En supériorité numérique pendant une heure et malgré deux poteaux touchés, Marseille a cédé en fin de match face à Rennes (1-0) vendredi en ouverture de la saison de Ligue 1.
Dominer n'est pas gagner, une leçon que Marseille a souvent mĂ©ditĂ© l'an passĂ© et qui restera son principal axe de progression cette saison oĂč la Ligue des champions s'ajoutera Ă son programme.
Avec un Mason Greenwood parfaitement muselé par son ancien coéquipier Quentin Merlin, les difficultés des Phocéens à changer de rythme et à créer des brÚches dans les 30 derniers mÚtres adverses ont été criantes.
Rennes, lui, sans jamais renoncer à essayer de faire mal à son adversaire, a su faire le dos rond pour frapper par le remplaçant Ludovic Blas, buteur dans la premiÚre minute du temps additionnel, six minutes aprÚs son entrée sur le terrain.
Avec Conrad Egan-Riley et Agel Gomes titulaires, mais Pierre-Emerick Aubameyang et Timothy Weah sur le banc, Roberto de Zerbi avait privilégié les automatismes de la saison passée.
Du cÎté de Rennes, le grand chambardement des derniers mois se manifestait par le fait que le seul joueur sur le terrain qui était rouge et noir l'an dernier à pareille époque était Amine Gouiri, aujourd'hui à l'OM.
Habib Beye avait mĂȘme jouĂ© Ă fond la carte du renouvellement en lançant trois recrues - Merlin, Przemislaw Frankowski et Valentin Rongier, fraĂźchement accueilli par le kop, mais capitaine malgrĂ© tout -, et deux joueurs prĂȘtĂ©s la saison derniĂšre, Fabian Rieder au milieu et Abdelhamid AĂŻt Boudlal en dĂ©fense, pour ses toutes premiĂšres minutes en Ligue 1.
- Marseille toujours trop stérile -
Malheureusement pour lui, le jeune défenseur marocain (18 ans), a été le héros malheureux de la premiÚre période en se faisant expulser peu aprÚs la demi-heure de jeu pour une semelle sur une cheville de Michael Murillo.
Relativement équilibré jusque-là , malgré la forte domination marseillaise dans la possession du ballon, le match a ensuite été quasiment à sens unique.
Ce scénario, apparemment idéal, a pourtant surtout mis en lumiÚre les carences offensives marseillaises et une stérilité endémique dans l'utilisation du ballon qui est trÚs pénalisante.
Marseille s'est finalement créé fort peu d'occasions franches, surtout compte tenu de son potentiel offensif.
Certes, le poteau a deux fois sauvĂ© Brice Samba, sur une frappe d'Adrien Rabiot en toute fin de premiĂšre pĂ©riode (45+5) et sur une tĂȘte de Murillo (58e).
Le gardien international français s'est tout de mĂȘme distinguĂ© sur une reprise aĂ©rienne de Leonardo Balerdi aux six mĂštres (66e) et une frappe Ă rebond de Gouiri (69e).
MĂȘme l'entrĂ©e d'Aubameyang Ă la 63e, qui a poussĂ© Gouiri de l'axe vers l'aile gauche, n'a pas rendu Marseille plus mordant.
Sans un Rulli dĂ©cisif pour prĂ©server le 0-0 Ă deux reprises devant Moussa Al-Tamari (42e, 61e), les Bretons auraient mĂȘme pu prendre les devants plus tĂŽt.
Mais c'est finalement une superbe ouverture de Merlin dans le dos de la dĂ©fense marseillaise, qui a trouvĂ© un magnifique appel de Blas pour permettre Ă l'attaquant de se prĂ©senter seul et tromper le portier argentin (1-0, 90+1), avant que Mohamadou Nagida, un autre entrant, ne rate mĂȘme de peu le 2-0 cinq minutes plus tard.
AFP


