjan.

Et les questions se multiplient, par ailleurs, au sujet d'une frappe qui, selon les autorités iraniennes, a visé une école à Minab (sud de l'Iran) au premier jour du conflit, tuant selon elles 150 personnes.

Une enquête du New York Times, basée notamment sur des images satellite, suggère que les Etats-Unis pourraient effectivement en être responsables. Ils auraient voulu cibler une base navale voisine.

AFP

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