Moins d'une semaine aprÚs les célébrations des JO-2024 décernés à Paris, la place du Trocadéro a été mardi la rampe de lancement d'un autre événement sportif mondial: la Coupe du monde féminine 2019 en France.
"Le moment de briller" ("Dare to shine") sera le slogan pour cette 8e Ă©dition du Mondial fĂ©minin, du 7 juin au 7 juillet. "A la maison" cela n'a rien d'anodin pour l'Ă©quipe de France fĂ©minine, toujours en quĂȘte de son premier titre majeur aprĂšs plusieurs Ă©checs successifs en quarts de finale depuis 2013 (Euro-2013, Mondial-2015, JO-2016, Euro-2017).
Au Musée de l'Homme, au Trocadéro, la ministre des Sports Laura Flessel, les représentants des neuf villes-hÎtes, des présidents de clubs comme Nasser Al-Khelaïfi (Paris SG), le président de la Fifa Gianni Infantino et le président de la Fédération française (FFF) Noël Le Graët ont posé avec le trophée devant les photographes, actant le compte à rebours avant le coup d'envoi dans un peu moins de 20 mois.
Le match d'ouverture aura lieu au Parc des Princes, tandis que les demi-finales et la finale auront lieu à Lyon, devenu le centre de rayonnement du football féminin français depuis les succÚs de la section dames de l'OL (quadruple championne d'Europe en 2011, 2012, 2016 et 2017). Les sept autres sites retenus sont Rennes, Valenciennes, Reims, Le Havre, Nice, Montpellier et Grenoble.
Gianni Infantino s'attend à "la plus belle Coupe du monde féminine de l'histoire des Coupes du monde féminines, de l'histoire du football et la Fifa" et à "un tournant décisif" pour l'engouement autour du football féminin.
- Objectif 'un milliard' de téléspectateurs -
"On a des objectifs trĂšs clairs: remplir les stades tout d'abord. Au Canada en 2015, on a eu 1,35 million de spectateurs. Cela va ĂȘtre un challenge mais on veut remplir tous les stades ici. On veut aussi augmenter l'audience TV. C'Ă©tait 750 millions de tĂ©lĂ©spectateurs en 2015, on veut passer le milliard" en 2019, a-t-il prĂ©venu.
Du cÎté de la FFF, l'enjeu est de capitaliser sur le plan de féminisation du football français mis en place depuis six ans et qui a déjà permis de multiplier par 2 le nombre de licenciées (81.953 en 2010/2011, contre 165.000 en 2016/2017). Avec un objectif ambitieux: passer le cap des 200.000 licenciées en 2020.
"L'intĂ©rĂȘt d'organiser une compĂ©tition comme celle-lĂ , c'est avant tout pour le dĂ©veloppement du foot fĂ©minin mais c'est aussi d'ĂȘtre bien organisĂ© et prĂȘt pour un Ă©vĂ©nement mondial", a commentĂ© NoĂ«l Le GraĂ«t, qui prĂ©sidera Ă©galement le comitĂ© d'organisation (COL) de la compĂ©tition. "L'attribution de cet Ă©vĂ©nement planĂ©taire Ă la France par la Fifa montre notre capacitĂ© reconnue et indĂ©niable Ă organiser des grands Ă©vĂ©nements sportifs internationaux. Je mettrai ainsi au dĂ©fi en 2024 de dĂ©signer un pays qui a accueilli autant d'Ă©vĂ©nements sportifs que la France en 30 ans", s'est fĂ©licitĂ©e Laura Flessel, tout en rappelant que "la derniĂšre fois que nous avons organisĂ© une Coupe du monde sur notre sol, il y eu des Ă©toiles".
Pour tenter de remporter ce 4e Ă©vĂ©nement majeur de l'histoire du foot français aprĂšs l'Euro-1984, le Mondial-1998, et l'Euro-2016, NoĂ«l Le GraĂ«t a choisi de confier la mission Ă l'ancienne internationale Corinne Diacre, nommĂ©e Ă la tĂȘte des Bleues fin aoĂ»t.
"Quand j'entends +Coupe du monde+, je vois +Zizou+, Aimé Jacquet, Deschamps, le stade de France... Je vois tout ça, et surtout beaucoup de joie. On aimerait vivre ça évidemment", a-t-elle confié. L'aventure ne fait que commencer.
AFP
