AprĂšs un temps mort de quatre mois et demi dĂ» au coronavirus, le jeu va reprendre en NBA, dĂšs le 31 juillet Ă Disney World (Floride), oĂč sera couronnĂ© un champion parmi les 22 Ă©quipes concernĂ©es par une fin de saison Ă huis clos inĂ©dite.
L'annonce, faite jeudi par la ligue nord-américaine, était attendue par tous les fans de basket. Encore fallait-il pour cela que le plan de reprise de la saison soit approuvé par au moins les trois quarts des 30 propriétaires de franchises.
Au bout du compte, 29 ont donné leur feu vert. Seul Portland, pourtant concerné par cette reprise, a voté contre. "C'est une premiÚre étape de franchie parmi tant d'autres nécessaires pour reprendre le championnat", a dit le commissaire Adam Silver. AprÚs avoir été le premier a suspendre la saison de sa ligue, suivi par ses homologues des autres sports, il est le premier à annoncer son retour, avec date, lieu et format précis.
La prochaine Ă©tape devrait ĂȘtre une formalitĂ© vendredi, le syndicat des joueurs (NBPA) devant Ă son tour suivre le mouvement, mĂȘme si sa directrice gĂ©nĂ©rale Michelle Roberts s'est dite surprise de la date fixĂ©e au 1er dĂ©cembre pour dĂ©buter la saison suivante.
En attendant, le 31 juillet doit marquer le retour au jeu quatre mois et demi aprÚs le test positif au Covid-19 du Français Rudy Gobert (Utah Jazz). Son épilogue est prévu le 12 octobre au plus tard si les finales se jouent en sept matches.
Toutes les rencontres se dérouleront à Disney World à Orlando, plus exactement sur l'immense site "ESPN Wide World of Sports Complex", qui dispose de trois salles, ainsi que d'hÎtels capables d'accueillir les délégations (limitées à 35 personnes).
- Barrage éventuel -
Les protocoles de sĂ©curitĂ© face au coronavirus promettent d'ĂȘtre stricts, entre prises de tempĂ©rature, ports de masques, distanciation sociale, et surtout tests effectuĂ©s quotidiennement.
"Nous espérons pouvoir terminer la saison de maniÚre sûre et responsable", a insisté Adam Silver, également soucieux d'assurer la sécurité des entraßneurs vétérans, tels Gregg Popovich (71 ans/San Antonio) ou Mike D'Antoni (69 ans/Houston). "Certains pourraient ne pas se retrouver sur le banc", a-t-il suggéré.
CÎté sportif, les 22 équipes concernées sont les huit premiers de chaque conférence au soir du 11 mars: Milwaukee, Toronto, Boston, Miami, Indiana, Philadelphie, Brooklyn, Orlando à l'Est; Lakers, Clippers, Denver, Utah, Oklahoma City, Houston, Dallas, Memphis à l'Ouest. Ainsi que les six clubs se trouvant à six victoires ou moins de la 8e place dans chaque conférence: La Nouvelle-Orléans, Phoenix, Portland, Sacramento, San Antonio à l'Ouest, et uniquement Washington à l'Est.
Chacune jouera d'abord huit matches de la saison réguliÚre. AprÚs quoi, le tableau des play-offs sera presque connu, puisque les sept premiers de chaque conférence seront directement qualifiés. Le 8e et dernier sésame fera, à l'Est comme à l'Ouest, l'objet d'un éventuel barrage.
Deux scénarios seront possibles. Si le 9e est à plus de 4 matches derriÚre le 8e, ce dernier est directement qualifié pour les play-offs, sans jouer de barrage. Si le 9e est à 4 matches ou moins derriÚre le 8e, les deux s'affrontent en barrage. Le 8e doit gagner une fois pour se qualifier, le 9e doit gagner deux fois.
- Genou posé ? -
Ce plan exclut les huit plus mal classés du championnat, toutes conférences confondues, et marque donc la fin de saison pour Charlotte, Chicago, New York, Détroit, Atlanta, Cleveland, Minnesota et Golden State.
"Bien que nous soyons déçus que la saison soit terminée et que nous aurions préféré continuer à jouer, nous comprenons la recommandation et la décision de la ligue", ont déclaré les Cleveland Cavaliers.
Enfin, si la NBA s'apprĂȘte Ă rebondir dans le monde merveilleux de Disney, celui, bien rĂ©el, dans lequel se trouvent actuellement les joueurs oscille entre les incertitudes et inquiĂ©tudes liĂ©es au coronavirus, et la colĂšre et l'indignation accumulĂ©es depuis dix jours depuis la mort de George Floyd aprĂšs une arrestation.
"Nous reconnaissons que notre société est ébranlée par les récentes tragédies de violence raciale et d'injustice. Nous continuerons de travailler avec nos équipes et nos joueurs pour utiliser nos ressources et notre influence pour résoudre ces problÚmes de maniÚre trÚs concrÚte", a promis Adam Silver.
La possibilitĂ© que certains joueurs posent un genou Ă terre en Floride existe. Cela ne manquerait pas de faire parler, mais tĂ©moignerait aussi de la vitalitĂ© de la NBA, dĂ©terminĂ©e Ă Ă©viter une annus horribilis, entre crise diplomatique avec la Chine, mort tragique de Kobe Bryant et pandĂ©mie de coronavirus toujours prĂ©sente, sur laquelle les dunks n'attendent qu'Ă ĂȘtre claquĂ©s.
 AFP
