Longtemps passif et trÚs terne, l'OM a au moins su se montrer efficace samedi pour battre Brest (2-0) au Stade Vélodrome lors de la 3e journée de Ligue 1, dont les Marseillais occupent provisoirement la premiÚre place aux cÎtés de Monaco.
Avec trois matches jouĂ©s, voilĂ les Marseillais Ă la tĂȘte d'un pĂ©cule de sept points et mĂȘme s'ils n'ont pas Ă©tĂ© acquis contre des cadors (Reims, Metz et Brest), ils sont une bonne base pour une Ă©quipe refaite du sol au plafond Ă l'intersaison et dont l'identitĂ© reste encore trĂšs incertaine.
Privés de Ligue des champions, l'OM et Marcelino ont eu une semaine complÚte de travail avant la réception de Brest, un luxe inédit cette saison. Mais cela ne s'est pas vu et si Marseille a pris trois points, c'est aussi parce que la malchance qui l'accompagne depuis le début de saison, l'a cette fois laissé tranquille.
Les trois points sont bien sĂ»r les bienvenus et Marcelino a tout de mĂȘme quelques satisfactions Ă retirer du succĂšs de samedi - la montĂ©e en puissance de Renan Lodi et l'activitĂ© de Jordan Veretout, par exemple -, mais la prestation d'ensemble reste trĂšs mitigĂ©e.
Il n'y a ainsi eu qu'un seul bon moment dans la trĂšs pauvre premiĂšre pĂ©riode de l'OM et il est venu trĂšs vite, dĂšs la 4e minute, avec l'ouverture du score signĂ©e Chancel Mbemba, qui a parfaitement repris de la tĂȘte un impeccable coup franc excentrĂ© de Jordan Veretout (1-0).
La suite a Ă©tĂ© affreuse. Contre des Brestois qui ont pris de l'assurance au fil des minutes, les Marseillais ont Ă©normĂ©ment laissĂ© le ballon Ă l'adversaire et l'ont aussi Ă©normĂ©ment perdu, les rares fois oĂč ils en avaient le contrĂŽle.
AprÚs quelques progrÚs entrevus au match retour contre le Panathinaïkos (2-1) et à Metz (2-2), on a alors cru retrouver l'OM du match aller en GrÚce (défaite 1-0), jouant à un rythme d'équipe vétérans et incapable de créer du danger.
- Vitinha fringant -
Titulaire pour la premiÚre fois depuis sa grave blessure en novembre, Amine Harit a été particuliÚrement en difficulté et l'Argentin Joaquin Correa, arrivé vendredi à Marseille et présenté avant le coup d'envoi au Vélodrome, a une place à prendre à gauche.
En face, les Bretons ont eu beaucoup plus d'occasions, avec JĂ©rĂ©my Le Douaron qui a mis une tĂȘte facile dans les bras de Pau Lopez (14e), Steve MouniĂ© qui en a placĂ© une autre de peu au-dessus (24e), ou deux frappes de Mahdi Camara (28e) et Le Douaron (30e).
Le dĂ©but de deuxiĂšme pĂ©riode a encore Ă©tĂ© difficile et il a fallu plusieurs bons arrĂȘts de Pau Lopez, auteur jusque-lĂ d'un dĂ©but de saison compliquĂ©, pour laisser l'OM devant.
La partie a finalement basculé peu aprÚs la sortie d'Iliman Ndiaye, toujours pas libéré depuis son arrivée, et avec l'entrée de Vitinha, qui respire au contraire la confiance retrouvée.
Le Portugais a tout de suite pris de la place dans la surface et sur un éniÚme bon centre de Lodi, il a suffisamment perturbé la défense brestoise pour permettre à Ismaïla Sarr de venir inscrire son premier but marseillais (2-0, 65e).
Vitinha a encore offert deux occasions en or à Veretout et Pierre-Eymerick Aubameyang, imprécis tout du long, mais le score n'a plus bougé.
L'OM ne devait pas Ă©garer d'autres points aprĂšs ceux, dĂ©jĂ embĂȘtants, laissĂ©s Ă Metz. Finalement, son bilan comptable, avant d'aller Ă Nantes vendredi puis de laisser passer la trĂȘve, est trĂšs correct. Mais l'impression gĂ©nĂ©rale l'est moins et cet OM laisse encore un peu perplexe.
AFP
