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La Colombie adopte un plan de protection des ex-guérilleros des Farc

  • PubliĂ© le 17 aoĂ»t 2017 Ă  00:55
Des combattants des Farc lors d'une cérémonie de désarmement à Mesetas, en Colombie, le 27 juin 2017

Le gouvernement colombien a annoncé mercredi un plan de sécurité pour protéger les quelque 7.000 ex-guérilleros des Farc, aprÚs des assassinats dénoncés par les chefs de l'ancienne rébellion, qui va se convertir en parti politique.


Environ 5.000 soldats ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s dans 10 zones prĂ©sentant le plus de risques, sur les 26 oĂč sont regroupĂ©s les anciens membres des Farc, dont le dĂ©sarmement s'est achevĂ© mardi, a expliquĂ© le ministre de la DĂ©fense, Luis Carlos Villegas.
"La sécurité des démobilisés, des réincorporés (à la vie civile) est la priorité de la force publique", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Bogota.
Le président Juan Manuel Santos a proclamé mardi que le conflit de plus d'un demi-siÚcle avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) est "vraiment" terminé, suite à leur désarmement prévu par l'accord de paix signé en novembre.
Selon les chefs des Farc, la grande majoritĂ© des ex-guĂ©rilleros devraient rester dans ces zones, oĂč ils sont regroupĂ©s depuis huit mois pour prĂ©parer leur retour Ă  la vie civile, et y dĂ©velopper des projets productifs.
Le ministÚre de la Défense a classé ces régions en fonction des risques, et dans chacune des dix plus exposées il maintiendra le dispositif militaire actuel, soit 450 à 500 effectifs de l'armée de terre.
Les 16 autres, oĂč le niveau de risques est jugĂ© moyen ou faible, compteront 281 militaires, en plus d'un dispositif policier, a ajoutĂ© M. Villegas.
Les chefs de ce qui fut la guérilla la plus puissante du continent américain ont exprimé leur préoccupation quant à la sécurité de ses membres.
"La sécurité des Farc et de leurs familles est critique: il y a déjà eu 22 assassinats en 2017", a déploré Rodrigo Londoño, le leader des Farc, sur Twitter.
Au cours de la seule semaine écoulée, deux ex-guérilleros, qui avaient été amnistiés, ont été assassinés, a admis le ministre de la Défense.

Par Kaouther LARBI - © 2017 AFP

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