FĂ©brile et empĂȘtrĂ© dans l'affaire Rabiot, Ă qui Roberto De Zerbi a tendu la main, l'OM a peinĂ© pour se dĂ©faire du Paris FC (5-2) samedi, mais a pu compter sur ses jeunes et sur son "ancien", Pierre-Emerick Aubameyang, auteur d'un doublĂ©, pour se donner un peu d'air.
La crise est arrivĂ©e Ă Marseille avant mĂȘme l'automne. Le championnat a repris depuis huit jours et l'OM est en plein dedans, aprĂšs plusieurs jours Ă parler de bagarre plus que de football et Ă se demander s'il y a un avenir sans Adrien Rabiot.
L'entraĂźneur marseillais Roberto De Zerbi semble lui-mĂȘme avoir du mal Ă rĂ©pondre Ă cette question. Car aprĂšs avoir assurĂ© vendredi qu'il n'y avait "pas d'autre issue" que la mise Ă l'Ă©cart dĂ©finitive de Rabiot et Jonathan Rowe aprĂšs leur "bagarre de bar" de la semaine derniĂšre Ă Rennes, il a ouvert la porte samedi Ă une possible rĂ©conciliation.
"Je n'en ai encore parlĂ© ni avec Pablo Longoria, ni avec Medhi Benatia. Mais mĂȘme s'il a fait une erreur, j'espĂšre, et pas seulement pour la valeur du joueur, mais aussi pour celle de la personne, qu'il y a les conditions pour rĂ©parer les choses", a ainsi dĂ©clarĂ© De Zerbi en confĂ©rence de presse.
"La volontĂ© de rĂ©parer doit ĂȘtre celle de tous. Il faut Ă©valuer beaucoup de choses au plan humain. Mais je suis une bonne personne, et Adrien aussi. Il faut parfois faire un pas en arriĂšre avec intelligence et humilitĂ©", a Ă©galement expliquĂ© l'entraĂźneur de l'OM.
- Porte ouverte ? -
Le retour de Rabiot dans l'effectif marseillais serait un spectaculaire rebondissement dans un dossier qui n'en a déjà pas manqué. Contactés par l'AFP samedi soir, la mÚre et agent du joueur, Véronique Rabiot, et leur avocat, n'avaient toutefois pas réagi dans l'immédiat, pas plus que l'état-major de l'OM.
En zone mixte, les joueurs ont également laissé la porte ouverte. "+Adri+, c'est une personne que j'aime énormément et c'est vrai qu'il nous a beaucoup aidés la saison derniÚre. On ne sait pas de quoi est fait l'avenir. Ce sera une décision du coach et des dirigeants", a ainsi déclaré le jeune Bilal Nadir, l'un des principaux protagonistes de la victoire marseillaise samedi.
Car il y a bien eu un match. Et l'OM, sûr de rien et surtout pas de son inquiétant secteur défensif, peut dire merci à Aubameyang. DÚs la 13e minute, le Gabonais avait ainsi trouvé le poteau aprÚs une superbe ouverture de CJ Egan-Riley. Et cinq minutes plus tard, il a obtenu un penalty, transformé par Mason Greenwood (1-0, 18e).
A la 25e minute, c'est encore Aubameyang qui a doublé la mise, en marquant d'une belle volée en déséquilibre sur un corner frappé par Greenwood (2-0): premier but et premier salto de cette deuxiÚme séquence marseillaise pour le toujours jeune "Aubam" et ses 36 ans. La derniÚre fois, il en avait mis 30.
L'OM menait, certes, mais le Paris FC avait Ă©tĂ© dangereux, avec notamment une tĂȘte de Willem Geubbels sur l'extĂ©rieur du poteau (5e) ou une belle frappe de Vincent Marchetti, de trĂšs peu Ă cĂŽtĂ© (19e).
- Place aux jeunes -
MĂȘme devant, l'OM Ă©tait donc sur un fil et c'est un autre vrai Marseillais qui l'a prouvĂ©, le talentueux Ilan Kebbal, auteur d'une frappe superbe pour ramener le promu parisien Ă 2-1 (28e).
Ensuite, peu aprĂšs la reprise, Moses Simon a glacĂ© le VĂ©lodrome en profitant d'une belle passe du mĂȘme Kebbal et d'un alignement encore dĂ©ficient de Leonardo Balerdi (58e, 2-2).
Il y a alors eu quelques frissons, quelques sifflets, puis de plus en plus, jusqu'à ce qu'Aubameyang sauve l'affaire: sur une mauvaise relance parisienne, l'attaquant marseillais a profité d'un bon pressing de l'entrant Nadir pour marquer (3-2, 73e).
Les jeunes sont alors entrĂ©s en scĂšne et une nouvelle bonne action de Nadir a permis Ă Pierre-Emile Hojbjerg, qui avait beaucoup ratĂ© jusque-lĂ , de marquer le but du 4-2 d'une frappe parfaite (81e). Trois minutes plus tard, Greenwood a manquĂ© un penalty obtenu par Robinio Vaz, qui s'est consolĂ© avec le but du 5-2 (90+6), fĂȘtĂ© avec ses jeunes copains.
Avant Lyon, rien n'est parfait, rien n'est réglé. Mais l'OM a trois points et, au moins, une attaque au point. C'est déjà ça.
AFP


